LA PL ACADEMY VOUS PRESENTE LA VINGT-SIXIÈME JOURNÉE

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Attention, article rédigé avant la mise en vente de Chelsea, qui a laissé vos académiciens inconsolables

Une fois n’est pas coutume, vos rédacteurs préférés publient des comptes-rendus de matchs en retard non pas parce qu’ils sont bourrés, qu’ils ont la flemme ou qu’ils sont en garde à vue pour outrage à force de l’ordre raciste, mais simplement parce que le webxhamster du site a cumulé les trois raisons précitées occasionnant l’arrêt d’horsjeu.net (sah quel site!) pendant 768 jours. Et pourtant, que de choses à raconter :


West Ham 1 – 1 Newcastle

Ça n’a pas fait de bulles longtemps au stade olympique. À peine 13 minutes après l’ouverture du score de Craig Dawson sur coup-franc, les Toons d’Eddie Howe ont égalisé par Jo Willock.

S’en est suivie une seconde période équilibrée, virile mais correcte, plutôt à l’avantage d’un Newcastle qui semble réellement transformé. La remontée se poursuit donc pour les Geordies, qui n’ont pas connu la défaite depuis six matchs (c’est beaucoup trop, on est bien d’accord).

Côté West Ham, ça joue toujours bien mais on a manqué d’idées pour contrer les nouveaux nouveaux nouveaux riches.


Arsenal 2 – 1 Brentford

Dominateurs (et vainqueurs) à l’aller, les Bees se sont cette fois présentés à l’Emirates en tant que victimes expiatoires. Un bombardement stérile plus tard, les hommes de Thomas Frank rentrent aux vestiaires sans comprendre comment le score peut demeurer nul et vierge.

Qu’ils se rassurent, dès la reprise, Arsenal retrouve le cheat code Emile Smith-Rowe. Le petit Anglais se crée son occasion tout seul comme un grand et ouvre le score après avoir slalomé tranquillement dans la défense adverse. Comme samedi était l’après-midi des petits internationaux anglais pleins d’amour, Bukayo Saka double la mise en fin de rencontre, après un contre d’école ponctué d’une frappe sèche au ras du poteau. Pour l’anecdote, Brentford réduit le score dans les arrêts de jeu, et le but de Christian Nørgaard demeurera comme l’un des plus étranges de la saison. C’est toujours ça de pris.

Bonus : vos académiciens gunners préférés ont sorti le 17e numéro de leur podcast Boulets Rouges qu’il est bien (ça se voit que ces lignes sont écrites par l’un d’eux ?). Allez l’écouter, ça parle


Brighton 0 – 3 Burnley

Malédiction de Brighton ou Dyche Ball ? Une nouvelle fois, les Seagulls s’inclinent en dépit d’un score non défavorable aux xG (0,60 contre… 0,62 pour leurs adversaires). Comment expliquer cette sorcellerie ? C’est d’abord Wout Weghorst qui ouvre le score à la suite d’un centre en retrait de Connor Roberts, malgré un angle bouché par deux défenseurs. Josh Brownhill double ensuite la mise au milieu d’une forêt de jambes, sans que l’on comprenne vraiment par où le ballon est passé. Enfin, Aaron Lennon vous souhaite une bonne année 2012 au moment de clôturer la marque d’une lourde en lucarne. On n’est pas plus avancés, comme un symbole de Burnley au classement.


Liverpool 3 – 1 Norwich

Ce scénario est commun : un gros ultra-dominant dans le match mais inefficace qui se fait punir sur une demi-occasion. Ensuite, le scénario a deux branches : l’une où le gros ne parvient pas à recoller parce que quand ça veut pas, ça veut pas ; l’autre où le gros revient et éclate finalement le petit qui a tout donné, en peut plus et craque. Les Reds ont donc choisi la deuxième version, merci à eux. 

