ASSE / Amiens SC (2-2) : la Forez Académie patine

Le Puel Time a vécu, on va peut-être enfin arrêter de nous prendre la tête avec cette expression.

Le mâche en 1 phrase : « 11 Jean-Claude Dusse : pas foutus de conclure »

On a vu des buts, on a vu des occasions, mais on a aussi un mâche frustrant tant les Verts ont donné une nouvelle fois l’impression de passer à côté de quelque chose. Beaucoup disent que c’est sur cette partie qu’on a vu le plus de jeu depuis l’arrivée du Glaude, ce qui n’est pas complètement faux. Par contre, se satisfaire de ce qu’on a vu me semble un peu exagéré. Avec 2 tirs cadrés sur 15 tentatives, un Parkinsonien dans un stand de tir n’aura pas fait pire.


La compo :

Le Glaude reconduit exactement le même onze que face à Bordeaux, c’est la 1e fois qu’il ne chamboule pas sa composition de départ depuis son arrivée. On peut noter encore une fois que Diony, Trauco ou encore Moukoudi ne font même pas partie du groupe : sachant que Puel a déclaré qu’il trouvait que son groupe était trop étoffé, certains peuvent commencer à se faire du souci pour leur temps de jeu.


Le mâche :

Les Verts entament très bien le mâche, et livrent dix premières minutes de qualitey, avec des combinaisons sur les deux côtés du terrain. Abi est souvent cherché pour son jeu dos au but et c’est une remise de la poitrine que Khazri enverra la première (mais pas la dernière) frappe non cadrée côté stéphanois (14e). Gurtner dégage du pied juste devant Abi sur un centre de Palencia (15e), Kakuta réplique par une frappe à 20 m largement à côté (18e). Alors qu’ils avaient bien démarré, les Verts plongent et c’est Amiens qui va avoir deux grosses occasions : Diabaté contré au dernier moment par Perrin sur un centre en retrait (26e), et Guirassy qui sollicite Ruffier à l’entrée de la surface (29e). Le rythme tombe des deux côtés mais Sainté va placer un coup d’accélérateur juste avant la mi-temps. Tout d’abord ce double une-deux entre Khazri et Bouanga : alors que la fenêtre de tir est ouverte, voire mieux la passe au second poteau vers Boudebouz, Khazri tente la balle piquée vers Bouanga et rate son coup (43e). Ce n’est que partie remise : simple une-deux cette fois entre les deux mêmes protagonistes et Khazri cette fois frappe en force, tir détourné par Chedjou et qui trompe Gurtner (1-0, 45e). Juste avant la mi-temps, parfait.

On repart sur les mêmes bases : Khazri tente de loin, mais ne cadre pas (46e). De l’autre côté, Saliba sauve les meubles en dégageant un centre dangereux (49e). Boudebouz va nous montrer qu’il peut clairement faire lever le stade sur des fulgrances : double-contact avec passage de balle derrière la jambe d’appui pour envoyer Blin dans le Furan et frappe enchaînée. Devinez ? Oui, ce n’est pas cadré, mais c’était beau (54e). Boudebouz est encore à deux doigts de soulever la foule : faute sur lui à 20m, il se charge du coup-franc qu’il expédie sur le poteau gauche d’un Gurtner battu (67e). Sauf que… Sauf que sur le contre, dans une défense aux abois, et avec l’aide d’une main dans la surface pas forcément volontaire (mais clairement sanctionnable), Mendoza égalise de près (1-1, 68e). Le VAR revoir l’action, il ne trouve rien à redire, c’est une nouvelle fois incompréhensible. Nouvelle masterclass de la défense : phase arrêtée avec un long ballon de Gurtner qui est dévié au milieu de terrain vers Akolo complètement oublié à droite (merci Bouanga), premier tir sur Ruffier, mais balle piquée pour marquer sur le deuxième, joli (1-2, 77e). Vexé par son oubli de marquage, alors qu’il avait été très bon jusque là, Bouanga va s’échapper côté gauche, déborder et centrer fort au premier poteau. Gurtner repousse mais ça heurte le dos de Dibassy qui marque contre son camp et permet aux Verts de ne pas trop douter (2-2, 79e). Dernière frayeur sur un alignement de Perrin absolument dégueulasse qui laisse partir Akolo dans son dos : heureusement que Fofana veille et vient tacler son centre en retrait (89e).

