Nancy-Nice (0-1) La Chardon à Cran académie y a cru.

Marcel Picon entame des nouvelles aventures de frustrations diverses en constatant que son équipe s’est mise à jouer, mais ne sait toujours pas gagner. Ne serait-ce d’ailleurs pas une torture plus raffinée encore ?

Salut les salopes,

faire le cul de l’ASaNaL, c’est comme jeter un crayon dans un couloir en ce moment : il y tellement de place qu’on se demande bien qui peut y prendre du plaisir, et pourtant tout le monde y passe sans vergogne, sans même un petit regard pour la réceptionniste unijambiste qui connaît trois tables de soustraction et qui envoie des sextos à ses frères et sœurs toute la journée pour passer le temps.

Ainsi, des relations sexuelles délétères ont lieu un week-end sur deux aux alentours de Tomblaine, Meurthe-et-Moselle : hennissements de poney qui annoncent la saillie sanglante de pauvres petites fesses serrées des supporters, et traces de fonds de slips laissées au sol par les apertures anales dilatées car trop parcourues de nos joueurs s’additionnent les uns aux autres pour accoucher de la pitoyable illustration de l’état du football lorrain actuel, et en odorama s’il vous plaît. Autant vous dire que ça refoule sévère aux abords de Marcel Picot, et que les adultes interdisent carrément l’accès au stade à leurs enfants de peur qu’ils prennent leur billet pour la Syrie dans la seconde.

Ceux qui rêvaient donc de revivre une crucifixion en rouge et blanc de la belle équipe niçoise leader de notre championnat de blaireaux lobotomisés en ont eu pour leur argent et leur après-midi, étant donné qu’en bons lorrains taiseux, ils se sont fait cracher un mollard dans l’anus dans la plus grande des sérénités par des enculés qui font la fierté de Christian Estrosi, et sont menés par un Suisse que personne ne fait chier dans la presse alors qu’il mérite au moins autant les quolibets et rodomontades qui sont adressées aux autres coach étrangers de ligain (Pablo est de fait exclu de ce traitement, lui qui n’attire qu’une indifférence malveillante, ponctuellement éclipsée par le constat de nullité qui accable son équipe, ceci alors que personne sur terre ne regarde les matchs de Nancy).

DANS LA TÊTE DE PABLO CORREA.

Saint Pablo a bien vu que les trois défenseurs donnaient plus de garanties que deux pauvres hères dont un même pas blanc et un autre bien blanc mais encore puceau. Surtout, il s’est lié d’amitié avec un compatriote qui lui rappelle forcément le pays, ses ambiances de fête autour du barbecue, ses soirées bourré à la pulque, ses duels au couteau.

C’est ainsi que Mickaël Chrétien, Ericabaco et Clément Lenglet se retrouvent alignés pour la seconde fois consécutive devant le majestueux Gui Roland Ndy Assembé, qui a conjuré les moqueries adressées à l’ancienne pitoyable personne qu’il était auparavant en devenant un honorable gardien de ligain.

Sur les côtés, Julien Cétout se positionne à droite, et Tobias Badila à gauche, tous deux ayant pour mission d’abreuver en centres les baltringues qui nous servent d’attaquants.

Mais d’abord voyons les milieux : on a constaté un manque de liant assez sévère lors du match à Bastia, et ceci n’a pas échappé à l’œil chauve mais affûté de notre bien aimé Uruguayen. Le retour de Benoît Pedretti était prévu, celui de Vincent Marchetti beaucoup moins. Il est pourtant là. Quant à Serge Nguessan Yao, qui contrairement à ce que son nom laisse croire, n’est pas un naming humain pour la nouvelle pétasse siliconée qui va vous casser les oreilles à la mode, il redécouvre les joies de la titularisation alors qu’il n’avait plus joué depuis deux semaines.

