Red Star – AC Ajaccio (2-0) : et si nous allions faire un tour du côté de Beauvais ?

On voulait voir le stade Bauer, on a vu le stade Pierre Brisson. Retour sur notre déplacement à Beauvais, pour un succulent Red Star – AC Ajaccio.

Il est 11h lorsque je prends la route pour Beauvais. Et dès les premiers hectomètres, je comprends que ce déplacement ne va pas être de tout repos quand une grosse plaque de laine de verre qui traînait sur la route est venue s’encastrer dans ma 106. On est passé à deux doigts d’un enfoncement de calandre non désiré et fatal. Le charme des Départementales, premier épisode. Le charme des Départementales, deuxième épisode : au bord de la route, les putes se succèdent. Mais pas des belles putes hein, des vieilles putes gitanes dégueulasses. Du coup, je passe mon tour. Vient ensuite le moment où je me retrouve en région parisienne, dans les embouteillages franciliens. Bien sûr, ma 106 de 1994 qui a 305 000 km au compteur les supporte assez mal, surtout après avoir fait 4h de route. À hauteur d’un feu rouge bondé à la sortie de Colombes, le moteur de la voiture commence à surchauffer, les voyants s’allument et de la fumée sort du capot. TOUT VA BIEN ! Fort heureusement, je réussis à m’extraire des bouchons assez rapidement et la fumée se dissipe. J’ai eu chaud : le moteur a bien failli passer à travers. On peut enfin rouler sereinement en direction de Beauvais. Peu avant la destination finale, je décide de m’arrêter faire reposer la voiture et me vidanger. Je fonce dans un urinoir flambant neuf qui diffuse la radio pendant que tu pisses. Et là, qu’est-ce que j’entends ? Un reportage sur « les pommes de terre dans tous leurs états » de mon ancienne prof de radio à l’école de journalisme, diffusé sur France Bleu Oise. Perso, je préfère ma vie à la sienne. L’arrivée se fait aux alentours de 18h.

Trop tôt ? Non, pas du tout. Comme souvent, les stadiers ne savent pas nous indiquer où se trouve le parcage visiteurs. Le premier nous dit d’aller de l’autre côté du stade, nous y allons. Ce n’est pas là. Nous demandons à un autre stadier qui nous dit que le parcage se trouve au bout de la rue. Nous y allons. C’est un cul de sac. On fait demi-tour et allons de l’autre côté du stade. C’est encore un cul de sac. Il est 18h30 et nous finissons enfin par trouver notre entrée. C’est la deuxième fois que je « visite » le stade Pierre-Brisson de Beauvais. La première fois, c’était en novembre 2015, juste après les attentats. À l’époque, les parcages visiteurs étaient fermés par mesure de sécurité, j’avais donc assisté à la rencontre en tribune honneur. C’est ainsi mon dépucelage en parcage visiteurs à Beauvais. Et je m’en serais bien passé.

La fouille se fait tranquillement, le paiement de la place un peu moins : 10 balles pour une place de foot dans un stade à Beauvais, ça fait mal au cul. Dès qu’on rentre dans le stade, on remarque la petite maison adossée au parcage visiteurs et le chat qui traîne aussi gros que sa maîtresse.

On a retrouvé Matthieu et Marco, on bâche et on attend nos collègues supporters. Au total, nous serons 22 en parcage visiteurs, dont la majorité sont des membres de l’Orsi Ribelli. Oui, ils sont venus rien que pour le match depuis Ajaccio. Bravo et chapeau les mecs. Toutefois, il y  a une mauvaise nouvelle pour I Sanguinari, 8Clem n’est pas là. Mais bon, on va faire comme s’il avait été là, en inventant ce qu’il aurait pu dire :

  • « Oh Renot, oh PD, ton père c’est Jean »
  • « Oh Sy, oh scie sauteuse ! »
  • « Oh Lapoussin, oh PD, ta mère c’est une poule »
  • « Oh Derrien, dis pas merci, oh PD »
  • « Oh Faucher, oh PD, tu n’as plus d’argent »
  • « Oh Lefebvre, oh PD, ton père c’est Jean, retourne dans la 7e Compagniiiiie »
  • « Oh Fontaine, ta femme c’est une femme fontaine, ta mère aussiiii »