Manquant de précision, les scousers ont été cueillis dès le retour des vestiaires : une frappe molle de Milot Rashica a fini sa course au fond, déviée par Joel Matip. Mais, encore plus qu’en première période, les Reds ont mis une pression de tous les instants, acculant les Canaries dans leur cage, ou presque. A l’heure de jeu, c’est Sadio Mané qui a remis les siens sur les rails d’une belle bicyclette avant que le roi Salah ne donne l’avantage aux Reds dans la foulée, réceptionnant une passe de 80 mètres d’Alisson Becker et se jouant du gardien et des défenseurs adverses. Le nouveau venu, Luis Diaz, a ouvert son compteur en fin de match pour clore le score. Avec la défaite de City, d’aucuns estiment la course au titre relancée : les Reds sont à 6 points des Citizens, ont un match en moins et affronteront El Pepito le 9 avril. Mais sommes-nous comme d’aucuns ?


Southampton 2 – 0 Everton

Oh when the Saints, oh when the Saints go franklampard-ing, I want to be…In that number, oh when the Saints go franklampard-ing. Etre mauvais, c’est une chose. Se voir greffer Lampard comme coach, c’en est une autre.

Tombant de Charybde en Scylla, les Toffees luttent en bas de tableau. Le déplacement chez des Saints en plein ventre mou mais sur une bonne dynamique (nuls contre les deux Manchester et victoire à Tottenham) ne présageait rien de bon. Et n’accoucha de rien de tel : dépassés, les hommes de Franky ont subi pendant 45 minutes. Seuls les arrêts miraculeux de Jordan Pickford (du visage ou des couilles – vraiment, même si bon, dur de différencier celles-ci de celui-ci) les ont maintenus en vie. Stuart Armstrong a logiquement donné l’avantage aux Saints en seconde période avant que Shane Long, sorti du banc, ne scelle la rencontre de la tête.


Aston Villa 0 – 1 Watford

En perdant à domicile, les Villans poursuivent leur mauvaise dynamique et permettent parallèlement à Watford de toujours s’accrocher dans la lutte pour le maintien en décrochant 3 points pour la première fois depuis…novembre ! Les hommes de Stevie G sont en effet en peine depuis leur victoire fin janvier face aux horribles evertonians. Ils ont d’ailleurs subi d’entrée de match, ne devant leur cage inviolée qu’à un (comme souvent) bon Emiliano Martinez. La veine n’étant pas avec eux, le poteau a ensuite repoussé la tentative de Danny Ings. Le talent n’étant pas avec lui, Moussa Sissoko a visé la tribune plutôt que d’ouvrir le score pour Watford. Le bât blessant les Villans est venu d’une jolie cloche d’Ismaila Sarr reprise de la tête par Emmanuel Denis.


Crystal Palace 0 – 1 Chelsea

Ziyech s’y est repris à deux fois mais au bout du compte, Chelsea prend les trois points dans ce derby londonien. Au bout d’une action de Lukaku, le Marocain n’avait eu qu’à pousser le ballon au fond mais l’attaquant berlge était hors-jeu au départ. Tant pis, il allait falloir faire parler sa maîtrise technique. C’est chose faite avec cette reprise au second poteau en toute fin de match sur un centre d’Alonso.

Les hommes de Vieira n’ont pas démérité et se sont même montrés dangereux mais vous connaissez la chanson : Mendy sur sa ligne, le doute et la maladresse en face, Thiago Silva dans un bon jour…bref, le clean sheet n’est pas surprenant.

Ça va un peu mieux pour les Blues, forcément moins pour des Eagles qui n’ont plus gagné depuis un sacré bout de temps. Contre Watford au prochain match, ça ira peut-être mieux ?


Manchester City 2 – 3 Spurs

Dilemme au sein de la PL Academy : voir Manchauvester s’incliner nous fait toujours plaisir, mais si c’est pour voir Tottenham s’imposer… Comme il y a deux ans en Ligue des Champions, City s’est fait surprendre dans les arrêts de jeu après un scénario particulièrement taquin. 

