Géorgie – Suisse (0-2) : l’Evadé Fiscanale en mode routine.

C’est le printemps, la Nati sort de son hibernation annuelle après avoir dormi du sommeil de l’équipe qui s’est qualifiée pour la demi-finale de la Ligue des Nations. En attendant d’offrir une élimination emballée dans un joli papier fado, la Nati doit se coltiner une campagne d’éliminatoire pour l’Euro 2020. Une simple formalité pour le 8e du classement Coca-Cola.

Pour ce faire, il nous fallait débuter contre la Géorgie, pays qui gâche l’occasion d’être le plus classe du monde en commettant quelques exactions contre certaines de ses minorités. Mais, hé, qui sommes-nous pour juger autre chose que le montant des dépôts effectués dans nos coffres ? La Géorgie donc, qui se trouve sauvée dans la culture footballistique par le passage de Kaladze au Milan AC et par celui un poil plus vieux de Kinkladze à Manchester City, et dans la culture d’autres « sports » par celui de Dimitri Yachvili chez Petrol Hahn.

L’équipe :

Une composition ma foi d’un fort beau gabarit, à quelques exceptions près. M’Babu avait été convaincant contre les Belges, mais le comte Vlad a ressorti Lichtsteiner de son formol londonien. Pareil devant avec la titularisation de Gavranovic à la place de Seferovic. Enfin, Freuler profite sûrement de l’absence sur blessure de Shaqiri et du changement de système de jeu qui en découle.

Le match :

Certains pisse-froids vous diront que ce match de la Nati était chiant. Pas du tout. C’était le lundi matin typique : on se remet au boulot après une pause bien méritée et avec tout le sérieux (et le manque de fantaisie qui va avec) dont un Helvète est capable. Après, c’est sûr que le Suisse n’est pas très rapide et que les bouchers d’en face ont essayé d’en profiter. Mais vu que leurs attaquants c’était Jédumalàvidze et Ilamangétrodchili, les Géorgiens ont suivi l’exemple de l’exécutif de nos voisins français en mettant de grosses frappes à leurs concitoyens présents en tribune. On notera le K-O de Schär qui a perdu son duel contre Jfèpakdéguili. Malgré une perte de connaissance, Fabian décide, contre l’avis médical semble-t-il, de rester sur le terrain. 0-0 à la mi-temps sans que le match ne nous ait donné l’occasion d’imiter le jet d’eau de Genève.

La deuxième demie sera un peu plus réjouissante puisqu’après avoir endormi les téléspectateurs, c’est au tour des joueurs locaux (« du coin » en français) de sombrer dans la torpeur, sapés comme jamais par la routine suisse. Et c’est sur une longue ouverture de Schär qu’Embolo contrôle et met en retrait pour Zuber. Ce dernier place la balle au ras du poteau comme je place de l’argent sale aux Bahamas : c’est précis et fructueux. 0-1 à la 56e. Après quelques changements de part et d’autres, et notamment l’entrée d’Ajeti pour Gavranovic histoire que la Nati joue à 11, le score est doublé à la 80e lorsque le milieu de terrain est pris d’assaut par Schär, encore lui. Il enchaîne sa percée avec une superbe ouverture pour Ajeti qui rate son duel. Heureusement, Zakaria a suivi et marque d’une frappe qui, à l’inverse d’un fond d’investissement, ne paie pas de mine. Fin de match tranquille, on peut rentrer au chalet avec le sentiment du travail bien fait. 0-2 score final.

Les notes :

Sommer (2/5) : il n’a pas eu grand chose à faire mais il a trouvé le moyen de ne pas être rassurant pour autant.

Lichtsteiner (2/5) : ah ouai, on en est là…

Schär (4/5) : se relève d’un K-O pour être à l’origine des deux buts. Schärminator.

Akanji (3/5) : il s’est contenté d’être propre derrière, ce qui aurait valu la note maximale pour un enfant de 2 ans.

Rodriguez (3/5) : très remuant en première période, un peu moins en deuxième.

Zakaria (4/5) : une activité constante et utile récompensée par le but du break.

Xhaka (3/5) : une activité un peu moins constante et un peu moins utile, pas récompensée par un but donc.

Freuler (2/5) : dans l’absolu, son match est simplement moyen. Mais quand on sait qu’il devrait y’avoir le Big Shaq à sa place ça fait mal au coeur.

Embolo (3/5) : son action appel / contrôle / remise sur le premier but est parfaite. Un poil brouillon par ailleurs.

Gavranovic (1/5) : il est important qu’il soit titulaire de temps à autres pour qu’on se rende compte à quel point on a besoin de Seferovic.

Zuber (3/5) : un des joueurs les plus réguliers de cette sélection. Et je veux dire par là qu’il a l’habitude d’être plutôt transparent avant d’en coller un puis de redisparaître.

Les remplaçants :

Ajeti (Gavranovic, 61e) : a raté toutes ses tentatives. Ce qui est déjà mieux que Gavranovic, qui n’a pas tenté grand chose.

Steffen (Embolo, 84e) : boarf.

Sow (Freuler, 89e) : erf.

Allez, à r’voyure pour le match contre le Danemark.

Sepp Déblatère et Zip

Evadé en Confédération Hélvétique pour fuir l'oppression fiscanale de mon pays d'origine, je me suis établi dans la campagne genevoise où je gère mon patrimoine sous couvert d'une association sportive dédiée au football. J'y ai rencontré Zip dessinateur engagé connu notamment pour des affiches au profit de l'UDC et le Partei National-Orientierter Schweiz qui l'ont rendu célèbre.

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