Amiens SC – ASSE (2-2) : la Forez Académie sauve les meubles

Marseille perd, Lyon perd, Lille joue à Reims, tu joues à Amiens, 17e, mais tu t’appelles Sainté… Évidemment que ça ne pouvait pas faire victoire.

Le mâche résumé en une phrase : « On est tellement Sainté… »

Les Verts avaient l’occasion de faire la bonne opération du week-end en allant gagner chez un mal classé. Et comme souvent (pour ne pas dire toujours), le résultat n’a pas été à la hauteur des espérances. Le nul arraché dans les ultimes secondes de la partie pourrait bien valoir cher en fin de saison, mais est-ce qu’on ne va pas regretter d’avoir perdu 2 points en jouant à 10 contre pendant 70 minutes et avoir tapé 3 fois les montants, plutôt que de se réjouir d’avoir gratté 1 point ? En attendant, on a la confirmation que la charnière Perrin-Subotic ne représentait pas l’avenir, que Diony était définitivement perdu pour le football, et que la paire Cabella-Khazri, même en faisant un mâche dégueulasse, reste ta meilleure arme pour l’emporter puisqu’elle finit quand même avec 2 passes décisives et 1 but.


La compo :

J’en ai parlé plus haut : Perrin est de retour, du coup il est de nouveau aligné en défense centrale avec Subotic. Kolodziejczak est décalé à gauche, et Debuchy reste à droite dans une défense à quatre. Au milieu, pas d’Aït Bennasser (youpi) blessé aux adducteurs, donc c’est Vada qui occupera le 2e poste de milieu aux côtés de M’Vila. Autre retour, devant cette fois : Khazri a purgé sa suspension, et sera aligné en soutien de Beric, Cabella et Nordin se chargeant d’animer les ailes dans un 4-4-2 qui Gasset a finalement peu utilisé cette saison.


Le mâche :

On démarre très fort côté Subotic puisque la première minute n’est même pas écoulée qu’il a déjà ramassé sa biscotte sur une intervention limite sur Mendoza (1e). Khazri se crée la 1e occasion sur un balle haute en profondeur qui est freinée par un défenseur. Derrière tout le monde, il tente un lob de la malléole qui ne présente aucun danger pour Gurtner (4e). Beric se signalera lui aussi sur une frappe un peu écrasée, bien servi en profondeur par une remise de la tête de M’Vila (10e), avant que Vada ne voit sa frappe, qui partait bien, contrée (12e). L’ouverture du score viendra sur corner : Khazri dépose la balle au point de penalty et Kolodziejczak reprend d’un bon coup de boule qui ne laisse aucune chance à Gurtner (0-1, 15e). Amiens répond dans la foulée avec un centre de Krafth vers Konate bien seul dans les 6 m qui reprend de la tête : sauvetage incroyable de Ruffier même si la balle lui arrive directement dessus (21e). Une minute plus tard, il vient confisquer la balle dans les pieds de Gnahoré en sortant bien dans sa surface (22e). Deux avertissements qui n’auront pas servi à prévenir les Verts : Gnahoré sert Konaté à la limite du hors-jeu(.net), merci Perrin pour la couverture, qui efface Ruffier et marque dans le but vide (1-1, 23e). Sainté domine pourtant cette première période, notamment avec Beric qui sert Cabella de l’extérieur, mais sa balle piquée file au-dessus (27e). Un des tournants du mâche : Lefort fauche Nordin qui filait au but en position de dernier défenseur et à la limite de la surface. La faute a été commise en dehors mais elle se termine dedans : on se demande donc s’il va y avoir penalty + jaune ou rouge + coup-franc. Après appel au VAR, l’arbitre valide la 2e solution, Lefort est exclu (28e). Sur le coup-franc, Khazri fracasse la barre, grâce à l’intervention juste suffisante de Gurtner (32e). Malgré sa supériorité numérique, Sainté n’écrase pas Amiens, et il faudra attendre un corner de Khazri pour que Beric dévie la balle au 1er poteau et frappe ce maudit montant (43e). Mi-temps sifflée sur ce score de parité.

