Nancy – Toulouse (0-0) : La Chardon à Cran Académie à contre-courant.

Marcel Picon a plus d’un tour dans son sac pour afficher son mépris à l’encontre de qui vous savez, et son amour pour le doppelgänger uruguayen de qui vous savez.

Pour vous lecteurs, et en exclusivité mondiale, cet article relatant le match d’une équipe anonyme et bio-dégradable sauf la pelouse contre le Toulouse Football Club, ne rapportera aucun des propos, ni ne contiendra aucune allusion superfétatoire à une baderne avariée chauve boursouflée de la suffisance que des médias creux et immatures (« des » au sens indéfini, pas au sens « oué les merdias cé tous des gauchiasses #Marine2017 #paixsurterre », bande d’avachis) ont nourrie en portant aux nues une seule causerie virile et quelques coups de bol, et imbue de son excentricité de tocard gavé de sa propre bile transformée en carburant à circulation fermée, anus recousu, moteur à fiel, idées en berne et on le laisse parler d’autre chose que de football, déjà qu’en la matière, c’est pas un cadeau. Pas. Un. Mot. Ni sur les sombres buses qui adulent ce blaireau.

C’est que sur Horsjeu.net, les règles sont strictes : on ne parle pas des adversaires, on ne s’épanche pas trop sur sa psychose maniaco-dépressive pré-printanière, on n’insulte pas les êtres humains, même ceux qui en approchent mais à qui il manque tout de même un ou deux allèles par-ci par-là pour pouvoir être tenus comme tel. Bien évidemment, je me bats allègrement les gonades de tout ce petit programme fasciste, et si je tâche de respecter dans les grandes lignes les lois du site, c’est bien pour pouvoir égoïstement profiter de ses services. Ah le vil manipulateur ! Non mais vous m’avez cru bête, en plus d’être méchant ? Je suis avant tout un handicapé moteur sévère : je n’arrive pas à faire deux choses à la fois.

Tout comme l’ASaNaL d’ailleurs (oui, je m’essaye à des transitions), qui tout en tâchant de concilier les rudiments du football avec les impératifs comptables d’un classement chaque semaine plus exigeant, parvient occasionnellement soit à se montrer sexy sur le terrain, soit à gagner (je parle d’un temps que les gens qui ont oublié 2016 ne peuvent pas connaître – mais on ne leur reprochera pas), mais jamais les deux simultanément. Cruel paradoxe qui à vrai dire ne devrait que conforter les observateurs influents dans cette vérité non alternative puisque fact-checkée à la Goal line technology : la victoire ne peut pas être synonyme de joie en Meurthe-et-Moselle, et toute performance un tant soit peu aboutie n’est que l’envers d’une défaite, ou au mieux d’un piteux match nul et non avenu. Ceci dit, une sur-vérité dialectique parvient parfois à éclore et même à photosynthétiser en illuminant ainsi le monde d’une belle efflorescence : on parvient AUSSI à perdre tout en étant nul à en boire notre pisse.

LES ENFANTS SOLDATS.

Chernik dans les cages, après l’avoir sorti de sa cage.

Cuffaut à l’extrême droite avec pour tâche d’éliminer gentiment les étrangers qui s’aventurent chez lui. Cabaco au centre droit avec pour tâche d’éliminer « avec pragmatisme » les demandeurs d’emploi qui s’égarent dans sa zone. Badila au centre gauche avec pour tâche de moderniser le code du travail des défenseurs en les faisant jouer le dimanche. Muratori en défense.

Pedretti, Cétout, AïtBennasser en défense. Non, au milieu.

Dia, Puyo, Hadji en déf…en attaque.

Une putain d’équipe-type, ça mon Pablo.

LE MATCH.

1 Nancy engage dans un silence religieux de recueillement extatique.

5 Après une série de trois corners pour Nancy, Chernik finit par en capter un. Personne ne s’était rendu compte qu’à force de mal les frapper, on avait fini par en offrir un à Toulouse.

6 Joli dribble de Dia qui se retourne très proprement pour se mettre dans le sens du but. Muratori ne peut supporter une telle démonstration de talent individuel, et sabote son centre dans la foulée.

10 Sauvetage fort propre de Cabaco qui enchaîne tacle glissé (école muratorienne, 1è siècle après Youssouf Hadji), récupération sur la ligne et relance quasiment propre.

14 Balle aérienne de Puyo, qui n’a de cesse de montrer sa désapprobation à l’encontre du synthétique, en refusant de jouer au sol.

17 Delort flambe sur le côté droit avec petits ponts, grigris et autres fantaisies pas les bienvenues à Picot. Le publique crie sa désapprobation devant autant de méprise technique.

