Galette de saray / Paris SGEL (0-1) – La Porte de Saint-Cloud Académie gagne petit

[Insérer ici la blague « salade-tomates-oignons » réglementaire]

 

Salut les zouaves,

Voyage en terre inconnue pour la Porte de Saint-Cloud Académie, en ce beau soir de coupe du monde de l’Europe des villes de foire. Voici venir Istanbul, terre aux confins de l’Europe et de l’Asie, porte d’entrée des richesses de l’Orient et des migrants du Pauvristan venus voler nos femmes et violer nos emplois précaires. Cité de contrastes, entre Orient et Occident, barrage filtrant triple épaisseur de l’espace Schengen, jalousement gardé par le cerbère Erdogan. Jardin des Enfers du football, aussi, avec son antre terrible, son chaudron diabolique, son arène enflammée de passions : le Türk Telekom Stadyumu (saloperie de connerie de naming à la sauce de bite de peau de chatte de mes couilles non genrées).

Pour accueillir comme il se doit nos camarades parisiano-saint-germanois dans ce brasier architectural de conception nazie (allemande, au temps pour moi), une bonne cinquantaine de milliers d’Anatolien.ne.s enragé.e.s dégoulinant de bave dans leur entassement infernal, et puis onze gusses en liquettes bordeaurangées au milieu, qui ne comprennent rien à ce que tout le monde peut bien brailler autour d’eux puisqu’y a pas un seul turcophone parmi eux.

Ces onze mercenaires ayant signé un pacte avec le diable (diabölü-kässis en turc), ce sont les joueurs du Galatasaraï Spor Komünist, équipe de fouteballe (döner-fütbäb en turc) créée en 1972 lors du congrès fondateur du Parti communiste de Turquie marxiste-léniniste (TKP/ML) et de sa branche armée, l’Armée ouvrière et paysanne de libération de la Turquie (TiKKO), tou.te.s deux issu.e.s de la scission des courants maoïstes anti-révisionnistes du Parti communiste de Turquie (TKP), lesquels fusionnent en 1980 avec le Mouvement communiste ouvrier de Turquie (TKIH) pour fonder le Parti communiste marxiste-léniniste (MLKP), concurrencé sur sa gauche par les hoxhaïstes du Parti communiste révolutionnaire de Turquie (TDKP) issu de l’Armée de libération du peuple de Turquie (THKO), elle-même issue de la fusion de la chorale associative des étudiants de l’université technique d’Ankara et du Parti-Front de libération des peuples de Turquie (THKP-C), ledit MLKP qui acte une nouvelle fusion avec le Parti communiste du peuple de Turquie (HTKP), lequel fusionne enfin en 1993 au sein du Parti du pouvoir socialiste (SIP), qui prend le nom en 2001 de Parti communiste de Turquie (TKP), avant de signer Falcao en 2019.

 


LA RENCONTRE


 

Les mâches à l’esstérieur se suivent et se ressemblent chez nos camarades de la section séquanaise de l’Internationale footballistique. Y a eu les Lyonniais, y a eu les Bordeliens, maintenant y a les Turcotrucs. Ça pousse, ça pousse, ça pousse, et puis en fin de compte ça finit par passer au forceps, à la sueur du front de Némarre, bien souvent. Sauf que cette fois-ci, Némarre, il est pô là. Alors, qui c’est-y qui va sauver les PSGELiens aujourd’hui ?

 

Le sauveur se cache-t-il parmi ce onze bleu-violet ?

 

Beh en tout cas c’est parti sur les chapeaux de roue, et on a pas le temps de dévisser sa bière bon marché avec « Bourg » ou « Abbaye » dans le nom, que déjà le goaliste adverse est mis à contribution sur un contre de l’Angelito. Le premier quart d’heure est parfaitement maîtrisé par Paris-Saint-Germain-en-Laye, qui asphyxie l’équipe benjaminstambouliote (qu’est-ce qu’il est devenu au fait, celui-ci ? (vous vous souveniez, vous, qu’il avait joué à PSGEL ? (vraiment ?))).

Malgré tous les efforts de nos camarades-joueurs, et notamment de l’Ange de Marie, la cage de Fernando Ras-la-semoule reste inviolée. Le temps fort PSGEListe est passé, la partie s’équilibre, le milieu parisiano-saint-germanois perd peu à peu la maîtrise du ballon, et nos srabs du Ouest-side doivent subir, sans pour autant se mettre réellement en danger, si ce n’est sur une belle combinaison devant la surface suivie d’un tir de Jean-Michel Série B après vingt minutes de jeu.

