ASM Belfort-Stade Rennais FC (0-3) : La Breizhou Académie est sans pitié

Votre serviteur est sur courant alternatif, comme le Stade Rennais ou Claude François, mais une chose ne change pas : nous sommes toujours 3e de Ligue 1 et engagés dans la défense de notre coupe de France.

 

L’événement de la semaine passée n’est pas le triste match nul et vierge face au voisin brestois, mais bien le licenciement de notre président Létang.

De nombreuses choses ont été dites, donc je ne vais pas faire long : si les Pinault ont pris cette décision, c’est qu’ils avaient de bonnes raisons. On connaît suffisamment leur conservatisme en matière footballistique. Certes, les relations étaient glaciales entre Létang et Stéphan, certes, de nombreux départs ont été actés en coulisses pendant la présidence de l’ex du PSG et la politique tarifaire du club a fait grincer des dents. En attendant, il nous aura donné Stéphan, insufflé un tempérament de gagneurs, réalisé de beaux transferts et nous aura ramené la coupe de France. Loin des considérations d’experts auto-proclamés, la masse des supporters aura du mal à comprendre cette décision et sa temporalité. Bref, le roi est mort, vive le roi.

Et on a un trophée à défendre chez une équipe de N2 chauffée à blanc dans un stade Bonal plein comme un œuf. La définition du match-piège©.

 

La composition :

Stéphan prend logiquement ce match au sérieux et aligne une équipe plutôt solide.

 

Mendy – Léa-Siliki, Gnagnon, Gélin, Traoré – N’Zonzi, Camavinga – Del Castillo, Niang, Hunou, Raphinha

 

Le match :

C’était un vrai-match-de-coupe©. Une équipe belfortaine hyper accrocheuse, qui n’a jamais lâché et a fait ce qu’il fallait malgré des limites évidentes, face à des Rennais au slipomètre à zéro. Un festival d’erreurs techniques, de la fébrilité défensive, de la possession stérile, mais des buts aux moments cruciaux (24e, 71e et 90+1e).

 

Au final on n’aura pas été géniaux mais on a fait exactement ce qu’il fallait en marquant aux bons moments, on gagne 3-0 et on est en demies. Après les remous de la semaine passée, c’est exactement ce dont on avait besoin.

Respect à l’ASM Belfort qui aura fait bien plus que de la figuration, n’aura jamais abdiqué et aura même bien joué par moments.

 

Les joueurs :

Mendy : 3+/5. Les bonnes interventions au bon moment. L’Agence tous risques 2.0.

 

Léa-Siliki : 1/5. Face à une N2, l’excuse du mauvais poste ne tient pas. Logiquement remplacé à la mi-temps par Maouassa (2+/5), correct, sans plus.

 

Gnagnon : 3-/5. Minimum syndical, ce qui est déjà pas mal vu ses récentes sorties.

 

Gélin : 2/5. Ca aurait dû être le match idéal pour qu’il s’amuse à envoyer des caviars, on a plutôt eu l’impression qu’il a nagé dedans.

 

Traoré : 2+/5. Il ne se repose jamais, donc il ne peut être flamboyant. Mais c’était mieux, malgré tout.

 

N’Zonzi : 3/5. Première titularisation pour la longueur N’Zonzi. Pas encore rayonnant, mais il dégage déjà une sérénité folle. Remplacé par Bourigeaud (87e).

 

Camavinga : 2/5. A l’image de la métaphore bancale qui vient, il surfe sur sa mauvaise vague et a complètement plongé en 2e période.

 

Del Castillo : 4/5. Un amour de passe dé pour Raphinha, de nombreuses accélérations. Le boss de l’attaque rennaise actuellement.

 

Niang : 2+/5. Idée en passant, comme ça : et si, au lieu de t’obstiner avec cette course d’élan de demeuré, tu te contentrais sur ton tir, M’Baye ? Remplacé par Siebatcheu (76e), qui. a. marqué. Si si.

 

Hunou : 1/5. Adrien a loupé deux occasions immanquables pour Hunou. Depuis sa prolongation de contrat, il donne la désagréable impression de se balader dans le dos des supporters, un couteau à la main.

 

Raphinha : 5/5. Sa montée en puissance est telle qu’on lui pardonne sans condition ce vilain bouc persistant.

 

Et maintenant, il faut profiter du calendrier de février pour se remettre à l’endroit en Ligue 1, et ça commence dès dimanche à Reims.

 

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ALLEZ RENNES

 

Marco Grossi

Marco Grossi

4 commentaires

  1. Pour Léa siliki, faut pas croire que la différence de niveau avec la N2 soit si importante, ça joue au foot.

    • En effet. De teoute façon c’est un poste où ce qui fait la différence n’est pas vraiment la qualité de l’adversaire mais la complémentarité avec son attaquant. Et là ni Maouassa ni lui n’ont fait la différence.

      • Là on parle offensivement. Mais la base c’est de bien défendre et il a plusieurs fois été débordé, ça n’a pas été le cas de Maouassa.

    • C est pas ce que les gars de Belfort ont dit après le match. Et surtout, le fait que ça ne soit pas son poste d’origine n’excuse pas sa prestation, d’autant plus face à une équipe très inférieure.

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