La seconde période sera une succession de passes manquées et de non-pressing pour les Verts : à se demander qui joue avec un joueur en moins (tant que Diony n’est pas sur le terrain, j’estime qu’on est à 11). Et sur une touche dans notre camp tout ce qu’il y a de plus banale, Cabella met une passe de merde en retrait vers Kolodziejczak qui a mis autant de temps à démarrer que lorsqu’on me demande d’épeler son nom, Mendoza intercepte et sert Konaté dans les 6 m qui fusille Ruffier pour donner l’avantage à Amiens (2-1, 62e). Les Verts déjouent, Amiens surjoue (notamment dans la douleur sur chaque contact ou presque), on sent venir la défaite. Et ce ne sont pas la frappe njiesque de Cabella (70e) ou la frappe que même la tribune de la Licorne n’a pas pu arrêter du nouvel entrant Diony (76e) qui vont me persuader du contraire. Beric tente quand même de jouer au foot et dévie une nouvelle fois un corner de Khazri sur la barre (cette fois de la tête, 81e). Kolodziejczak va nous faire croire à l’égalisation sur un nouveau coup de tête puissant sur un centre de Polomat mais Gurtner est à la parade (90e). Gnahoré butera sur Ruffier sur une frappe (90e + 2). Mais finalement, c’est un mouvement parfait qui nous fera lever de notre siège : une-deux Cabella-Khazri qui se termine sur une frappe enroulée soigneusement au ras du poteau de Gurtner qui ne pourra que regarder la balle mourir dans ses filets (2-2, 90e + 4). Les Verts arrachent le nul, mais peuvent quand même nourrir des regrets.

Voilà, au final les Verts peuvent avoir des regrets. Jouer à 11 contre 10 pendant 1h environ, et ne pas arriver à l’emporter face au 17e reste une belle contre-performance. On pouvait s’en douter vu que tous les voyants étaient au vert pour faire la bonne opération du week-end avec les défaites de Marseille la veille et de Lyon plus tôt dans la journée. Sauf que, comme je l’ai dit dans le débrief d’Activ Radio, on est Sainté. Rien de péjoratif, juste cette capacité à toujours chier dans la colle dès qu’on peut accrocher un résultat pour profiter des faux pas des adversaires. Ce point est une maigre consolation et on ne peut pas dire à l’heure actuelle si les Verts en ont perdu deux ou gagné un. Malgré tout, pour la confiance, arracher ce nul dans les dernières minutes peut être assimilé à une victoire morale, et il faudra s’en servir pour taper Bordeaux dès le week-end prochain dans le Chaudron. Si on peut accepter autre chose que la victoire à l’extérieur, il est indispensable de tout gagner à domicile pour accrocher cette 4e place directement qualificative pour l’Europa League. Pour ce qui est du podium, ça semble quand même très compliqué… Enfin, je tiens à remercier les équipes d’Activ Radio et d’Envert Et Contre Tous qui m’ont accueilli pour le débrief après le mâche : très bonne expérience, même di on aurait préféré parler sur une victoire. Bonne fin de saison à vous !

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Quand on m’annonce que la charnière sera Perrin-Subotic.

Le résumé du mâche :

A venir…


Les notes :

Ruffier (bloqué, 3/5) : la Ruff est comme coincé dans un embouteillage, derrière deux gros tracteurs qui lui bloquent le passage et l’empêchent d’avancer. La Ruff klaxonne, mais rien n’y fait. La Ruff envisage de sortir à la prochaine sortie, continue quand même de tracer sa route.

Debuchy (nostalgique, 2/5) : il s’est rappelé que c’est dans ce stade qu’il a marqué pour la première fois sous le maillot vert. C’est tellement loin tout ça… Aujourd’hui, on arrive  être content de le voir déborder et centrer à peu près correctement.

Subotic (catastrophic, 1/5) : placement très douteux sur le 2e but, des relances moisies dès qu’il se retrouve avec un adversaire à moins de 5 m de lui, une vitesse de diesel rempli au super. Neven is not in heaven, la sortie se précise de plus en plus pour lui.

==> remplacé à la 79e par Polomat (non noté), qu’on aurait sans doute aimé (et je ne pensais pas dire un jour ça) voir titulaire dès le départ.

Perrin (rin de rin, 1/5) : aligné avec son père sur le premier but, sa course désespérée pour rattraper Konaté nous a rappelé à quel point il était dur de courir avec une caravane modèle grand luxe accroché au cul. On est sûr qu’il n’est pas blessé encore ? Même le Dr House pourrait le prendre de vitesse j’ai l’impression.

Kolodziejczak (à garder, 3/5) : il a joué latéral, il a marqué une fois, presque deux. Mais il n’est que prêté. Si tu ne dois garder qu’un seul des quatre de derrière, c’est évidemment lui.

