Ajaccio – Nantes (0-1) : La Canaris Académie livre ses notes

Avec un bonus Lucas Deaux.

Salut les p’tits beurres.

Avant de parler de cet Ajaccio-Nantes, petit retour sur Nantes-Evian qui offrait aux Canaris une nouvelle confrontation avec un adversaire pour le maintien. Et Raynald espère que la déculottée reçue par les Danone’s Boys est la première marche de l’escalier qui conduira Evian à la cave du CFA. Comme un symbole.

Pourquoi cette haine pour ce petit club montagnard me direz-vous ? Ce petit club qui représente avec fierté une région toute entière ? Pour expliciter tout cela, il eut fallu que je vis (voisse ? vusse ? vasse ?) le match en entier, et que je fasse (fusse ? fisse ? fist ?) une académie remarquable sur le pourquoi du comment de l’imposture Evian-Thonon-Gaillard. Évidemment, je n’en fis rien. Je dirais simplement que les raisons objectives (maillots, actionnaires, imbroglio autour du stade,…) et subjectives (plein d’anciens Rennais, ils font rien qu’à nous taper tout le temps,…) de se moquer ou de haïr ce club ne manquent pas. Vous pourrez retrouver tout cet argumentaire dans un fabuleux livre illustré : La Ligue 1 à 18 clubs, ou comment faire grandir le football français en se débarrassant de Rennes et Evian, par Raynald Dunoeud aux Editions Herr Marcel Saupin. Préface de Frédéric Thiriez.

Donc, après ce vibrant plaidoyer, place à ce nouveau match important pour le maintien face à Ajaccio. Une équipe (ou plutôt une île, puisque Bastia et le Gazelec sont à mettre dans le même sac) qui nous réussit rarement. Heureusement, cette fois-ci le destin avait choisi son camp, mettant sur notre route vers les 42 points le sémillant Salim Arrache et Laurent « Le Terrible » Bonnart. La première période est une promenade de santé pour les Canaris, qui imposent leur loi au milieu et se créent moult occasions : une frappe sur la barre de Touré, un rush de Lucas Deaux contrarié par Ochoa, un tir croisé de Djordjevic au ras du poteau,…etc. La liste est longue, trop longue pour des Nantais qui ne parviendront pas à concrétiser cette domination. Et comme souvent, au retour des vestiaires, l’équipe va se mettre à déjouer et surtout à piocher physiquement. Les mauvaises passes s’enchaînent, et ce déchet technique va permettre aux Corses de mettre à leur tour la pression sur les cages de Riou. Et au moment où on ne l’espérait plus, une mauvaise appréciation d’Ochoa sur un centre de Djordjevic permet à Bedoya de marquer son premier but en L1, synonyme de victoire, de 4ème place et de 12 points d’avance sur le premier relégable. Joie, félicité et pantalon baissé.

Bonus Lucas Deaux :

On pensait qu’il avait trouvé la vision du jeu laissée par Sébastien Piocelle au fond de son casier en 1999, ce qui expliquait son début de saison monstrueux. Mais non, Lucas Deaux s’est juste transformé en Super-Saiyan.

Cela fait maintenant 3 semaines sans interruption que Lucas fête son but face à Rennes.

La compo :

On prend les mêmes et on recommence. Michou reconduit les titulaires d’Evian sur l’île de Beauté, notamment Alhadhur qui relègue une nouvelle fois Veigneau sur banc. Djordjevic garde donc le brassard tandis que Bedoya revient dans le groupe.

terrain

87ème : montée rageuse de Cissokho qui renverse le jeu sur Bessat. L’ailier lance Djordjevic côté gauche qui adresse un centre flottant au second poteau qu’Ochoa (gêné par son goûter de la mi-temps) ne peut qu’effleurer. A la réception, Bedoya marque malgré l’angle fermé. 0-1.

Les gars de chez nous :

Riou (4/5) : Il sauve notre cul sur une frappe à bout portant en seconde période. Impeccable sur les autres tentatives corses.

