Impact Montréal – CD FAS (1-0) : L’Impact Académie livre ses notes

« Rebelle et soumise

Paupières lassées

Remets ta chemise

Belle fiancée

L’amour est cerise

Et le temps, passé

C’est partie remise

Pour aller danser »

Près de 300 jours que nous errons, l’âme en peine, déboussolés, au fin fond des Enfers. Nous ne formons plus un ensemble, ou alors à de rares occasions. Quand on nous a envoyés ici, nous ne savions pas qu’un tel jugement nous serait porté. Ici, vos fautes et vos bonnes actions, celles que vous avez commises à l’époque où vous fouliez les verts prés terrestres, ont une incidence sur le lieu où vous vous retrouverez. Nous pensions tous arpenter les prairies élyséennes… Quelle naïveté, quel orgueil. Certes, nous nous étions épargnés une interminable attente sur la rive des démunis en ayant astucieusement placé dans nos rectums respectifs l’obole qui ravit les bourses de Charon. Mais au terme du voyage, nous fumes dispersés.

Nombre d’entre nous été au courant du sort qui attendait certains. La douleur, la souffrance, l’expiation. Le Tartare. Au plus profond de la Terre, à la même distance de la surface que ceux qui sont partis aux Cieux rejoindre les Dieux, plusieurs de nos amis subirent des tortures physiques ou psychologiques toutes plus variées et insupportables. Ils avaient fauté et il fallait accepter la punition qui leur était infligée, mais ces châtiments nous paraissaient si cruels. Collen Warner fut condamné à porter un chandail du Toronto FC et de se donner à fond pour l’équipe plus rouge que les yeux d’Hadès quand il vous regarde amoureusement. Les fleuves aux eaux boueuses, les marécages nauséabonds, finalement le Tartare ne serait-il pas qu’une gigantesque représentation de ce qu’il arrive lors d’une sodomie mal contrôlée ?

La triple enceinte d’airain qui entoure les lieux vous force à côtoyer tous les plus grands et vils criminels, et vous ôte toute velléité de fuite. Mais pour nous rejoindre, certains ont dû tenter leur chance. Dans un dernier effort d’humanité, ils courent aux abords des étangs glacés et à travers les steppes arides. Ils doivent nous rejoindre, ils ont entendu notre appel, plus haut et plus loin. Leur courage les a menés hors du Tartare, là où nulle âme n’est censé échapper à sa peine, mais certains n’en sortiront peut-être jamais. Je pense à Nick de Santis, condamné pour l’éternité à réceptionner la pierre que pousse dans le vide Sisyphe. Felipe, lui, jongle sans fin sur une île au centre même d’un des nombreux lacs de soufre qui empeste les lieux. S’il parvient à lâcher son ballon et se concentrer sur les éléments qui l’entourent, il remarquera peut-être l’embarcation qui l’attend et lui permettra de nous rejoindre.

Sans but, beaucoup errent dans la Plaine des Asphodèles. Ni criminel ni Samaritain, ou alors un peu des deux, les âmes patientent éternellement dans un brouillard noir empêchant quiconque de savoir qui l’encule. Depuis notre position préférentielle, nous avons essayé de leur insuffler l’espoir d’une existence meilleure, substantielle, où ils pourront placer sur un corps leurs anciennes sensations douloureuses. Sous l’œil inquisiteur de Perséphone, souveraine de ces lieux, ils se déplacent maintenant avec un seul et unique objectif, mais avec la discrétion d’Enée et la ruse d’Hercule. Ils se doivent de garder l’illusion d’une ombre vagabonde pour leurrer la compagne d’Hadès, les âmes de Matteo Ferrari et Heath Pearce ont compris, elles nous rejoignent !… Non, elles s’en retournent… Auraient-elles définitivement perdu tout espoir ?