Heureusement pour l’ambiance, d’autres supporters du parcage se sont lâchés sur les adversaires « Oh le 11, y a ta mère sur Vivastreet », « Oh Renot, ta mère elle va mourir », sur Bartolomeu Varela « Oh arbitre, oh sans cheveux », sur l’arbitre de touche « ton drapeau on va te le foutre au cul », « ta mère c’est ton père », « t’es vraiment un puceau oh l’arbitre de touche » ou encore « Oh l’arbitre, oh Mickaël Debève ! » (on vous laisse juger de la ressemblance par vous-même). Même le speaker en prendra pour son grade avec un : « Oh le speaker, tu ressembles à une madeleine ». En parlant de madeleine, c’est l’heure de bouffer.

Les + :

  • Les deux jeunes de la buvette sont venus prendre notre commande très tôt dans le match puis nous ont rapidement servi, avec le sourire.
  • La bière servie était AVEC alcool. Alléluia.
  • Avant la fin du match, les mecs de la buvette nous ont offert cinq ou six sandwichs et quatre ou cinq bières, « pour la route », comme ils l’ont dit. Un geste ultra-sympathique qui pourrait avoir des conséquences sur eux : « On va se faire défoncer par le club » ont-ils avoué.

Les – :

  • Franchement, vous vous foutez de notre gueule à nous faire bouffer un sandwich qu’on trouve à Aldi pour 60 centimes ?
  • 4 euros pour ça, en plus, ça fait cher le vomi.
  • De la salade cuite, un pain brioché étouffant, trop de sauce, acide, des tranches de jambon aussi fines que du papier… Rien n’allait.

Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 2,5/5. On va être très clair : le sandwich en lui-même – l’un des plus dégueu de ma vie – ne valait que 0,5. Mais la bière avec alcool vaut un point de bonus et la gentillesse des mecs de la buvette qui sont venus, revenus et re-revenus prendre notre commande et nous servir (tout en nous offrant les restes) vaut également un autre point bonus. Deux points de plus qui viennent embellir la note mais attention Red Star, il serait sympathique de donner de la bonne bouffe à vos supporters adverses.

Nouveauté cette saison : on va également noter les… toilettes des stades de Ligue 2. Alors faites attention, les photos peuvent choquer les âmes les plus sensibles.

Pierre-Nico voulait absolument m’aider à noter les toilettes du stade Pierre-Brisson. On s’est donc dirigé tous les deux en direction des deux WC de chantier roses fluo qui ornent le parcage visiteurs. Une fois la surprise de voir des chiottes de chantier dans un stade, on remarque qu’à l’intérieur, il n’y a pas de lumière. Et pas d’eau. Pas idéal pour l’hygiène. La propreté, elle, est plutôt bonne, la cabine est nickel. Il y a du PQ et du savon et l’odeur est particulièrement agréable. En gros, un extérieur décevant et un intérieur frais, va-t-on dire. Il y a des points forts mais la forme est rédhibitoire. Note : 1,5/5.


La deuxième période verra l’ACA dominer, pousser, se procurer des occasions mais ne jamais marquer. Au contraire, le Red Star alourdira le score à la 95e minute sur un contre. Une défaite pas méritée mais une belle ambiance en parcage visiteurs et un déplacement que l’on ne va pas oublier de sitôt.

Une fois que le coup de sifflet a retenti quatre ou cinq joueurs acéistes, dont Jérémy Choplin, sont venus nous saluer, de plus ou moins loin. On débâche, on se dit au revoir et certains se dirigent vers le bus des joueurs. On rejoint ainsi Manufrankin et Vadim qui, par un tour de passe-passe qui pourrait nous servir d’autres fois dans la saison, ont vécu le match au plus près de la pelouse. Une discussion avec BeIn Sports et avec le président Luciani plus tard, nous voilà repartis. Mon arrivée se fera aux alentours de 6h du matin, après avoir fait une petite sieste sur le parking du Chaussea de Bonny-sur-Loire. C’est la vie qu’on a décidé de mener.

Perfettu

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

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