Guingamp-Rennes (2-1) : La Breizhou Académie a l’âme charitable

Salut les asticots,

Ces temps-ci, on a plus l’impression d’être engagé dans le championnat de Bretagne qu’en compétition nationale. Après avoir joué Nantes pour la troisième fois de la saison et Brest avant ça, voilà qu’on se déplace à Guingamp. Les Costarmoricains ont beau être derniers et n’avoir pas gagné à domicile cette saison, il n’en reste pas moins que ce club semble n’avoir été créé que pour nous chier dans les godasses.

On reste sur une belle série en Ligue 1, eux non, tous les ingrédients sont réunis pour qu’on perde.

La composition :

Les choses se corsent sérieusement pour Stéphan, qui est obligé de faire tourner, ses cadres étant complètement cramés, sans pour autant risquer de prendre rouste sur rouste. On ne gagnera pas au courage comme à Nantes à chaque fois. Il décide donc de reposer plusieurs titulaires (André, Grenier, Bourigeaud), mais pas celui qui en a le plus besoin et qui est accessoirement notre meilleur joueur, Sarr. Assez incompréhensible. Ce qui nous donne :

Koubek – Bensebaini, Mexer, Da Silva, Traoré – Léa-Siliki, Johansson – Del Castillo, Ben Arfa, Sarr – Siebatcheu

Le match :

Les premières minutes voient les Rennais mettre la pression sur le camp adverse, mais c’est plus dû à un petit retard guingampais à l’allumage qu’à la qualité rennaise. Très vite, le milieu local prend le dessus sur son vis-à-vis et les hommes de Gourvennec appliquent un pressing qui gêne la relance rennaise. Il ne faut qu’une vingtaine de minutes pour constater que Sarr est plus fatigué qu’un marathonien insomniaque et donc imaginer que le match sera compliqué pour nous. Une première alerte intervient à la demi-heure de jeu, avec un centre-tir de ce bon vieux Nolan Roux que Koubek détourne en corner du bout des gants. Quelques minutes plus tard, le schéma classique : corner défensif, absence de marquage, tête d’Eboa Eboa, but. Guingamp 1-0 Rennes.

Les Guingampais, déjà bien regroupés derrière, ne se font pas prier pour installer un bus à deux étages devant leur cage. Il pleut de plus en plus, bref, des conditions idéales pour des Rouge et Noir à bout de souffle et menés.

Au retour des vestiaires, le match reprend sur les mêmes bases : les coéquipiers de Didot défendent bien, tentent de jouer les contres, tandis que côté Rennais, on est sans jus et sans idée. Donc on a Ben Arfa, Sarr et Del Castillo qui essaient de dribbler toute l’équipe adverse chacun leur tour. Mention spéciale à Hatem qui part à chaque fois de plus loin. A l’heure de jeu, on l’a vu partir du rond central, en fin de match je crains qu’il ne joue lui-même les 6 mètres.

Pendant ce temps, Guingamp joue intelligemment le coup et aggrave le score sur un centre de de Blas pour la tête de Deaux, absolument seul face au but (59e). Guingamp 2-0 Rennes.

Stéphan sort Johansson, catastrophique, pour André. Le capitaine amène de l’intensité et de l’impact, mais le reste de l’équipe n’arrive pas à suivre. Jusqu’au dernier quart d’heure et l’entrée de Niang, qui décide de s’impliquer pile au moment où il en est le seul capable. Quel sens du timing.

Sauf que l’attaquant sénégalais a manifestement décidé que s’il jouait un match cette saison, ce serait celui-là : à la 86e, il hérite du ballon aux abords de la surface. Il s’emmène le ballon et envoie une sacoche monstrueuse dans la lucarne opposée de Caillard. Wow. Guingamp 2-1 Rennes.

Les dernières minutes sont folles. Les Rouge et Noir se décident ENFIN à jouer, les Guingampais font dans leur froc et bétonnent plus qu’une armée d’affranchis new-yorkais. Sarr fait passer un frisson dans nos slips en envoyant une tête sur le haut de la barre avant que Niang ne place un retourné au-dessus. Malheureusement, le score en restera là, Guingamp obtient sa première victoire à domicile de la saison, fin de série pour Stéphan en Ligue 1.

C’est le match typiquement frustrant, face à un adversaire qui se sort les doigts à chaque fois contre nous, tandis que l’on constate le manque de profondeur de banc de notre côté. Après trois non-matchs, Stéphan fait face à son premier casse-tête, avec des matchs qui continuent à s’enchaîner à un rythme effréné, des cadres qui tirent la langue et des remplaçants qui ne sont pas au niveau.

Les joueurs :

Koubek : 3/5. Il ne peut rien sur les deux buts, vigilant sur le centre-tir bien vicelard de Roux.

Bensebaini : 2/5. Il accuse le coup physiquement lui aussi, on l’a très peu vu monter. Blessé, il est remplacé par Zeffane (57e, 2/5), quelconque.

Mexer : 3/5. Match correct, si ce n’est une déconnexion neuronale qui occasionne une passe atroce pour Da Silva et une interception guingampaise heureusement sans conséquence.

Da Silva : 4/5. Le brassard lui va très bien.

Traoré : 3/5. Quelques belles frappes, des montées bordéliques, mais peu de solutions devant.

Léa-Siliki : 1/5. Beaucoup d’activité, mais il joue complètement à l’envers. A tel point qu’on se demande presque s’il ne fait pas exprès. A l’image de la mine qu’il met au-dessus à un quart d’heure de la fin alors qu’il a le but ouvert.

Johansson : 0/5. Cataclysmique. Non seulement il s’est fait manger par le milieu adverse, mais en plus il se fait enrhumer par Blas sur le 2e but et je pense qu’il n’a pas fait une seule passe vers l’avant. Très bien placé pour devenir ma nouvelle tête de Turc. Remplacé par André (67e, 3/5), avec qui la comparaison est cruelle.

Del Castillo : 2/5. Tu te vois trop beau, gamin, avec tes dribbles de Brésilien là. Je te concède que tu ne ménage pas tes efforts. Encore heureux. Remplacé par Niang (78e). BAH TU VOIS QUAND TU VEUX, MERDE.

Ben Arfa : 2/5. Comme le chanteur Renaud, il a deux visages, Ben Arfa et Ben Arfaux. Ce soir, c’était la version insupportable qui veut dribbler la Terre entière et qui se rate, évidemment. Encore pire de le voir se mettre à jouer une fois qu’on a réduit le score.

Sarr : 2/5. Il est tellement bouilli qu’on s’attendait à le voir s’évaporer dans son maillot à tout moment. Incompréhensible que Stéphan l’ait encore fait jouer 90 minutes. Sa première grosse erreur de coaching.

Siebatcheu : 1/5. Ce loupé en début de match, bordel…

Belle spirale de merde depuis trois matchs pour nos Rouge et Noir. Espérons qu’ils inverseront la tendance contre Montpellier, mais vu l’état de forme général, ça sent des aisselles.

ALLEZ RENNES

Marco Grossi (@_MarcoGrossi)

Marco Grossi

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