La PL Academy vous présente la quinzième journée

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match nul interdit (ou presque)

boiler man bannière PL academy

Le top buts de cette journée réserve de belles choses, on vous invite à le regarder en boucle en attendant la classique avalanche du Boxing day.


West Ham 3 – 2 Chelsea

La colère de David Moyes, qui n’y a pas goûté ? Qui ne ressent pas un frisson glacial lui fouetter l’épine dorsale lorsque les yeux globuleux de l’Écossais se posent sa misérable personne ? Pas Tuchel en tout cas, qui comme bien d’autres a subi la loi des Hammers.

Ce n’est pas faute d’avoir bien joué, pourtant. Fidèles à leurs habitudes, les Blues ouvrent le score sur un coup de pied arrêté par l’intermédiaire de Thiago Silva. Chose moins usuelle, on se tire une balle dans le pied dans la foulée : Jorginho laisse Mendy à la merci d’un Jarrod Bowen déchaîné avec sa passe en retrait toute moisie et le malheureux gardien est poussé à la faute. Lanzini transforme du point de pénalty. Vient ensuite un petit chef d’œuvre de Mason Mount qui fusille Fabianski d’une reprise plat du pied juste avant la mi-temps, sûrement l’un des buts de la journée.

La seconde période est le théâtre d’un retournement de situation comme la PL les aime. Bowen offre l’égalisation aux Moyes boys avec une belle frappe croisée et l’on pense que le match va s’achever sur un nul quand soudain, Arthur Masuaku tente ce qu’on appellera un centre dont la trajectoire trompe Mendy qui s’attendait à tout sauf à ce qu’on appellera un tir tendu au premier poteau.

West Ham emporte un nouveau duel épique qui l’accroche à sa quatrième place, juste derrière son adversaire du jour qui perd le lead.


Newcastle 1 – 0 Burnley

Dans ce match de la peur entre pensionnaires de la zone rouge, ce sont les Magpies qui ont tiré leur épingle du jeu. Ils ont pourtant mis du temps à entrer dans le match, laissant aux Clarets le soin d’avancer leurs pions et à Gudmundsson de trouver le poteau. Mais la sortie de Maxwell Cornet a sonné Burnley : on les comprend.

Newcastle a alors haussé le ton jusqu’à s’aventurer dans la surface adverse. De là, suite logique des évènements : ballon dans la surface de Burnley, gardien anglais en bois, but. Sa Sainteté Nick Pope, toujours aussi adroit quand il s’agit de faire n’importe quoi, a capté le cuir sur un centre anodin et relâché le même cuir en atterrissant sur Fabian Schar. Callum Wilson a mitraillé le but vide et donné l’avantage resté définitif. Les Magpies remontent à hauteur de leurs adversaires du jour.


Southampton 1 – 1 Brighton

Ça ne doit pas être facile de supporter Southampton en ce moment. Pour plein de raisons extra-sportives comme le froid, le gris et la déprime, déjà, mais aussi pour ces ascenseurs émotionnels qui ne semblent jamais vouloir tourner à l’avantage des Saints. Car ces derniers attaquent largement mieux le match que leurs adversaires et sont vite récompensés par un très beau but d’Armando Broja qui enchaîne parfaitement dribble et tir de l’extérieur du pied.

Brighton n’abandonne pas mais laisse tout de même l’impression de ne jamais pouvoir revenir, du moins jusqu’à la 97e minute, quand Neal Maupay récupère un ballon chanceux dans la surface des Saints et en profite pour égaliser puis, fidèle à ses habitudes de grosse tête de con, pour chambrer tout le Saint Mary’s Stadium comme s’il venait de gagner la Ligue des Champions.

Les Saints ne décollent pas du bourbier de la 16e place tandis que les Seagulls ne voient déjà plus leur bon début de saison que de très loin à force de ne plus connaître la victoire. Ils sont 9e.


Wolves 0 – 1 Liverpool

Se déplacer au Molineux Stadium un samedi après-midi alors que la digestion du filet mignon sauce moutarde s’opérait encore dans nos estomacs représentait un traquenard idéal. Traquenard évité de justesse par les Reds, face à des Loups pourtant moribonds, (presque) sans aucun talent et assurément inintéressants.

