No Scotland, No Party !

Le plus dur ce n’est pas la chute, ni l’atterrissage mais bien la façon dont tu remontes. L’Écosse a subi une humiliation en mondovision contre l’Allemagne et ce match contre la Suisse a tout d’une première finale. Une victoire et la qualif se rapproche. Une défaite et c’est ciao. On espère évidemment voir des changements dans le 11 de départ après la débâcle de la première rencontre. Est-ce que Steve Clarke en a effectué ? Réponse de suite !

La composition :

Deux changements : Ryan Porteous suspendu remplacé par Grant Hanley (au secours) et Billy Gilmour rentre dans le 11 à la place de Ryan Christie. Pas de Lawrence Shankland, pas de Scott McKenna, toujours Callum McGregor titulaire, envie de vècre.

Le match :

Après un Flower of Scotland magnifique, le match démarre et l’Écosse se montre bien plus dangereuse que contre l’Allemagne. Bon, vous m’direz, pas bien compliqué. Après, la Suisse ne se laisse pas faire et prend la possession de la balle. De quoi voir l’immense soucis dans ce 11 : la défense. Mon dieu que c’est atroce. Le nombre de passes ratées, de ballons en touche voire en corner… Mais contre toute attente, c’est le sauveur de la nation qui se montrera présent.

Say his name and he’ll appear, I believe in Scott McTominay ! À la suite d’un corner suisse, le contre s’opère avec un Billy Gilmour formidable en rampe de lancement. Andy Robertson s’enfonce dans le camp Helvète et sert McGregor qui arrive à servir McTomigoal. Sa frappe est déviée dans le but de Sommer, 1-0 pour l’Ecosse qui permet à la Tartan Army d’exploser de joie. Donnez nous l’Euro !

Fort heureusement, l’Ecosse ne peut pas nous donner une once de bonheur sans se chier sur la bite instantanément. L’occasion pour vous, les abonnés, de ressortir les boitiers afin de jouer, sans se presser, au code de la route modifié, pour votre fierté de fieffé filou assoiffé d’étrangeté décryptée. (Prends ça Nekfeu)

Vous êtes Anthony Ralston (entouré en rouge), que faites-vous ?

A – Passe au gardien, nickel, ça relance propre derrière, bravo le veau.
B – Passe en profondeur pour Marcel Xherdan Shaqiri qui envoie une sacoche lucarne : 1-1
C – Contrôle, passe en profondeur pour Ché Adams qui chie un 1v1 tel l’empaffé qu’il est.
D – Contrôle, tacle de boucher du joueur Suisse qui prend un carton rouge.

La bonne réponse est la B comme BRAVO BLAIREAU BELLIQUEUX, BRANLEUR DE BANANE BANCAL QUE TU ES (Que de poésie dans cette acad dites-donc).

Et oui, le joueur du Celtic FC se chie dessus tellement fort on pourra le surnommer McBardella. La Suisse n’en demandait pas tant pour revenir, même si la finition de Shaqiri est un bijou de précision, il faut le souligner. 1-1 donc, de quoi foutre un petit coup au moral.

Les rois des montres se montrent en rois dans notre camp mais Angus Gunn de retour à son niveau empêche la Nati de prendre l’avantage. Pas déboussolé pour autant, Dan Ndoye pense arriver à l’heure sur un centre où le même Gunn est en retard, pas de bol, la VAR lui rappelle que parfois dans le football, être en avance n’est pas un gage de qualité. À noter que le danger principal vient du coté droit, comme quoi, l’Auld Alliance France/Ecosse s’étend bien plus qu’il n’y parait. Mais le score reste à 1-1 à la pause, de quoi espérer pour les 45 prochaines minutes.

Pas de changements à la pause, une phrase qui va revenir souvent puisque Steve Clarke va sortir son plus bel arsenal de frilosité. Et tant qu’on parle des Gunners, évoquons Kieran Tierney dont le genou semble avoir lâché sur la pelouse de Cologne. En duel avec Dan Ndoye, sa jambe plantée dans le sol laisse poindre une blessure grave pour le latéral. Sortie sur civière et longue absence à prévoir. Sur cette action, Angus Gunn est solide pour éviter le but suisse.

Arrive cette 67e minute qui aurait pu tout faire basculer puisqu’à la suite d’un coup-franc venu de la droite, Grant Hanley envoie la balle sur le poteau de Yann Sommer statique sur sa ligne. Lui décrié dans ces colonnes aurait pu devenir le héros de la soirée. Fort heureusement, pas besoin de sortir ma veste réversible. En plus elle est au pressing, pas de bol. Toujours un score de parité mais cette action a donné un coup de jus à l’Écosse qui sent la Suisse friable.