Bien décidé à rejoindre les Skyblues dès l’été prochain, Harry Kane se met en valeur dès la quatrième minute avec une remise en une touche magnifique pour Heung-Min Son, lequel délivre un caviar pour Dejan Kulusevski qui ouvre le score. 

Comme attendu, les Citoyens confisquent le ballon et finissent par égaliser à la demi-heure de jeu par Ilkay Gündogan. Mais la connexion vitale pour les Spurs entre Heung-Min Son et Harry Kane permet à nouveau aux Spurs de repasser devant en deuxième mi-temps. Nouveau siège de la cage de Hugo Lloris et à nouveau, Manchauvester égalise, grâce à un pénalty généreux converti par Ryad Mahrez.

Vexés d’avoir passé l’essentiel du match à courir après le score, les hommes de Guardiola partent à l’abordage au coup d’envoi, mais malgré leur gegenpressing dans les demi-espaces grâce à des faux ailiers latéraux inversés, ils oublient les basiques du type “ne pas couvrir ni laisser seul un ailier qui part dans son couloir”. Résultat, Kulusevski a tout le temps de déposer le ballon sur la tête de Kane pour le but de la victoire.

Pas de panique, les fans de City (il paraît que vous existez, j’ai un ami qui en a déjà rencontré), vous serez tout de même champion. Mais vous nous enquiquinez en relançant les Spurs dans la course à la quatrième place.


Leeds 2 – 4 Manchester United

Ah ils ont attendu des années et des années avant de pouvoir à nouveau beugler leur haine du maillot rouge en direct ? Eh bien ils ont dû être servis, les fans des Peacocks. Dans un Eland Road évidemment plein comme une barrique et sous une pluie diluvienne (qui a dit dantesque ?), c’est bien United qui est sorti vainqueur de ce derby des roses un peu fou.

Tout part plutôt bien pour les Raides et vils qui ouvrent le score sur corner par leur capitaine Harry Maguire. Ils doublent même la mise dans les arrêts de jeu par Fernandes. Mais les travers défensifs reprennent le dessus quand Rodrigo tente un centre qui se transforme en lob qui trompe De Gea. Tout pourrait s’arrêter là mais les Whites en veulent plus et arrachent l’égalisation…50 secondes plus tard.

Il faut l’entrée de Fred pour que les Mancuniens reprennent le dessus. C’est toujours inattendu. Le jeune Elanga, malmené par les sectateurs adverses un peu plus tôt dans la rencontre (arrêtez de jeter des objets sur les joueurs, que ce soit en France ou en Angleterre svp), inscrit le quatrième but en fin de partie et s’en va tamponner le badge au diable : c’était un vrai derby avec de la violence et du n’importe quoi footballistique, c’était un peu pour ça qu’on était là donc merci messieurs.


Wolves 2 – 1 Leicester

Un jour, il faudra parler de la capacité folle des Foxes à se saborder depuis le début de la saison et de l’impossibilité pour le destin de leur pardonner la moindre erreur. Un ballon mal dégagé par Caglar Söyüncü ? Bim, Ruben Neves en profite pour lâcher une lourde “comme elle vient” à l’entrée de la surface. Un oubli de marquage dans une phase de repli ? Zou, Daniel Podence y va lui aussi de sa sacoche au ras du poteau. Trois tirs cadrés, deux buts, emballé c’est pesé, malgré l’égalisation avant la pause d’Ademola Lookman (avec une passe incroyable de Youri Tielemans au départ de l’action). Pas de pitié pour Brendan Rodgers, dont l’équipe stagne à la onzième place, alors que les Loups, eux aussi, veulent leur part du gâteau européen.

The table : Norwich est toujours au fond du trou tout comme Watford alors qu’Everton est dangereusement bas et devra se refaire la cerise avec ses matchs en retard. Devant, Liverpool continue de mettre la pression sur City avec, hypothétiquement, 3 points de retard seulement. De là à espérer que Manchester United, prochains adversaires d’El Pepito, prenne 3 points…

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