Cissokho (4/5) : Tel un petit poney fougueux, il a alterné montées rageuses et retours défensifs autoritaires. Il est vraiment meilleur que son frère en fait…

Djilobodji (4/5) :  Je peine à réfréner une demi-molle en voyant le joueur qu’il est devenu. Impassible et impassable.

Vizcarrondo (2/5)Alors là, attention. Je dis attention. Museler Salim Arrache, c’est une chose normale pour tout joueur professionnel. Par contre, être pris de vitesse par Adrian Mutu, c’est vraiment pas rassurant.

Alhadhur (3/5) : On va dire que ça passe pour cette fois. Attention aux fautes inutiles à 30 mètres des cages !

Deaux (2/5) : Voilà, ça c’est le Lucacas que je connais. Des passes à 5m en touche, des relances approximatives, c’était retour en L2 hier soir en seconde période. Une bonne frappe tout de même, en plus de son activité remarquable.

Touré (2/5) : Même motif, même punition que son compère du milieu de terrain, avec en plus une capacité phénoménale à se mettre en danger tout seul dans la relance. Il aurait pu remonter sa note en frappant ailleurs que sur la barre, mais non.

Veretout (3/5) : Une première mi-temps très juste dans l’orientation du jeu, et puis plus aucun ballon intéressant à jouer. Fatigue ? Phénomène paranormal ? Mythe ou réalité ? Remplacé par Bedoya (81ème), qui nous gagne le match sur un but pas si évident à mettre.

Nicolita (2/5) : Dur dur pour notre ami Banel, volontaire mais très brouillon sur son côté droit. Enfin au moins, il a évité l’expulsion. Hinhinhin.

Gakpé (3/5) : Le seul à pouvoir enflammer le match par sa capacité d’élimination, ce qu’il a plutôt bien fait dans l’ensemble. Pas aidé quand même par le terrain, ni par ses pieds en fait. Remplacé par Bessat (60ème), qui a fluidifié le jeu canari vers l’avant.

Djordjevic (4/5) : Si son ciseau acrobatique trouve le petit filet d’Ochoa à la 81ème minute, le monde du football oublie immédiatement les buts de Zlatan, Cavani, et l’interview d’Evra. Passeur décisif et remplacé par Aristeguieta (89ème), qui a bien conservé les derniers ballons.

Les mecs d’en face (Ochoa/5) : Comme d’habitude, le portier mexicain a tenu la baraque. Comme d’habitude, il a fini par faire plonger son équipe en voulant trop en faire. Pour le reste, que dire d’une équipe avec une dizaine de blessés et qui n’a même pas de coach ?

Le parcours rennais depuis le derby (5/5) : Deux défaites contre deux promus et la lanterne rouge Valenciennes qui leur remonte deux buts Route de Lorient. Les légendes sont éternelles.

 

Raynald va jouer pour la 3ème place, se ressert un muscadet rien qu’en y pensant, et donne les images du match.

Câlins beurrés

Raynald Dunoeud

7 thoughts on “Ajaccio – Nantes (0-1) : La Canaris Académie livre ses notes

  1. @Coco : au début je voulais mettre Petite Tortue (rapport à sa bosse), mais Petite Tortue Fougueuse, c’était moyen. La prochaine fois, je parlerai de taureau si tu insistes.

  2. Du bon comme d’hab, cet after mais heureusement que lnos Nantais dégainent plus vite que toi sinon on serrait lanterne rouge. Tu es assez corse en fait comme analyste. En tout cas tes commentaires c’est du corsé. Un peu dur avec Touré à mon goût, aussi avec Deaux. Victoire logique car avec ces Corses, même pas peur ! Ca nous change de l’autre fois avec baston générale au match retour. Ca pue la L2 bien méritée pour ces nazes avec Evian et Chaud Show ! Le VA va se sauver entre-autres avec l’aide de nos amis Rennais ! MDR avec ces fans de Jeanne Mas, pauvre Montanier !

  3. @Raynald

    Ça me ferait très très plaisir, je t’en suis fort reconnaissant.
    C’est vrai que tortue ça lui va bien aussi.

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