Nous attendons. Avec nos faibles moyens, nous les aidons. Notre réincarnation et la sortie de ces Enfers approchent, mais nous ne pouvons accepter d’en partir sans le maximum des nôtres. D’aucuns diront que la récompense d’un retour auprès des mortels est un privilège dont nous seules, âmes vertueuses, devrions jouir. Mais nous avons déjà été gratifiés du plus beau des présents en nous retrouvant sur l’Île des Bienheureux, au-delà des flots de l’Océan. Ici, le printemps est éternel et avec lui fleurs et oiseaux, gaieté et frivolité. Ici, les filles sont en jupe et ne portent pas de culotte, elles courent dans les herbes hautes, la rosée du matin s’abandonnant au gré de leurs errances sur les lèvres douces de leur innocence, avant de se baigner nues dans le Léthé. Pourquoi donc ne pas rester ici à attendre indéfiniment, en l’élue Élysée, là où la foudre frappe d’amour ? Car nous ne pouvons laisser nos mortels soutiens sans guide. Le retour sera difficile, mais chaque bataille gagnée est un pas de plus vers la surface.

Nous sommes si bas que nous ne pouvons que remonter, la Ligue des Champions, bienveillante guilde élyséenne, nous y aidera. Et nous nous élancerons à travers la ténébreuse Érèbe, nous défierons le Red Cerbère de New York, les Los Angeles Érinyes et même le Houston Thanatos. Nous illuminerons de bonheur des âmes humaines divaguant dans les Palais des Songes et du Sommeil. Et enfin, enfin, nous émergerons du lac Averne au cœur des Champs Phlégréens et, retrouvant notre fierté, nous nous battrons jusqu’à notre nouvelle mort sous une même bannière.

Alignement

On entame les nouvelles compétions de la même façon, Camara et Ferrari sont réalignés ensemble pour une première depuis des mois. Le divin Patrice est laissé sur le banc quand le non moins bel homme Gorka Larrea est enfin de retour sur le pré. On notera la présence de Karl Ouimette arrière droit, décision sans aucune logique à l’encontre de ce jeune joueur de talent.

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Les Québeaucois.

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Les Sales Vadoriens.

Un Pack de Montréal

Evan Bush (3/5) : Sa sentence, l’alternance. On aurait du le revoir pour la première fois suite au championnat canadien dans ce match de Ligue des Champions. Il a profité de quelques matches de rab, en faisant toujours son boulot correctement. On se revoit logiquement au prochain match de LdC, sauf boulette défensive entre temps.

Krzysztof Krol (2/5) : Le Sisyphe de l’équipe. Condamné éternellement à remonter le ballon sur son côté gauche, puis envoyer son centre au troisième poteau et recommencer. Pas un mauvais joueur puisqu’il connaît les rouages de sa position, mais il peine à garder sa lucidité, pris dans le dos en défense et imprécis en phase offensive. Il faudra définitivement en faire plus pour gagner la gratitude des Dieux.

Matteo Ferrari (3/5) : Autrefois, Matteo était un riche roi d’Italie, aimé de tous, admirez des Dieux. Un jour qu’il invitait les Dieux à sa table, il fit une chose horrible. Voulant leur faire une démonstration, il pris un ballon mais trébucha lourdement en tentant un geste du pied. Outrés, les Dieux, se rappelant au bon souvenir de Tantale, condamnèrent Matteo au pire des supplices. À chaque fois que celui-ci tente d’attraper un ballon, il le fuit. À chaque fois qu’il essaye d’arrêter un joueur, celui-ci disparaît.

Hassoun Camara (2/5) : Il a bien failli provoquer l’apparition de tous les maux de l’humanité par son tacle bien trop engagé à 20 minutes du terme. Il a ouvert, comme Pandore, la boite à cartons de l’arbitre et a rejoint les vestiaires avant ses partenaires. Mais il a su la garder ouverte, à l’inverse de cette gourdasse de femme d’Epiméthée, et l’espoir n’est pas resté enfermé dedans.

