Arsenal-Dortmund (1-2) : La Borussia Akadémie chez les Bretons

Nous sommes en 2013. Tout l’Europe est dominée par la Bavière. Toute ? Non ! Un club peuplé d’irréductibles Borussen résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour autres légionnaires des camps d’Arsenal, de Marseille et du Napoli…

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Ah, l’Emirates Stadium…

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Un stade à la pelouse impeccable, neuf, propre et qui craint le passage express du Borussia Dortmund. Très rapidement, les londoniens se mettent donc derrière, attentistes, laissant la balle aux Borussen. Leur bloc est difficile à manœuvrer et Dortmund ne peut pas jouer autant sur son habitude de projections explosives vers l’avant.

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Par contre, Dortmund peut faire confiance à son pressing très eux. Alors que Ramsey se déclare soudainement en pause thé, Reus lui reprend le ballon, Lewandowski ouvre l’espace à Mhkitaryan. Frappe sans regarder, à raz-terre, efficace et propre. 1-0.

Une bonne entrée en matière et un but logique sur la première partie du match. Mais qui est suivi par une baisse de rythme, d’abord parce qu’Arsenal prend le jeu à son compte, puis par manque de physique. Lewandowski file un coup de coude, traîne et disparaît de la circulation.

Secouer

La défense de Dortmund commence à faire des siennes et se laisse entraîner par l’alcool. Hummels doit récupérer un duel perdu par Schmelzer et commet la faute sur Giroud, Hummels se manque dans sa relance mais se place au bon endroit sur sa ligne. Subotic, pire encore, panique à plusieurs reprises et met Weidenfeller en difficulté sur une passe en retrait foireuse. Weidenfeller lui reproche, Subotic se vexe.

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Résultat des courses : Subotic veut se rattraper et montrer qu’il ne cherche qu’à protéger son gardien. Quand Sagna centre, Schmelzer constate, Subotic intervient… et foire son coup.

SuboticSaoul

Giroud, voleur avéré, en profite aisément. 1-1 à la mi-temps.

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En deuxième mi-temps, Dortmund tient par moment le ballon, mais c’est Arsenal qui a un peu plus de forces et de confiance. Les Gunners savent comment gêner Dortmund. Ils s’agit donc de tenir, coûte que coûte.

Esquif

Arsène craint toujours un peu l’équipe de Dortmund, mais son équipe prend confiance et avance sans prendre garde. Après tout, les joueurs de Dortmund sont de moins en moins nombreux à réussir à se porter vers l’avant, la fatigue s’accumulant. Seuls quelques irréductibles s’aventurent encore dans le camp adverse et le frêle esquif craque souvent face aux vagues. Mais en gagnant un duel, Lewandowski lance l’abordage.

Abordage

Großkreutz le suit, lance le mouvement, adresse un centre parfait au second poteau pour Lewa. Hofmann et Reus jouent les leurres. 2-1. Fin de la partie.

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Parfait. Les matches retour vont être fabuleux. Tout le monde se tient avec 6 points.

 

Les notes :

Weidenfeller (2/5) Une erreur qui n’est pas totalement de sa faute, mais sa fébrilité dans les minutes précédentes a sûrement conduit Subotic a faire son intervention de merde.

Großkreutz (5/5) You Only Have One Großkreutz. YOHOG.

Hummels (3/5) Bon match. Pas grandiose, mais quelques trous d’airs rapidement compensé. Mats reste meilleur qu’un vol Rio-Paris.

Subotic (1/5) Des moments de panique totales.

Schmelzer (2/5) Le choix de Klopp de remettre pour la Ligue des Champions Schmelle dans le bain était risqué. Il a été laissé au calme 30 minutes, puis Sagna, Özil et Wilshere sont allé lui chercher des noises.

Bender (3/5) et Sahin (3/5) Un duo propre, efficace, intense au pressing et dans la relance, qui aurait pu faire marcher Dortmund sur Arsenal. Sauf qu’il y a trente minutes finales en apnée totale.

Mhkitaryan (4/5) Un but au bon moment, de l’activité. Omniprésent. Même pas peur.

Reus (3/5) S’il n’a pas été toujours brillant sur les passes et les frappes, il va gratter la balle qu’il faut et a su rester mobilisé et en mouvement.

Blaszczykowski (2/5) Dans un rôle presque plus défensif qu’offensif… Ne s’est jamais exprimé pleinement.

Lewandowski (0/5 et 5/5) Quand Lewa participe trop au jeu, il croque devant le but. Quand il ne fait rien, ça marche. Une passe décisive et un but donc. FDP, connard et génie.

 

Les remplaçants :

Aubameyang et Hofmann pour redonner de la vitesse et de la vista en cas de contre-attaque, Sokratis pour verrouiller le final.

 

Arsène peut essayer de faire oublier la gueule de bois à ses gars et préparer son carré magique. La suite dans deux semaines.

Formationcarré

 

Jan-Karl Sabatierung

Akadémitien. Niveau expert en (an)allemand.

7 commentaires

  1. Est-ce qu’il y a des infos sur le retour de Gundogan ? Je n’ai vu qu’un match de Dortmund cette saison, mais d’après tes divers (et toujours bons) articles, on a l’impression que l’équipe ne peut pas avoir les mêmes ambitions sans lui sur le terrain.

  2. Clairement, pour atteindre le cran du dessus et que l’équipe soit performante au même niveau que l’an dernier (soit un top 4 européen), Gündogan est indispensable. Les informations sont rares à son propos, par contre. Son retour a été plusieurs fois repoussé, ce qui me fait pas mal peur pour un problème de dos…
    Maintenant, il a enfin retrouvé l’entraînement. Dans un mois, on pourra peut-être le revoir faire des merveilles sur le terrain et claquer le but décisif contre le Napoli. (En pleine forme, il faudra sûrement attendre décembre, ou même l’après-trêve hivernale.)

  3. Je pense que même sans Gündogan Dortmund peut viser assez haut (après faudrait pas que d’autres se blessent)

    Sahin revient quand même à un niveau plus que respectable… et Bender ça reste l’un des très bons espoirs du football Allemand…
    Mais comme dit, faut pas que l’infirmerie grossisse beaucoup plus (incontestablement le petit point faible de Dortmund, la profondeur de banc)

  4. Assez haut, vegra sa mère, comme dirait mon cousin de Jouy-en-Josas. Un huitième ou un quart de Ligue de Champions. Le niveau supérieur nécessite un mec comme Gündogan, un métronome encore plus diabolique que le père Sahin (que j’aime pourtant beaucoup, c’est certain).

  5. On ne pourra éviter le lieu commun de dire que ca dépend du tirage au sort alors !

    Si Gundogan revient quand tu l’estimes il suffit de pas se taper le Real dès les 8ème histoire de se remettre en forme!

    De tous les matchs que j’ai pu voir, et bien sur la part d’aléa dans le football ne manque pas, y’a quand même pas foule dans la liste d’équipe qui peuvent cogner les jaunes.

  6. hm…. l’an dernier Dortmund étrille quand même Madrid en demies… mais a failli sortir contre Malaga en Quarts…

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