Score nul et vierge à la pause, PSGEL est dans le dur malgré un solide début de mâche. Heureusement, les doutes sont vite dissipés, cinq minutes après la reprise : dans la foulée d’une première alerte qui voit l’Angelot manquer un face à face de façon choupomotinesque, une touche à DROITE permet au Pablito de jouer sa sarabiande (riez, bande de trous du cul, vous avez intérêt à rire), en s’appuyant sur Coco qui le lance en profondeur. Passe en retrait, juste ce qu’il faut pour la mettre hors de portée du gardien, et Guy des Cars est là au second poteau pour couper tranquillou. 1-0, on remballe, tarif minimum.

Malgré quelques coups de chaud sur la cage de Navasse, pas toujours rassurant dans le domaine aérien, PSGEL parvient sagement à saboter les maigres velléités offensives adverses, et à s’offrir même (comble du luxe) l’occasion de doubler la mise à un quart d’heure du terme sur un contre mené par les deux entrants Choupo et Mbappette, ce dernier voyant sa frappe repoussée.

Victoire à l’arrivée, sur le modèle du PSGEL nouveau, pas forcément bien excitant esthétiquement, mais d’une efficacité et d’une économie de moyens à faire pâlir d’envie les plus grand.e.s théoricien.ne.s de la rentabilité et de la privatisation des services publics.

 


LE SOVIET SAUCE HANNIBAL (LES VRAI.E.S SAVENT QUE C’EST LA SEULE QUI VAILLE)


 

Kélore Navasse (2/5) : Oui, bon. Si c’est pour se retrouver avec un ersatz d’Alphonse, ça valait bien la peine de changer, tiens.

Tommy La Meule (3/5) : La fameuse blague du Belge qui poursuit un Japonais.

Titou Silvou (4/5) : En bon androgyne misandre, Titou prend un malin plaisir à rendre les attaquants adverses impuissants.

Pressenelle (3/5) : Les séances de thérapie chez le psy ont l’air de fonctionner, il remonte doucement la pente. Tout doucement.

Jean-Bernard (2/5) : Pas très en vue. Et c’est pas pour me moquer de sa taille.

Idrissa Guy (2/5) : En bon thermomètre de l’équipe, il a été percutant d’entrée de jeu quand celle-ci prenait tous les ballons, mais a baissé en intensité et en précision dès lors que le onze parisiano-saint-germanois a perdu la maîtrise de l’entrejeu. Sans que l’on sache vraiment au juste qui de l’équipe ou du brave Guy a entraîné l’autre dans son déclin.

Markouze (3/5) : Moins étincelant que d’habitude dans la distribution du jeu, à l’image d’un milieu PSGEListe en dedans, il s’est rattrapé en jouant parfaitement la partition défensive de son rôle de libéro, notamment en seconde période.

Coco (3/5) : Encore un qui nous a habitué à mieux. Mais qui reste toujours aussi précieux par ses projections offensives, dont l’une mène au but salvateur, et par sa protection de balle à toute épreuve sous la pression galatasariote en seconde mi-temps.

Pablito (3/5) : Y a pas à dire, les Espingouins, avec leurs coupes de cheveux et leurs barbes des années 2000, on dirait vraiment qu’ils sortent tous d’un épisode d’Un-Dos-Tres. Pensez très fort à David Villa et vous entendrez le générique de suite.

(Remplacé à la 71e par Maxéric Choupomotine, qui tente une formation Pôle Emploi de reconversion en ailier gauche. C’est ça, la flexibilité professionnelle. Merci Macron)

Icardiotraining (2+/5) : Ça avait l’air mieux dans le contenu contre les Madridoches, et pourtant c’est ici qu’y a but. Allez comprendre.

(Remplacé à la 61e par Kiki, qui se chauffe tranquillement)

Angelot (2+/5) : Actif mais pas très vif. Deux occasions créées, et tout autant de ratées. Ailier racé, mais vite rincé.

(Remplacé à la 83e par Andrérera, qui prend des cours du soir à l’école Thiago Motta, option « Initiation à la faute intelligente dans le temps additionnel »)

 

Bon ben voilà, rendez-vous on sait plus quand pour on sait plus quoi, mais on se fait ça sans faute, hein,

Des bisous aux boutons ci-dessous,

Crodialement,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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