Karl Ouimette (3/5) : Tout simplement condamné par Frank Klopas à jouer du mauvais côté du terrain. Gaucher, arrière gauche, mettons le à droite voir comment il galère. De nombreuses fautes et erreurs de placement du coup en première demie. Mais il a su accepter sa punition et a effectué sa peine avec solidité et fermeté en deuxième période. Arrêtons de jouer avec lui et jouons avec lui s’il vous plait.

Gorka Larrea (3/5) : Condamné, comme Atlas, a porté le monde du milieu de terrain sur ses épaules, il a tenu son rôle avec honneur. Élément central du dispositif montréalais, il a fait bénéficié à ses coéquipiers d’un jeu de passes précis et a offert un volume de jeu impressionnant. Il a du lever un peu le pied après avoir récolté un carton jaune en première demie. Il fut alors épaulé par Patrice Bernier, qui lui permit de soulager quelques instants sa peine, tel Hercule lors de la récolte des Pommes d’Or.

Felipe Martins (2/5) : Épris de la plus prestigieuse des compétitions continentales, Felipe a tenté de séduire la Ligue des Champions. Il a de ce fait provoqué la colère du football qui détient tout. Pour piéger le bougre, le football a façonné un nuage à l’image du trophée tant convoité. Tel Ixion, Felipe, trop ivre pour remarquer le stratagème, s’accoupla avec le nuage. Jaloux et furieux, le football le punit en l’accrochant à une roue tournant indéfiniment dans le vide sur le terrain.

Andres Romero (3/5) : Condamné à bien jouer. Je crois que c’est le châtiment le plus étonnant mais peut-être aussi le plus cruel, il semblait pourtant se plaire dans son rôle de boulet (non pas celui de Sisyphe du coup). Au plus grand plaisir de tous, il défend, il attaque, il pique. Il est mild quand même, on attend la version hot.

Dilly Duka (2/5) : Il a erré dans le sombre brouillard d’Érèbe pendant tout le match, dans une position étrange de 9 ½, 10 qui ne l’a pas rapproché du salut. Rapidement remplacement en seconde demie, il est probablement plus efficace sur un côté ou devant et a subi la folie de Klopas.

Justin Mapp (3/5) : Héros homérique. Plus vite, plus fort, plus meilleur. Aurait rempli les douze travaux d’Hercule en une demie journée, la main dans le slip.

Marco Di Vaio (3/5) : Marco Di Prométhée a encore offert un cadeau aux hommes, après les avoir façonnés dans l’argile et avoir osé voler la foudre de Zeus pour leur donner le feu. Mardi, il a offert la victoire au Bleu Blanc Noir, d’une tête imparable. Mais, on l’a longuement vu en seconde période crier sa rage, s’énerver, hurler. Enchaîné, il ne faut oublier qu’un aigle dévore son foie qui se régénère sans cesse. Pas évident pour jouer.

Substituts

Patrice Bernier : Dieu de l’Olympe.

Maxim Tissot : Entré à la 69e malgré un gros tacle subi en première mi-temps.

Wandrille Lefèvre : Cerbère.

Retrouvez les faits saillants en vidéo après l’avertissement ici

L’entreprise de rachat commence de la meilleure des manières avec cette victoire fas au CD FACE, euh face au CD FAS, peu convaincante mais salvatrice. Les Salavadoriens n’ont pas démérité et auraient pu empocher le nul sans scandale. On finit quand même ce match avec Camara et Klopas exclus, pas fameux contre une équipe qui pourrait concourir pour la prochaine Cacamiseta. Il faut maintenant en profiter pour créer une dynamique positive, qui s’enchaîne samedi grâce à une victoire à Philadelphie.

Becs anaux,

Mauricio Vincello.

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academicien

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Un commentaire

  1. Ouais, gros orage, tv grésillante, noir et blanc, qualité nulle, autant que notre sympathique FAS.
    Savais tu que les supporters du FAS s’appellente de gag les facistes?
    Sans rire.
    Et savais tu que pour qq dollars de plus vous gagniez 7-0?

    Mais bon, au Salvador on a autre chose à foutre que de gagner des coupes.

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