Nancy-Marignane (4-1) : La Chardon à Cran Académie tient sa vengeance

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André-Pierre n’y est pour rien

Pas de chichis, on repart de l’avant. Ce qui laissait penser à une défaite contre un adversaire plus fort et mieux disposé pour le football la semaine dernière est déjà derrière nous, place maintenant à une autre sorte de challenge : se relever et montrer que dans la réalité des faits irréfutables assermentés par Fabrice Arfi himself, l’ASNL est supérieur à 95% des équipes qui composent cette ligue des enfers.


Le match

Signe qu’on n’a plus vraiment affaire à la même ASaNaL qu’il n’y pas vraiment longtemps, les chardons assaillent leurs invités pied à la gorge (merci à notre invité Emmanuel Petit pour la qualité de ses expressions) et font circuler le ballon rapidement vers la cage adverse. Avant même le quart d’heure de jeu, Pellegrini trouve l’ouverture suite à un corner mais ne pense pas à remercier son défenseur qui relance n’importe comment le ballon sur lui et a en plus la politesse de faire le petit pas qu’il faut pour masquer son gardien ensuite. Marignane tient plus de Gignac son embonpoint que son efficacité offensive et a cette gentillesse toute gasconne de nous ouvrir grand les portes de son cul but. Sur un nouveau corner, Pellegrini frappe encore mais c’est repoussé sur la ligne. Pas de pot, le ballon revient sur Touré qui allume comme un dératé pour le 2-0.
La partie pourrait se contenter de ramper douloureusement vers la pause pour nos visiteurs du jour mais ils décident d’ajouter une petite saveur “ASNL” en taclant au niveau du genou près du rond central. C’est à la fois con et dangereux, voire dangereusement con, c’est donc tout naturellement que l’officiel officie en sortant le carton rouge fluo.

En seconde période, Lefebvre obtient enfin son but tant recherché, et de fort belle manière au surplus. Lancé dans la profondeur, il se feinte lui-même en pensant voir le ballon contré mais celui-ci file en réalité vers le but, créant un appel contre-appel qui envoie le défenseur aux fraises. La finition est un poil chanceuse mais n’en reste pas moins jolie : du bout du pied, le petit attaquant lobe le gardien d’une chandelle qui éclaire nos cœurs et plonge l’adversaire dans la lugubre lumière d’une veillée funéraire. Allez bonne chance en National 4, les tocards, nous on repart tutoyer les sommets. Enfin, sauf si notre défense ne fait pas un léger effort de concentration ou, à tout le moins, de protestation auprès de l’arbitre parce qu’elle se fait encore un poil transpercer et surtout dépasser au prix d’une faute évidente et concède un but évitable à des Marignanais qui jouent à neuf contre onze depuis la 51e minute (on pensait cette fâcheuse pratique d’applaudir ironiquement l’arbitre en cas de décision défavorable disparue, la reproduire n’était manifestement pas la meilleure des idées).
Heureusement, satisfaits de ce pion qui sauve leur honneur, les visiteurs décident que c’est bon, leur boulot ici est terminé et comme l’indique le meme : il n’ont rien fait, donc ils arrêtent de jouer et laissent nos joueurs échanger des petites passes et jouer en triangle comme à l’entraînement et aller planter un dernier supeeeeeeeerbe but tout en mouvement et en nonchalence dans leurs cul malpropres. Oh que ça fait du bien bordel de queue.


Les notes

Sourzac 4/5
Point d’envolées épiques ni de sauvetages affolants cette fois-ci, son travail à surtout consisté à guider sa défense sur quelques coups de pied arrêtés et à relancer proprement, ce qu’il sait très bien faire.

Carlier 3/5
Oh oui il n’est pas titulaire à ce poste en général mais la secte de Pablo implique tout le monde jusqu’au dernier souffle et fait produire des matchs acceptables à des occasionnels.

Mendy 3/5
Voilà bonhomme, ne cherche pas à briller, fouette juste les culs impudents de tes adversaires quand ils approchent du ballon et nous t’en serons reconnaissants.

Pellegrini 5/5
On aime les défenseurs qui marquent dans cette académie, surtout avec une belle frappe maîtrisée au premier poteau. On aime ceux qui se muent en passeurs quasi-décisifs tout autant. On aime encore ceux-là mêmes qui savent rester à leur place quand les circonstances l’exigent.

Bussmann 1/5
Hehehe bien essayé. C’est non.

Delos 4/5
Le gredin frappe encore même s’il ne marque pas. Il a cette capacité à évaluer le niveau réel de ses adversaires plus vite que les autres et à adapter ses tentatives en conséquence. A voir ses percées zigzagantes dans la défense adverse et ses tentatives de frappes lointaines, on déduit qu’il a évalué ses victimes du jour comme “nulles à bouffer du gazon synthétique”.

Diaby 3/5
C’est bien d’avoir une tour-prend-garde au milieu de terrain, ça nous évoque de bons souvenirs d’Alou Diarra, à une époque où on jouait en Ligain avec des joueurs qui avaient déjà le niveau National.

Bouriaud 3/5
La blessure qui fait chier car elle nous privera de lui pour le reste de la saison. On sait pas trop ce qu’on perd vu qu’on ne regarde jamais les milieux de terrain, mais on sait pas ce qu’on va gagner à la place non plus.

Lefebvre 4/5
Son magnifique opportunisme est venu récompenser son engagement de bête de somme. Cela devrait lui faire le plus grand bien.

Nangis 4/5
Cette équipe a besoin d’un voyou qui ne paye pas de mine et rabote les fonds de slips de ses adversaires avec une énergie généreuse et une confiance propice à tenter n’importe quoi. Un joueur instinctif et moitié taré nous plaira toujours plus que ces brutes formatées du nouveau millénaire.

Touré 4/5
Le beau temps revient comme les buts d’attaquant, ça fait zizir (c’est faux, il pleut toujours des seaux d’eau à Nancy, toujours). Un patator sous la barre pour conclure, c’est même carrément du Junior Dalé dans le texte, putain.

Marcel Picon

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