Les minutes s’écoulent et hormis le changement sur blessure à la 60e, aucun joueur frais n’est prévu. Il faut attendre la 79e pour voir sortir Billy Gilmour, encore un brin sonné d’un choc à la tête survenu auparavant. Rien de méchant mais précaution + fatigue du joueur = rentrée de… Kenny McLean. En big 2024. Et toujours pas de sortie d’un Anthony Ralston indigent, d’un Ché Adams invisible, d’un Callum McGregor dégueulasse ou d’un John McGinn crevé. Non.

Un coaching exaspérant et une Suisse passée proche du 2-1 sur un but de Breel Embolo refusé justement pour un hors-jeu. Mais on était pas serein à la SylvitartanAcadémie corp. Et ce sentiment s’est exacerbé quand Amdouni voit sa tête fuir le cadre alors que le temps additionnel venait d’être annoncer. La clim était proche, moment choisi par Clarke pour faire sortir Adams & McGinn pour Shankland et Christie. Peut être a-t-il enfin compris qu’il pouvait utiliser jusqu’à 5 remplacements dans un match ? Néanmoins, c’était trop tard. Bien trop tard. L’Écosse s’en sort avec un nul qui aurait pu devenir une victoire avec un peu plus de panache/d’ambition/de couilles/de folie/d’envie (choisissez la réponse qui vous convient). En face, on est tombé sur une Suisse plutôt mignonne, une mimi Nati.

Les joueurs :

Angus Gunn (4/5) : Vraiment meilleur ce soir, a sauvé la barraque à plusieurs reprises, plaisir de le voir retrouver son vrai niveau.

Anthony Ralston (1/5) : Le fait qu’il ait joué tout le match me sidère. C’était affligeant. Il prend un point parce que sur la fin, c’était pas si pire. Mais alors la passe décisive pour Shaqiri, faut aller se faire foutre.

Jack Hendry (3/5) : Ok Tier

Grant Hanley (2/5) : Il est pas bon mais c’est pas nouveau. Et le pire c’est qu’avec les blessures/suspension en défense, il va jouer. Quelle chiasse.

Kieran Tierney (Croisés/5) : Kieran :( Pourquoi fallait-il que les dieux du football s’acharnent sur toi ?

Andrew Robertson (3/5) : Capitaine courage, capitaine solide, capitaine présent, capitaine plaisir.

John McGinn (2/5) : Ce qui me fait plaisir c’est qu’on a enfin vu un John McGinn gagner des fautes grâce à son glorieux fiak. Et ça, c’est peut être un signe que l’Ecosse monte en puissance.

Billy Gilmour (4/5) : Insolite : il aligne son meilleur milieu de terrain, son équipe va mieux. Découvrez son astuce ! Les entraîneurs le détestent ! 5 astuces pour que son équipe soit meilleure, la 4e va vous surprendre !

Scott Mctominay (4/5) : Scott McTomigoal. Je t’ai haï Scott, il existe des preuves sur ce site. Je ne regrette pas mes mots, mais je sais reconnaître mes torts. Tu es devenu grand Scott, merci d’être toi.

Callum McGregor (1/5) : Okay, il a une passe décisive. Mais déjà, il voulait la jouer en une touche, il s’est chié et ensuite, son match était pas bon. Très peu d’impact, du retard, sincèrement pas convaincu par sa rencontre.

Ché Adams (1/5) : Incompréhensible qu’il joue tout le match. Pas spécialement mauvais mais dans ce qu’on lui demande, Shankland serait meilleur. Steve Clarke est un ahuri.

Steve Clarke (1/5) : Franchement j’ai la haine. Cette frilosité constante, ces choix douteux, ça rend fou. Parce que là, t’es obligé de gagner contre la Hongrie et ça sera tout sauf facile. Donc quand je te vois serrer le poing de joie à la fin du match, ça donne juste envie de se flinguer. Ouais, le contenu était bon et il y a de réels motifs de satisfaction. Mais cette mentalité de gagne petit n’emmènera jamais l’Écosse plus loin que des phases de poules d’Euro. Et croyez-moi, je ne souhaite qu’une chose : que Clarke me fasse mentir et rende caduque cette diatribe. Vraiment, je serai le plus heureux des académiciens.

Le résumé du match :

Dimanche 23 juin, la finale du groupe. Une victoire et il faudra prier pour être dans les meilleurs troisièmes. Sinon, c’est retour en Alba. En face, la Hongrie cherchera à gagner pour elle aussi, espérer un miracle en tant que meilleur troisième. 21h pour le coup d’envoi, j’ai à la fois hâte et pas hâte. La magie du football sans doute.

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