Les occasions ont plu sur le nord-ouest de Birmingham comme les candidats fascistes à l’élection présidentielle à venir : en trop grand nombre pour qu’aucun mal ne soit fait. Que ce soit Salah, Mané ou Thiago, Liverpool a manqué le coche pendant 90 minutes. Toujours un pied ou une tête sur le chemin du but, ou une inhabituelle maladresse, à l’image d’un Diogoal Jota coupable d’un des plus gros fails de la saison sans aucun doute.

Quand rien ne marche, quand il faut un miracle, quand il faut l’irrationnel pour obtenir le résultat raisonnable, un seul être survient : Divock Origi. A 90 secondes du terme, le Belge, servi dos au but par Mo Salah, se retourne et la met au fond. Liverpool profite du faux pas de Chelsea pour passer deuxièmes à un point de City.


Watford 1 – 3 Manchester City

Ça va toujours aussi mal pour Claudio Ranieri sur le banc de Watford. Il faut dire que, pour ses débuts, le coach italien a mangé du lourd d’entrée. En huit matchs, les Hornets ont affronté six “gros” : Liverpool, Arsenal, Manchester United, Leicester, Chelsea et City. Résultat : cinq défaites et une victoire face au plus faible des six mentionnés (Manchester United, évidemment).

Face à City, la branlée annoncée fut d’autant plus inévitable que Watford a encaissé un premier but au bout de trois minutes sur une tête de Sterling, aussi libre de marquage qu’un slip sorti de la blanchisserie. Bernardo Silva a doublé la mise à la demi-heure et inscrit son doublé à l’heure de jeu, face à une défense apathique, catastrophique, statiqu-issime de Watford. Cucho Hernandez a réduit la marque en fin de partie.


Leeds 2 – 2 Brentford

La vie est dure pour Leeds qui ne parvient pas à lancer sa saison et continue à se faire peur même face à des adversaires pourtant “abordables”. Ici Brentford, pas venu pour beurrer les sandwiches mais quand même vachement moins effrayant qu’en début de saison, a bien failli jouer un sale coup aux Peacocks.

Ce sont pourtant ces derniers qui ouvrent le score en première période grâce à un jaillissement de Tyler Roberts sur un double centre de Rafinha. Mais Brentford égalise en début de seconde période et ajoute même un (beau) but cinq minutes plus tard, tout n’est pas seulement à refaire : ça s’annonce dur pour les Whites. Heureusement l’homme providentiel arrive et vient sauver le cul de Bielsa en égalisant à la 95e : Bamford tend le pied sur un ultime corner et fait chavirer Elland Road.

Au classement ça n’arrange évidemment personne, même si la zone de relégation s’éloigne un peu : Leeds est 15e, Brentford deux places plus haut avec juste un point de plus.


Manchester United 1 – 0 Crystal Palace

Old Trafford avait à cœur de réserver un bel accueil à Ralf Rangnick et on a senti que les joueurs aussi. Le même onze que celui qui avait battu Arsenal jeudi n’a pas montré grand signe de fatigue et a pressé les Eagles très haut durant toute la première période. L’efficacité a cependant manqué et les deux équipes sont rentrées au vestiaire sans but.

C’est le Brésilien Fred qui a débloqué la situation en fin de match d’une belle frappe alors que les deux équipes peinaient de plus en plus à se montrer dangereuses (enfin, surtout celle qui avait le ballon).

United se redresse gentiment en attendant de se mettre à presser comme jaja tandis que du côté de Vieira, on regrette le temps pas si lointain (mais fort court) de l’embellie : troisième défaite d’affilée.


Spurs 3 – 0 Norwich

Avant le drama de la semaine en Ligue Europa Conference et le cluster apparu miraculeusement au sein du club une fois les Rennais arrivés à Londres, les Spurs version Antonio Covide ont plumé des Canaris probablement trop préoccupés par le devenir de leurs congénères en cette période de fêtes. Dès la dixième minute, O Fascisto Lucas Moura ouvre le score d’une lourde aux vingt-cinq mètres qui déforeste les bois de Tim Krul.

Satisfaits, les Spurs décident d’attendre les faibles incursions des hommes de Dean Smith pour piquer en contre. Et ça fonctionne : à l’heure de jeu, un débordement de Matt Doherty et un bon service pour Harry Kane amènent un corner, lequel permet à Davinson Sanchez de doubler la mise. Heung-Min Son inscrit ensuite son but hebdomadaire à un quart d’heure de la fin et permet à son équipe de remonter à la cinquième place. De quoi préparer sereinement un choc en C4 qui devra avoir lieu quelque part entre aujourd’hui et le 31 décembre.


Aston Villa 2 – 1 Leicester

Les Villans de Steven Gerrard accueillaient les Foxes de Brendan Rodgers. Ça sentait un peu la Mersey mais pas trop non plus. Pour ouvrir les hostilités, Harvey Barnes a mis le ballon au fond d’un joli plat du pied dans le petit filet opposé. Emiliano Buendia a répondu de la tête sur coup-franc quelques minutes après, profitant de la passivité des Renards, bien trop mous à dégager le ballon (le but est officiellement accordé à Ezri Konsa qui a dévié le cuir d’un millimètre). Le même Konsa a donné la victoire aux Villans de la tête sur corner peu avant l’heure de jeu, confirmant la fébrilité des hommes de Rodgers sur ces phases défensives. Les deux équipes se maintiennent dans le ventre mou et tous les yeux (absolument) sont rivés sur le Liverpool – Aston Villa du week-end prochain.


Everton 2 – 1 Arsenal

Depuis des semaines, nous vous entretenons de la période cataclysmique traversée par les Toffees, dont les attaquants demandent régulièrement à la FA l’autorisation de s’équiper d’un GPS pour trouver le chemin des filets. Qui mieux qu’Arsenal, Ste Rita des causes désespérées de la Premier League, pour les relancer ?

Pour ce faire, Mikel Arteta a appliqué à la lettre un plan osé, qu’aucun autre manager de PL n’avait envisagé depuis longtemps contre Everton : ne rien tenter, aucune initiative, aucune percussion, laisser les Toffees reprendre confiance petit à petit. Malheureusement, même ces dispositions exceptionnelles ne semblent pas suffire quand un centre parfait de Kieran Tierney trouve Martin Ødegaard, seul aux six mètres, juste avant la pause. Dans un irrespect total des consignes, le Norvégien ouvre le score.

Après un rappel à l’ordre salutaire du Basque sur la raison d’être des Gunners, ces derniers reviennent des vestiaires avec les mêmes intentions, c’est-à-dire de laisser Everton reprendre les devants. Taquine, la VAR tente de piquer les Toffees au vif en refusant deux buts à Richarlison pour des hors-jeux(.net) au poil d’acarien. Et ça fonctionne, le Brésilien finit par égaliser en reprenant une frappe de Demarai Gray (pourtant miraculeusement déviée sur sa transversale par Aaron Ramsdale).

Eddie Nketiah a alors dans la foulée l’opportunité de redonner immédiatement l’avantage aux Gunners, mais le banc d’Arsenal lui rappelle la consigne et l’Anglais rate ainsi un but tout fait à bout portant. Dans la foulée, Demarai Gray, reboosté, décoche une lourde qui finit par faire poteau rentrant. Un travail de sape des Gunners qui a porté ses fruits, et qui s’avère magnifié dans les arrêts de jeu, quand Pierre-Emerick Aubameyang envoie sa frappe quasiment en touche alors qu’il était seul aux six mètres.

Bonus : la contribution importante de Michel Doyen au renouveau d’Everton.


The table : Ça galope toujours en tête malgré un petit accroc pour Chelsea. Les Spurs nous rappellent qu’ils existent et commencent à empiler les points tandis que la queue de peloton rivalise de médiocrité pour se tirer vers le bas. Bel esprit, vraiment. Attention à Watford qui arrive en trombe avec ses trois défaites d’affilée.

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