AC Ajaccio – Pau FC (1-1) : les matchs amicaux ? Bien sûr qu’on se déplace pour les voir !

44 jours après le match de barrage contre Toulouse, me revoilà parti sur les routes de France. Cette fois-ci, direction Anglet pour une rencontre amicale contre le Pau FC. Un sacré périple.

Un mois et demi sans foot, sans Ligue 2, sans l’AC Ajaccio, c’est long. Très long même. Et ce n’est pas la Coupe du Monde qui va régler ce manque, mais bel et bien les matchs amicaux. Le premier se déroule au stade Saint-Jean d’Anglet, au Pays basque, contre le Pau FC, une équipe de National 1.

Pas très glamour, selon vous ? Pour moi, c’est vital. Et j’étais tellement excité que la nuit avant le départ, j’ai fait un drôle de rêve : j’ai rêvé qu’une gamine de 14 ans voulait coucher avec moi, si je lui échangeais des vignettes Panini. Le pire, c’est que j’étais partant. Mais finalement, j’ai dû refuser la proposition car il fallait que je parte au match. Vous voyez dans l’état qu’un match amical de l’ACA peut me mettre.

Le départ pour Anglet se fait au petit matin pour un peu plus de 1200 km et 12h de route, aller-retour. Première bonne nouvelle : la 106 a tenu le coup. Deuxième bonne nouvelle : pour mon premier déplacement depuis que la vitesse est limitée à 80 km/h sur les routes, je ne me suis pas fait flasher. Troisième bonne nouvelle : j’arrive bien en avance au stade.



Je vous laisse deviner quels sont les messages envoyés par ma copine…

Je suis même seul sur le parking. Je me rapproche de l’entrée de l’enceinte et je suis accueilli par LE mec relou du coin, vous savez ce genre de type un peu limité qui fait signer des autographes aux joueurs sur un cahier Seyes jaune acheté au Leclerc du coin. J’ai le chic pour attirer ce genre d’énergumène, j’y ai droit à chaque match. À croire que, moi aussi, je suis un drôle d’énergumène.

Il est l’heure du bâchage : nous sommes à 15 minutes du coup d’envoi et je suis seul dans la tribune du stade Saint-Jean. Quelques instants plus tard, deux enfants d’une huitaine d’années viennent troubler la tranquillité. Les deux se lancent dans une leçon de français, la petite fille disant au garçon : « Il ne faut pas dire ‘J’ai mangé des zaricots chez la mère à Nico’ mais ‘J’ai mangé des haricots chez la mère de Nico ». Voici une gamine bien élevée.

Alors que le match s’approche à grands pas, la foule se masse dans la tribune. En tout, nous sommes 25. 25 dans tout le stade. C’est autant que dans certains parcages visiteurs. À croire que tout le monde se fout de cet amical, malgré la bonne saison dernière acéiste, le beau temps et le fait que l’entrée soit gratuite.

Ceci n’est pas une armoire à glaces. C’est juste Joseph Mendes.

Vu qu’il ne se passe rien en tribunes, on va se concentrer sur le terrain. L’ACA est organisé en 4-4-2, avec plusieurs nouveautés dont Qazim Laçi en 6, et les recrues Youssouf placés sur le côté gauche et Joseph Mendes en pointe, aux côtés de Ghislain Gimbert. Le repositionnement en 6 de Laçi intervient après la longue suspension de Coutadeur, en attendant de trouver un nouveau milieu défensif. Youssouf et Mendes sont à créditer d’une très bonne première mi-temps. Youssouf a toujours su se démarquer sur son côté gauche et a constamment proposé des solutions. Mendes, lui, possède un profil que l’ACA n’avait plus depuis plusieurs saisons : un attaquant qui réclame en profondeur, mais qui est également capable de décrocher et de peser sur une défense adverse. De son côté, Benjamin Leroy n’aura rien eu à faire, si ce n’est regarder le pénalty palois finir au fond des filets, après une main totalement involontaire d’Anthony Marin.

La compo de la 1ère période

Comme tout match amical qui se respecte, la mi-temps et la deuxième période furent riches en changements. La bonne surprise est à mettre à l’actif du jeune Pellegrini, très solide en 6. Matteo Tramoni, entré sur le côté, a su faire la différence balle aux pieds à chacun de ses ballons. Et le jeune Mickaël Biron alors, actuellement à l’essai ? Il a débuté la deuxième mi-temps en pointe, où on ne l’a pas senti à l’aise. Il a ensuite été bien meilleur sur le côté gauche, où il a été repositionné lors de l’entrée de Leverton Pierre.

La compo de la 2e période

Score final 1-1. Un vrai match de reprise, où les joueurs pensent à ne pas se blesser et où le déchet technique est important. La déception n’est pas dans le résultat pour moi mais bien ailleurs : PUTAIN IL N’Y AVAIT PAS DE BUVETTE !!!!!!


19h, c’est la fin du match. Pas de douche pour les joueurs, qui repartent directement en car à leur hôtel. Pour moi, direction un restaurant au bord de la plage d’Anglet pour rattraper l’absence de buvette au stade. Je me console donc avec une salade de poulpes. Non loin de moi, Kévin Lejeune et Jérôme Hergault. Ce dernier me demandera des nouvelles de ma 106 et me dira même que tous ses potes lui parlent constamment de ma voiture. Elle va bien, ne vous en faites pas.

La route du retour sera longue et l’arrivée à la maison se fera aux alentours de 12h, après 28h de déplacement. Mais ce n’est pas la fatigue qui prédomine à ce moment-là, c’est la fierté de se dire « j’y étais, je l’ai fait ». Et je recommence dès samedi 14 juillet pour un déplacement à Dax pour un succulent ACA-Toulouse, toujours en amical. À très vite.

Perfettu

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

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