GFC Ajaccio – AC Ajaccio (1-0) : le récit du derby par I Sanguinari

En route, mauvaise troupe ! Embarquez avec moi dans le plus long déplacement de la saison qui a pourtant eu lieu… à Ajaccio. Ouais, c’est ça quand le club que tu supportes est à 700 km de chez toi, à vol d’oiseau.

« Dans les sports d’équipe, match qui oppose deux clubs voisins ». Voici la définition du mot « derby » selon Larousse. Le match entre le Gazelec d’Ajaccio et l’AC Ajaccio est donc un véritable derby. Le seul vrai du football professionnel français. Par la route, seulement 5,5 km séparent les deux stades. 6,3 km en cas de changement de route, les jours d’embouteillages (c’est à dire 365 jours par an). Pour moi, la route a été bien plus longue. 1953 km exactement au total, sur les autoroutes au volant de ma 106 ou à bord d’un bateau de la Corsica Ferries. Le voyage aller-retour a duré 37 heures. Mais peu importe, il fallait que je sois présent à ce derby.

La 106 a tenu le coup (même si elle fait un bruit bizarre depuis notre retour) et c’est le principal. Car sur place, nous n’avons pas vécu les mêmes émotions que la saison dernière. Cette année, pas de repas dans la bergerie du président, pas de match sous la pluie et surtout pas de victoire sur un but de Vialla. Je vous passe les détails de ma pérégrination, que vous pourrez retrouver dans la vidéo sur ce déplacement qui arrive bientôt.

Rendez-vous directement au Relais de Mezzavia, juste à côté du stade du GFCA, où les supporters de l’ACA se sont donnés rendez-vous sous l’impulsion de l’Orsi Ribelli. À quelques dizaines de mètres de là, les supporters gaziers sont regroupés au Bar Mathieu. La bière coule à flot. Peu avant 19h30, le cortège des Diavuli 1910 se met en route. Un peu plus tard, c’est celui de l’Orsi Ribelli qui prend la route du parcage visiteurs. On joue à l’extérieur, mais le cortège acéiste était plus fourni que celui des Gaziers. Magnifique. Le parcage visiteurs ayant été réduit à 208 places, de nombreux supporters de l’ACA n’ont pas eu d’autres choix que de se retrouver en tribune côté route, en face du parcage visiteurs. Après une longue attente devant le parcage et une fouille rapide réalisée par les stadiers de l’ACA, les Acéistes prennent place dans le kop. J’en ai fait des stades pourris, mais le parcage visiteurs du stade Ange Casanova est l’un des pires, avec celui d’Alès. Si la vue n’est pas trop mal et que le parcage est proche de la pelouse, c’est l’état de délabrement de cette tribune qui inquiète, avec des morceaux de ciment qui se détachent des marches, par exemple. Ce qui n’entame en rien notre motivation. Les chants se lancent, les chambrages également, comme le célèbre chant « À Mezzavia y’a que Géant ! ». (Pour les ignorants, Mezzavia est le quartier du Gazelec, où trône un supermarché Géant, juste en face du stade).

Nouveauté cette saison : on va également noter les… toilettes des stades de Ligue 2. Alors faites attention, les photos peuvent choquer les âmes les plus sensibles.

Les toilettes du stade Ange Casanova sont sans doute les pires de Ligue 2. Pour plusieurs raisons. La première ? Sa taille. Même le placard sous l’escalier de Harry Potter est plus grand. En Ligue 2, seules les toilettes du stade du Red Star à Beauvais sont plus petits, mais il s’agit là-bas de toilettes de chantier. À Mezzavia, c’est un cagibi délabré, pas entretenu, sans aucun confort, et dégueulasse. Si j’étais une fille, jamais je n’aurais osé m’asseoir sur la cuvette sale et brinquebalante de ces toilettes. On a toutefois eu la surprise de la présence de savon et de papier toilettes à côte du petit robinet mais c’est du désinfectant plutôt que de l’eau qui devrait y couler. Mal peintes, fissurées, sales, bref, les pires qu’il m’ait été donné de voir en Ligue 2, et même ailleurs. Note : 0,5/5.

Après avoir vu ces horreurs, je me suis dirigé vers la buvette, afin de me remonter le moral. Et si les chiottes étaient dégueulasses, la bouffe a fait oublier tout ça.

Les + :

  • Le choix est impressionnant, que ce soit en nourriture ou en boisson. On y retrouve des chips, des confiseries, des pop-corns salés ou sucrés, des bonbons, des pizzas (avec des olives dessus, s’il vous plaît), des sandwichs, des paninis, de l’eau, du Coca etc. Vraiment extrêmement rare un choix comme celui-ci en Ligue 2.
  • La présence de Liptonic est vraiment très appréciable. Tout comme celle de plats chauds. En plus, des parts de pizza dans un stade, c’est également assez rare.
  • Mon choix s’est tourné vers une part de pizza et un panini, qui étaient tous les deux bien copieux. Mention spéciale à la pizza, très bonne.
  • Un verre de Lipto, une part de pizza et un panini pour 9 euros, c’est plutôt raisonnable.

Les – :

  • Toujours pas de bière avec alcool. Pourtant, dans un derby comme celui-ci, la consommation aurait explosé.
  • Putain, mon panini n’était pas assez cuit, le gruyère était même pas fondu.

Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 4,25/5. L’hospitalité corse passe par une buvette de stade de qualité. Du choix, de la qualité et de la quantité, on ne peut guère espérer mieux. Surtout lorsque l’on nous propose du Liptonic. Ça m’arrache un peu la gueule de dire ça, mais bravo au Gazelec.

Au milieu des chants et des fumigènes, certains trublions tuent l’ennui en balançant des bonbons alors que d’autres s’amusent en se lançant des pop corns de bouche à bouche à plusieurs mètres de distance. Première fois dans ma petite vie de supporter que je vois ça. Sur le terrain, Romain Armand ouvre le score à la 71e minute. Ce sera d’ailleurs le seul but de la rencontre, permettant au Gaz de remporter son deuxième derby de la saison. Malgré cette réalisation, l’ambiance ne faiblit pas dans le parcage, qui sera resté tout au long de la rencontre – et même après lorsque des supporters adverses sont venus nous chambrer alors que nous étions enfermer dans le parcage – irréprochable. Et ça, c’est déjà très bien.

Score final : 1-0. Les joueurs de l’ACA commencent à venir nous saluer quand une échauffourée éclate au milieu de la pelouse. Un derby sans baston n’est pas un vrai derby. Voilà, c’est la fin de la soirée. Pas besoin de débâcher ce soir. Pourquoi ? Tout simplement parce que les I Sanguinari n’ont pas emmené leur mythique bâche à Mezzavia, pour des soucis de logistique. Mais promis, la saison prochaine, on essaye de la placer dans le parcage. Le retour chez moi se fera le samedi soir, après avoir un peu profité de la douceur ajaccienne, rendue toutefois amère avec la défaite. Mais promis, la saison prochaine, on gagne.

Perfettu

PS : pour plus de détails sur ce déplacement interminable, suivez-moi sur mes réseaux sociaux pour découvrir la vidéo à ce sujet.

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

2 Comments

  1. On peut dire que le Gaz en matière de bouffe, ils n’ont pas des goûts de chiottes!!! ?

  2. ha mec ta PP <3 pourquoi j'ai pas suivi tes aventures plus tôt bon sang :'( j'ai saigné hat trick fut un temps mais on parle pas assez de la générosité de la ligue 2 <2

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