21 Au bout de deux (2) centres seulement, un de nos attaquants parvient à placer sa tête. C’est à côté, mais les intentions sont là, et elles semblent étrangement bonnes.

23 Troisième centre d’affilée, à mettre au crédit de Puyo. C’était un centre évidemment aveugle.

25 But refusé après une belle action nançoise, pour cause de rien du tout. Oula que ça beugle et que ça crie et que ça parle des mœurs dissolue de l’arbitre dans le cul de sa mère. Mais la règle est formelle : le gardien est en possession du ballon à partir du moment où il a la main sur le ballon, et il n’est donc plus possible de lui disputer. Cela me fait plaisir de le dire : l’arbitre est non seulement seul maître à bord sur ce coup, mais il semble qu’il soit aussi le seul à connaître la règle.

27 Apparemment pas le premier à être mis au courant, Geoffraie Cuffaut se venge sur un Toulousien.

34 Pedretti saccage encore un coup-franc, lui qui est d’habitude si propre dans l’exercice. Dès la retombée du ballon, ça gicle à 4 contre 2 balle au pied dans notre camp, mais trop pressés, les Toulousiens font, eux aussi, de la grosse merdasse. Chernik capte la ballon.

40 Une inhabituelle séquence de possession lorraine se termine par une perte de balle de Dia, ensemble d’événements qui illustre à la perfection nos talents offensifs.

42 Jaune pour Brainsweat suite à une charge sur Dia.

43 Et le petit Dia encore, pour une tête sur le poteau suite à un centre de Cétout venu de la gauche. Ça ne veut pas entrer, malgré l’overdose de lubrifiant.

Mi-temps.

46 Toulouse engage, la pelouse de Picot fane intégralement.

49 Faute suspecte sur Muratori. Cette fois, le Ped exécute correctement la chose, mais Laffont capte. Je me disais bien que cela ressemblait à un subterfuge pour récupérer plus vite le ballon.

50 Chernik capte une mitasse de Delort sur coup-franc, sans quitter le gitan de l’Occitanie des yeux.

53 Nouvelle frappe vénère, cette fois de Corentin Jean. Ce n’est pas cadré, de peu.

58 Cétout réplique avec sa légèreté et son sens de l’humour habituels, dont on ne se lasse pas : son tir passe 50 mètres à côté.

59 Nouveau tir de Delort capté par Chernik, qui lui adresse un clin d’œil fugace mais tendre.

60 256è perte de balle de Cétout mais c’est cool, c’est avec le sourire, qui occasionne un 247è contre toulousan. Et on ne cadre toujours pas en face.

62 Ils ont du abuser du narguilé à la demande de Dupraz, parce que les mecs voient flou. Là c’est Julien par exemple, qui était absolument complètement fatalement seul dans la surface, et qui a encore trouvé le moyen de placer sa tête hors cadre.

64 Badila se claque la cuisse si violemment que les spectateurs des premiers rangs sont évacués pour des saignements dans les oreilles. Modou Diagne remplace le malheureux.

69 Dia a encore l’énergie de placer quelques crochets qui font disjoncter ses adversaires. Yago le bien nommé écope d’un carton jaune pour sa traîtrise, mais le coup-franc se suicide finalement.

72 Même Aït-Bennasser se met à faire n’importe quoi par intermittence. Ce match pue du cul, de la gueule, et de tous les autres orifices.

73 Le jaune devrait sanctionner le choc entre Pedretti et un violet fragile, mais allez savoir pourquoi, c’est le Ben Ped qui en est jugé responsable.

74 Hadji Youssouf le plus qu’éternel est remplacé par le moins qu’inoubliable Christophe Mandanne.

79 Il faut Modou Diagne pour sortir un ballon de contre bien dangereux dans les pieds de cette crevure d’Andy Delort. Cet homme est vraiment prénommé Andy. ANDY.

82 Toujours fidèle à l’appel d’un académicien en détresse, Geoffraie Cuffaut se dévoue pour désosser le mal nommé. L’homme à la larme tatouée se révèle être une petite lopette qui se tortille sur notre belle moquette en plastique, tandis que le Faucut écope du carton jaune des durs à cuire.

84 Puyo sort enfin, remplacé par un homme plus terre-à-terre : Alexis Busin, 1 mètre 48 au garrot.

86 Le feu de paille Delort, en panne de carburant, foire une frappe facile plein axe sans opposition. Ou était-ce ce frisson d’excitation qu’il a perçu chez Sergeï Chernique au moment de tirer son coup ?

