Freiburg-RBL (2-1) : la Schwarzwald Akademie nous délivre du mal

Hin hin hin. Coup de maître et de fourbe. Freiburg a choisi son camp à l’est du football allemand, d’un non-match perdu pour perdu à une prestation pleine, sereine et totalement décomplexée. Ici, le taureau est pris par les cornes et par les couilles. C’est donc ça être chafouin ?

Le film du match : Bullhead

*Ceci est un hommage assumé à l’excellent SC Freiburg filmcover,

C’est l’histoire d’un club complètement drogué aux injections financières. Avec son effectif taillé pour les exploits, les travaux d’envergure et mettre un terme à la domination de la mafia bavaroise, il aurait de quoi faire peur. Tout est bon pour améliorer le rendement en points de l’équipe : débaucher le jeune entraîneur à la mode, faire venir d’Autriche, de France, de Suisse ou du Brésil les meilleurs produits.

Sur le papier, personne ne peut rivaliser, l’arrêter, résister ou le frapper. Seulement, il y a une astuce que son ennemi intime connaît : RB est eunuque. Châtré, il est incapable de mettre Flekken au sol, peu importe le nombre de frappes qu’il peut tenter sur les vingt premières minutes. Rien ne sort, rien ne jute et RB s’épuise, s’énerve tout seul et commence son entreprise de destruction et d’autodestruction.

Waldschmidt en subit les frais, Höfler sera maltraité à son tour. À s’attaquer de la sorte aux jambes et aux têtes, RB en oublie sa défense. Une fois. Höler s’arrache, Höfler n’a plus qu’à juter sans regret ni remord. Suivi, 45 minutes plus tard, par un Petersen laissé à son tour seul face à Gulasci.

Bullhead s’effondre de lui-même, pris par son délire d’absolu puissante. C’est qui le rival du Bayern maintenant ?

Les notes des joueurs :

Flekken (4/5), à l’aise pour prendre les ballons qui se dirigent sur lui et c’est tout ce qu’on lui demande.

Lienhart (3/5), Koch (3/5), Heintz (4/5), triplette magique qui vaut tripette, puisque qu’elle ne vaut pas pas tripette. Maintenant, on sait que les tripes du Mans ça dure longtemps. Qu’en sera-t-il de celles de Freiburg ?

Schmid (3/5), tu te rappelles maintenant Nagelsmann d’avoir viré comme un malpropre le meilleur latéral droit français (actuel) ?
Tempelmann (NN), remplacé rapidement par Grifo (3/5) pour apporter plus de ballons en attaque, ce qu’il a parfois réussi et parfois non. Grifo faire mieux.
Höfler d’été (4/5), rayonnant jusqu’à l’insolation (offerte par un joueur du RB) qui l’oblige à sortir beaucoup trop tôt. Remplacé par Schlotterbeck.
Günter (4/5), une praline suite à une charge de bœuf sur 50 mètres aurait dû parfaire son match. Il est celui que personne n’arrête plus.

Haberer (2/5), l’homme mystère trimbalé entre l’attaque et le milieu de terrain, le joker qui rit de voir les autres se heurter à lui alors qu’on n’est pas sûr qu’il sache vraiment ce qu’il fait, le dit aléa qui fait basculer les matchs du bon côté sans être un triple six. Aussi indispensable que dispendieux en ballons.
Waldschmidt (NN), remplacé par Petersen (4/5) en mode Momo Ali, prêt à attendre le bon moment pour faire le plus mal – et pas loin de mettre l’Adversaire KO deux fois en cinq minutes, du jamais-vu sur un ring.
Höler d’hiver (4/5), harcèle les fourmis pour qu’elles fournissent quelques ballons pour s’amuser encore, quitte à s’épuiser totalement sans jamais abandonner pour autant. Il a autant régalé et chanté qu’une cigale sous LSD.

Christian Streich (5/5), l’entraîneur torero n’a vraiment peur de personne.

Et la première place alors ? Vous connaissez la rengaine. Ce sera peut-être pour le prochain épisode. Il faut s’occuper tout d’abord de la revanche contre l’Union Berlin, dès mercredi, en Pokal, avant d’aller à Brême.

Jonathan Jägermeister

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