Des occasions à la pelle, et pourtant seulement deux cadrés dans tout le mâche : les Verts n’avaient pas le compas dans l’œil, et s’en sortent bien en marquant deux buts au vu de cette stat. Derrière, je le repète, je ne suis pas convaincu par cette défense à trois, surtout avec Perrin en homme de base. Il est devenu trop lent pour assurer ce rôle de dernier défenseur. Dans une défense à 4, il est un peu plus serein, à condition de lui adjoindre un défenseur plus mobile que lui (pas Kolo donc). Bouanga semble à l’aise dans ce rôle de piston, mais quand on voit les qualités de vitesse et de percussion qu’il a, c’est presque dommage de le forcer à défendre autant dans ce système. Un 4-3-3 permettrait d’exploiter au mieux son potentiel, surtout que c’est l’un des rares à se montrer décisif régulièrement devant cette saison. Au milieu, on attend toujours que M’Vila démarre sa saison : il a passé son temps à se planquer derrière Youssouf (20 ans) et n’a jamais assumé son rôle de premier relanceur comme la saison passée. Un séjour sur le banc pourrait aussi lui remettre les idées en place et le football dans les chaussettes. Devant, c’est variable. Boudebouz est toujours aussi frustrant sur certaines actions (passes en touche, touches de balle inutiles) mais il est aussi capable d’éclairs de génie et passe à deux doigts de marquer sur coup-franc, chose qu’on a pas vu depuis un certain temps quand même. Khazri règle déjà ses comptes : s’il était aussi prompt à lâcher sa balle aux partenaires démarqués, alors Sainté compterait déjà quelques points de plus. Bon mâche du jeune Abi qui se bat bien et ne ménage pas ses efforts pour créer des brèches dans une attaque un peu trop statique parfois. Les Verts lâchent leur premiers points en Ligain sous l’ère Puel, et piétinent à domicile : c’est déjà la 7e rencontre disputée dans le Chaudront (Europa League inclus), pour une seule victoire (certes, elle fût jouissive). Ça tombe bien, Sainté reçoit Monaco dès dimanche : pas le meilleur adversaire pour se relancer, mais bon, quand on voit que le 15e nous a bien bougé, qui l’est vraiment ?

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« J’en profite aussi pour dire à mon boulanger qu’il ferme bien sa bouche : je prends des pâtisseries pour six personnes si je veux ! »

Le résumé du mâche:


Les notes:

Ruffier (pas aidé, 3/5) :

Fusillé à bout portant sur les deux buts, il aura su retarder l’échéance à plusieurs reprises pourtant. Le mur s’est fissuré mais n’a pas rompu complètement.

Saliba (ne jamais oublier, 3/5) :

Avec une telle facilité, qui n’aurait pas envie de jouer avec une main dans le slip et l’autre qui fait coucou à maman en tribunes ? Attention à ce que l’élastique te claque pas dans la main, et que tu ne te prennes pas une bordée de doigts d’honneur en retour parce que tu auras perdu la balle une fois de plus sur une relance moisie.

Perrin (kof kof, 2/5) :

Quelques sauvetages un peu à l’arrache, mais surtout un non-démarrage qui a failli coûter cher en fin de mâche. Toujours aussi flippant, toujours pas sur le banc de manière durable, il s’accroche à son poste encore plus durablement que Drucker à son canapé rouge.

Fofana (perfectible, 2/5) :

Une grosse tendance à faire des fautes qui pourraient coûter plus cher que ce qu’il a récolté, une propension à venir marcher sur les pieds déjà pas très mobiles de Perrin en défense : le pillot a encore beaucoup à apprendre avant de voler de ses propres ailes. Mais Puel le fait jouer, et lui donne confiance, ça pourrait payer à l’avenir. Dans une défense à quatre.

Palencia (courant d’air, 1/5) :

Peu en vue une nouvelle fois, il offre moins de solutions que Bouanga de l’autre côté. La précision de ses centres est comme son nom de famille : approximatif.

==> Remplacé à la 71e par Nordin (non noté), dont on attend sans doute trop de miracles pour si peu de temps de jeu.

M’Vila (encre sympathique, 1/5) :

Plus planqué qu’un fonctionnaire administratif dans un ministère, Yann continue de traverser les mâches comme une réflexion intelligente dans la cervelle d’un identitaire français : sans laisser de trace.

Youssouf (Greta is wathcing you, 2/5) :

Il court beaucoup, il tente d’orienter le jeu vers l’avant, et sans aucune aide de son partenaire au milieu, il connaît du déchet. Pas très éco-responsable.

Bouanga (à la poursuite, 3/5) :

Il est à l’origine de trois buts dans ce mâche, dont deux pour les Verts, mais sans jamais en marquer un seul. Gabriel Silva garde donc son record de meilleur buteur des Verts dans un mâche pour cette saison.

Boudebouz (de haut en bas, 2/5) :

Des dribbles chaloupés sur certaines prises de balle, des ouvertures droit dans les tribunes sur les autres. Riyad alterne le bon et le moins bon, et pour l’instant, ses performances en montagnes russes nous filent plus la gerbe que l’ivresse de l’adrénaline.

==> Remplacé à la 74e par Hamouma (non noté), aussi visible que M’Vila.

Khazri (chuuuut, 2/5) :

Un but après un tir contré, mais aussi des partenaires oubliés et une interview à côté de la plaque en zone mixte. Wahbi s’est fait plaisir, mais il est le seul à en avoir profité, quel égoïste.

Abi (utile à défaut d’être décisif, 3/5) :

Il a tenté de dynamiser une attaque amorphe par ses prises de balles et son jeu dos au but. Il a monopolisé la défense et permis à ses coéquipiers de s’ouvrir des fenêtres de frappe. Toujours pas de but, mais il enchaîne les minutes pendant que Diony enchaîne les matches sur FIFA.

==> Remplacé à la 84e par Debuchy (non noté), en mode sauveur, sauf cette fois.


La question minitel :

Ça y est : je suis allé au bout de ce mâche, après m’être endormi une 1e fois devant un visionnage en replay. C’était pas si nul, c’était pas si bon. Mais on en retient quoi de ce mâche ?

Wahbi est premier, donc fermez bien vos bouches !! Juste derrière lui, Yann le fantôme qui n’a encore jamais connu le bonheur de cirer le banc cette saison : allez mon Glaude, on sait que ça ne te fait pas peur, fais le. Pas loin, et c’est un exploit vu la caravane qu’il se traîne, notre cap’tain poursuit son calvaire en affichant journée après journée sa pointe de vitesse de gastéropode asthmatique. Dernière place pour le bijou, le diamant, le Willo : faudrait juste qu’il évite de se faire briller lui-même en rattrapant les boulettes qu’il a fait juste avant, pas bon pour notre cœur ça.


Roland Gromerdier


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Roland et ses collaborateurs tiennent à remercier EVECT, pour ses infos quotidiennes sur le club, le site asse-stats.com, qui est une mine d’infos chiffrées sur les Verts, Furania Photos pour ses images des tribunes stéphanoises à domicile comme à l’extérieur, ainsi que Poteaux Carrés, où l’on trouve un peu de tout.

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Roland Gromerdier

Né dans le Chaudron, de la verveine coule dans mes veines. Mes analyses sont aussi carrées que les poteaux de Glasgow. Peu importe les époques : je n’oublie jamais qui sont les plus forts.

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