87 Busin obtient un coup-franc en filoutant l’arbitre (grâce à une Valbuena de toute beauté). Le ballon revient sur Aït B, qui place sa reprise directement dans le vestiaire.

89 Tandis que Dia se vide de son sang dans un coin, Cuffaut se fait à son tour éclater, ce qui décide l’arbitre à finalement accorder un coup-franc aux victimes habituelles. Pedretti le tire au-dessus.

90 Mandanne, à défaut de talent, semble disposé à dispenser des coups. Soit.

92 Tir magnifique dans son improvisation de Busin, qui bat Laffont mais pas cette ancestrale salope de transversale. Le gardien toulousois conteste on-ne-sait-quoi et prend à son tour un jaune. Si ça lui plaît.

Nul.

 

LES NOTES

Chernik 4/5 Une femme dans chaque port, et un coup de béguin terrible pour Andy Delort, à qui il a mis des stops d’amour tout le match.

Cuffaut 3/5 Brave et costaud, mais méfions nous, il pourrait tout aussi bien décider de faire de la merde à tout moment.

Cabaco 3/5 Dans le plus pur style des gros bourrins sud-américains, il a été d’une intransigeance d’airain au marquage, ce qui n’est pas évident sur des bœufs gavés de cassoulet.

Badila 3/5 Petit ange parti trop tôt, et on n’est pas près de le revoir : deux moins d’indisponibilité pour le Calimero de Tomblaine, qui en plus était en train de produire un match très correct après sa série noire. Remplacé par Diagne, mais le vrai, pas l’hologramme qui joue de l’autre côté de la frontière de la honte.

Muratori 2/5 En manque de confiance, il a absolument tout raté dans la moitié de terrain adverse. Et ne nous a même pas gratifiés d’un tacle.

Pedretti 3/5 Du moins bien sur coups de pieds arrêtés. Est-ce à dire qu’il n’assure plus ? Nenni. Toujours indispensable.

Cétout 2/5 Si le nombre de ses pertes de balles était égal au nombre de buts que l’ASNL a marqués cette saison, on accueillerait les recruteurs du Real Madrid et de Chelsea tous les jours de match.

Aït Bennasser 3/5 Il est là le récupérateur inénarabe. Et il va partir à Monaco putain de sa race.

Dia 4/5 Crochet magique pour cheville élastique, et sa conduite de balle vaut dix-mille balles. Voilà, c’était ma carrière dans le hip-hop français, la plus courte de l’histoire. Vous pouvez remettre Jul ou tout autre truc pour enfant.

Puyo 2/5 Aussi habile sur ses ballons exclusivement aériens qu’un poulet aux hormones en vol.

Hadji 2/5 C’était triste de le voir traîner la patte. Et puis faudra voir à me soigner cette vilaine toux, monsieur. Et vous raser, non, ça ne vous plaît plus ? Et laissez cette bouteille, s’il vous plaît. Remplacé par Mandanne, à peine moins cacochyme, et beaucoup plus détestable (qui a dit noir ? C’est l’académie d’en face).

REMPLAÇANTS.

Diagne NN Un bon échauffement pour les matchs à venir, qu’il va devoir assurer aux côtés du boucher de Montevideo.

Mandanne NN Nul à braire, et heureusement, il sauve son match par un mauvais esprit de bon aloi.

Busin NN Lui faire une statue n’aurait pas coûté bien cher en matière première s’il avait marqué ce foutu but à la 92è…au lien de ça, il va falloir trouver un moyen de la vendre plus de 120 000 kopeks à Orléans cet été.

NOTE ARTISTIQUE DE L’ÉQUIPE : 3/5.

Et bien sûr, l’ignominie a longtemps porté le nom de Pablo. On en parlera peut-être jamais de « remontada à la Correa » quand l’AS Nancy-Lorraine arrachera son maintien aux forceps en remportant le derby de la Lorraine à Saint-Saint-Faux-Rien, seul spectacle valable dans cette fange.

Quiconque aura à nouveau le privilège de voir du foot désormais devant nos matchs ne sera probablement pas un supporter de Nancy. Mais notre envie d’en découdre et notre désespoir grandit chaque jour, se nourrissant du mépris qui nous enveloppe. Continuez donc bien à sucer les riches et les beaux parleurs ; pendant ce temps-là, on travaille.

Je crois en Pablo Correa.

Marcel Picon.

Photo du profil de Marcel Picon

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

4 Comments

  1. Toujours fidèle à la pelle, pourquoi parler de Pascal Duprza ?

    Je crois en Pablo Correa.

  2. Marcel, toi qui dois être, en plus de qualités d’homme de lettres, un fin statisticien, combien de points a pris l’ ASANAL depuis le transfert du petit Clément?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *