La PL Academy vous présente la vingt-troisième journée
porridge à la grimace
Quand est-ce que l’Angleterre se reconfine ? C’est pour trois amis.
Sheffield 1 – 2 Chelsea
Les Lames étaient pourtant sur une bonne série… Enfin forcément, quand on a 11 points en 20 matchs, le seul fait de ne pas perdre deux fois de suite engendre une série incroyable. Bref, Thomas Tout Seul est passé par-là et a remis les pendules à l’heure : Chelski revient dans le top 5. La PL Academy est partagée entre le demi-souhait de succès de Tuchel avec ces joueurs pour ringardiser Lampard le nullos et le souhait toujours complet de voir Chelsea être nul.
Aston Villa 1 – 0 Arsenal
Durant toute la semaine, les Gunners se sont répandus en messages sur les réseaux sociaux pour expliquer qu’ils allaient se reprendre après leur défaite contre les Loups. Raté, ces promesses n’auront tenu que soixante-quinze secondes une fois revenus sur le terrain. Le temps pour Bertrand Traoré d’intercepter une remise trop audacieuse de Cedric pour Gabriel et de centrer pour Ollie Watkins, dont la frappe mollassonne opportunément déviée par Holding crucifie Maty Ryan (bienvenue à lui, au passage).
“Ce n’est pas grave, on a largement le temps de revenir au score”, se dit le Gooner naïf. En fait de réaction, on saluera celles de Matt Ryan, qui a évité à sa nouvelle équipe d’en prendre trois de plus dans la musette. Ou la raie fabuleuse de l’ancien de la maison Emiliano Martinez (Procuration FC, quand tu nous tiens) sur un coup-franc pleine lucarne de Xhaka. En revanche, RAS du côté des joueurs de champ, si ce n’est l’impressionnante adaptation de Martin Ødegaard à ses coéquipiers, en témoigne sa mise sur orbite d’un ballon qui traînait dans la surface à dix minutes de la fin.
Arsenal se dirige de plus en plus vers le ventre à bière du championnat et permet à son adversaire du soir de remonter à la huitième place.
Burnley 1 – 1 Brighton
Burnley, Brighton…c’est quoi la différence exactement ? Deux équipes qui galèrent, qui pratiquent un football plutôt régressif et qui ne croulent pas sous les noms ronflants.
On s’en remet donc à des coups de pieds arrêtés, des longs ballons et des gros coups de chatte à mémère pour se départager. Les Seagulls ouvrent le score sur corner au prix d’une belle tête smashée de Dunk (tu l’as ?) puis se font égaliser alors qu’ils regardent les Clarets s’exercer à la frappe autour de leur surface. La quatrième est la bonne pour Gudmundsson.
Partage des points logique pour deux équipes qui aimeront se faire peur jusqu’au bout de la saison.
Newcastle 3 – 2 So’ton
L’auteur de ces lignes a beau supporter Arsenal depuis près de vingt ans, il n’avait pas le souvenir d’un but de Joe Willock durant sa période en rouge et blanc. Mission accomplie dès son premier match en prêt chez les Pies, en reprenant “plat du pied, sécurité” un centre en retrait d’Allan Saint-Maximin. Dix minutes plus tard, le même ASM sert cette fois Miguel Almiron, dont la reprise est courtoisement déviée par Jan Bednarek hors de portée de McCarthy.
Dans la foulée, les Saints réagissent par le biais d’une frappe sèche de Takumi Minamino sous la barre de Karl Darlow. Mais juste avant la pause, Miguel Almiron remet une pièce dans la machine, en profitant d’une relance alissonesque de McCarthy.
Le scénario de la deuxième mi-temps semble écrit pour permettre le retour de Soton, car au bout de trois minutes James Ward-Prowse envoie un chef-d’œuvre de coup-franc déloger les toiles d’araignée de Darlow. Deux minutes plus tard, Jeff Hendrick choisit de rentrer aux vestiaires précipitamment afin de faciliter la tâche des visiteurs, mais ces derniers se montrent trop maladroits pour égaliser et stagnent à la douzième place. Les Magpies remontent au seizième rang.
Fulham 0 – 0 West Ham
Remercions les Cottagers de ne pas laisser David Moyes monter sur le podium. Nous remercierons d’ailleurs toutes les équipes empêchant West Ham de faire quoi que ce soit d’intéressant. Sauf si les Hammers souhaitent descendre dans les tréfonds du classement, alors là OK, faut laisser faire.
Manchester United 3 – 3 Everton
Encore une cartouche de grillée pour MU. Par deux fois les Raides et vils se sont laissés revenir dessus avec une facilité déconcertante, victimes un poil trop consentantes d’un Fergie time inversé qu’ils pratiquent fréquemment ces derniers temps.
Le plus dur avait pourtant été fait avec une première période globalement maîtrisée, une ouverture du score de Cavani tout en maîtrise et le chef-d’œuvre de Bruno Fernandes-qui-ne-marque-que-des-pénos-mais-pas-que-quand-même. Seulement une petite blessure de Pogba plus tard, le milieu rouge se délite et offre littéralement deux buts coup sur coup aux Toffees au retour des vestiaires (Doucouré puis Rodriguez).
Après un troisième but synonyme de victoire, œuvre de Scott McTominay, on se dit que les hôtes du jour ont compris la leçon et vont tout bien fermer pour s’assurer de rester dans le sillage des autres Mancuniens, c’est sans compter sur l’incurie de la ligne défensive en cette fin de match, ligne qui laisse Calvert-Lewin tromper De Gea dans les dernières secondes.
Encore deux points envolés à domicile pour les Reds tandis que les bonnes performances semblent revenir pour Ancelotti qui s’accroche au wagon de tête.
Liverpool 1 – 4 Fuck the Bald
En ce moment, je pense que supporter Liverpool en croyant encore au titre revient à supporter United et à croire qu’il n’y qu’un seul Manchester à supporter Arsenal et à croire que les Gunners vont finir devant les Spurs : des vœux pieux qu’on s’attache à entretenir, des braises en fin de vie qu’on attise, des films dans lesquels on attend que Matt Damon daigne avoir une expression humaine et un charisme d’être vivant.
Aussi, nous résumerons ce match de la manière suivante : ça fait mal au cucul.
Wolves 0 – 0 Leicester
Ça aurait pu être bien : ce fut aussi morne et plat que la Vie d’Adèle. Notons tout de même deux choses : Fabio Silva, présenté depuis plus de 18 ans comme “grand espoir portugais” et “o talento bonito de Nuno” et “il va céper”, a chié dans la colle et perdu un duel pourtant à la portée du premier Clinton Njie venu ; Jamie Vardy, de retour, a manqué le hold-up d’une tête légèrement trop croisée dans les arrêts de jeu.
Tottenham 2 – 0 WBA
Jouzé récupère Harry Kane. Lui et Son marquent deux fois en cinq minutes. Jouzé parque le bus contre l’avant-dernier entraîné par Sam Allardyce. Jouzé anime un podcast consacré à Saint-Etienne. Qu’est-ce que vous voulez qu’on vous dise de plus ?
Leeds 2 – 0 Palace
Pluie d’occasions sur le but de Guaita, efficacité offensive et assise défensive retrouvées, enfin un match très propre pour les Whites : Leeds n’est peut-être pas le promu le plus régulier mais il est comme promis le plus spectaculaire de cette saison. Même les contempteurs de Bielsa, au rang desquels le regretté Raymond Domenech, fin connaisseur du succès en football, devront l’admettre : en dépit d’un effectif composé en grande partie de jeunes pas dégourdis et d’apprentis alcooliques, el Loco arrive à se faire sa place chez les grands.
Les Eagles restaient quant à eux sur deux victoires convaincantes, ils n’ont cette fois pas vu le jour. Malin, Bielsa avait bien vu dans ses rapports d’espions que les hommes d’Hodgson n’étaient pas des plus à l’aise avec le ballon ; il leur a donc laissé et a joué le contre en profitant des grands espaces laissés par les Londoniens.
Harrison et l’inévitable Bamford ont planté, Leeds est 10e avec une différence de buts égale à…zéro. Avec l’esprit un peu plus tordu, on serait presque tenté de croire que Bielsa fait exprès pour nous troller.
Le classement : City sur une autoroute vers le titre, Arsenal dans les bouchons et Southampton avec les quatre pneus crevés.