M’Vila (trompeur, 3/5) : il a joué beaucoup de ballons, en a récupéré pas mal (16) pour en perdre peu (5). Et pourtant, je n’ai pas eu l’impression de le voir dominer son sujet. L’impression aussi qu’il était souvent loin de ses défenseurs et loin de Vada, la relance a été un peu défaillante.

Vada (pas mal, 3/5) : il s’est sorti de quelques situations de pressing par des dribbles bien exécutés. On sent qu’il est plus technique que physique, et que ce poste de relayeur n’est pas forcément celui auquel il a été formé. J’ai peur que face à un milieu plus dense il prenne l’eau.

==> remplacé à la 68e par Diony (non noté), toujours aussi faiblard dans le jeu, et toujours aussi peu concerné par le fait d’aller au duel. Une sorte d’ectoplasme à 8 M€ de transfert.

Cabella (sauvé par le gong, 2/5) : il a joué beaucoup de ballons lui aussi (70), mais il en a perdu 20, soit plus du quart ! Ce qui veut dire qu’il a sans doute pris des risques dans ses transmissions en voulant jouer vers l’avant. Le but superbe qu’il marque à la dernière seconde ou presque sauve sa prestation.

Nordin (précoce, 2/5) : sur sa seule percée, il se fait découper par Lefort. Ensuite, il a peu pesé sur la rencontre, et se fait remplacer tôt dans la partie alors qu’il ne déméritait pas moins que Cabella ou Khazri.

==> remplacé à la 59e par Hamouma (non noté), qui n’a pas fait mieux, mais qui a aussi 200 mâches de Ligain de plus.  Bof donc.

Khazri (retour raté, 2/5) : il tape la barre sur coup-franc, et donne deux passes décisives. Le bilan « stats » est plutôt bon donc. Sauf que dans le jeu, Whabi a été dégueulasse et jamais vraiment dangereux. Je pense quand même qu’il sera meilleur dans ce rôle de 9,5 plutôt que seul en pointe.

Beric (pas de bol, 3/5) : il a été bon sans avoir marqué, mais touche le poteau et la barre. Pas de réussite pour l’inspecteur cette semaine, qui va nettoyer un peu son flingue pour viser juste dès dimanche face à Bordeaux.


La question minitel :

Les Verts s’en sortent bien d’un côté, mais mal de l’autre. Comment ne pas être déçu de ne ramener qu’un point de ce mâche, au vu des circonstances sur le terrain et vis-à-vis de la concurrence ? Mais on retient quoi au final ?

Large victoire pour les pachydermiques Perrin et Subotic. Les Américains ont Fast and Furious, dans le Forez c’est plutôt Slow and Quiet. Pour marquer face à cette charnière, il suffit juste d’arriver à courir plus vite qu’Abdelhaziz Bouteflika. Derrière, ça se tient avec l’inspecteur Beric qui se détache un peu : poissard sur ce mâche, ça aurait pu être pire, il aurait pu s’appeler Loïs Diony. Ce bon taureau qui revient d’ailleurs dans les trois autres réponses tant il m’a gonflé par sa nonchalance, son inutilité voire même sa nullité. Le pire, c’est qu’on est parti pour l’avoir sur les bras jusqu’à la fin, sauf si on arrive à le refourguer en Chine en le vendant comme le Batistuta de Mont-de-Marsan.


Roland Gromerdier


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Roland et ses collaborateurs tiennent à remercier EVECT, pour ses infos quotidiennes sur le club, le site asse-stats.com, qui est une mine d’infos chiffrées sur les Verts, Furania Photos pour ses images des tribunes stéphanoises à domicile comme à l’extérieur, ainsi que Poteaux Carrés, où l’on trouve un peu de tout.

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Et tu trouveras Roland sur fessebouc aussi, et sur touitère. Il ne mord pas et certains le disant même plutôt sympa. Gruger est aussi  sur le sôchôl net-oueurk, tout comme Robert Binouzaret : viens donc les saluer.

Roland Gromerdier

Né dans le Chaudron, de la verveine coule dans mes veines. Mes analyses sont aussi carrées que les poteaux de Glasgow. Peu importe les époques : je n’oublie jamais qui sont les plus forts.

2 commentaires

  1. Pardon Monsieur Gromerdier mais après l’immense performance dijonnaise chez les quenelles, comment pouvez-vous imaginer que Dijon va descendre ?

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