En attaque, exit Koura, Robic et Puyo, ce sont deux pointes authentiques que l’on retrouve, en les personnes de Youssouf Hadji le second, 36 ans dans les jambes mais 22 dans le cœur, et entre 8 et 102 ans dans la tête, la légende vivante et debout de la Lorraine, accompagnée d’un ersatz de ce que fut Christophe Mandanne lorsqu’il joua à Guingamp.

ILS COURAIENT NUS SUR UN PUBIS EN BOTOX.

-15 Un temps radieux sur la Lorraine accueille les cagoles de PACA, et autres joueurs formés à Nancy, dont un sera sur le terrain : Rémi Walter, dit « le Pedretti post Ballon de Plomb. »

-10 Y a-t-il des raisons périphériques de se révolter en ce moment ? D’autres raison que l’ASaNaL, j’entends. Si ma lassitude n’était pas si profonde, je vous parlerais peut-être des dernières saillies racisto-décérébrées de l’ex couple le plus positivement débile de la France qui pue de la gueule, mais je préfère vous raconter une anecdote à leur sujet. Du temps où ils se mélangeaient gaillardement les racines chrétiennes, le sieur Estrosi monta en Lorraine pelotonner les miches pourries de sa douce Morano. Comme ils sont bonnes gens proches du peuple, ils décidèrent d’un commun accord d’infliger au train qui devait emmener le cul musculeux de l’auto proclamé résistant de l’extrême droite un arrêt dans la bonne ville de Toul. Cet arrêt n’était pas prévu à l’origine, ce qui fâcha quelque peu le personnel navigant de la SNCF, qui est comme on sait, un ramassis d’islamo-gauchistes ayant prêté allégeance à Daesh et passant la plupart de son temps à se laisser voler du câble par des manouches afin de se retrouver malicieusement au chômage technique, et bien sûr, à pratiquer la grève de gaîté de cœur, car comme tout cheminot qui se respecte, arriver à la fin du moins sans l’intégralité d’un salaire déjà minable quand il est complet est un hobby passionnant. Ces tristes sires de la SNCF décidèrent donc de punir éhontément le fier trou du cul qui les forçait ainsi à travailler en minutes sup’, en lui jouant un tour pendard à leur façon. C’est ainsi qu’arrivés en gare de Toul, ils pratiquèrent l’arrêt conformément à la gentille demande expédiée par les deux amoureux transis. Mais ces brigands se refusèrent à annoncer l’arrêt dans les wagons, ce qui ne manqua pas de tromper le malheureux sudiste ignorant les charmes d’une cité radieuse comme celle du troisième évêché en partant de la droite. Ainsi, plutôt que de fouler au pied la terre de la mirabelle et de twitter aussitôt un truc du genre « voilà un pays où on ne se croit pas en Afrique à la gare » en postant en lien une photo de sa trogne au menton saillant et au front tout sauf intelligent, le dindon de la farce se retrouva à transiter vers Nancy, par-delà Liverdun et autre Frouard. Impunis, les fieffés plaisantins de l’honnie compagnie de chemins de fer crurent bon de s’en vanter, et l’histoire vient à mes esgourdes, qui se régalèrent à imaginer l’autre andouille débarquer, apercevoir le béton immaculé de la place Thiers et se dire « mouais, c’est pas si mal en fait ». Mais surtout, d’imaginer qu’un homme puisse un jour vivre la DÉCONVENUE de ne pas s’être arrêté à Toul me fait rire. Et c’est tombé sur toi, Christian aux racines gaulo-débilo-chrétiennes. Alors quelque part, merci. Maintenant tu peux fourrer de la Niçoise en paix, personne ne te regrettera.

Un mort peut-il faire un AVC ? En direct de la tombe de Jean Moulin, qui connaît une activité sidérante depuis publication de cette photo.

-5 Alors que le direct reprend ses droits, et que le commentateur de BeIn assène que « la défense nancéienne est un système à cinq, tandis que l’on peut considérer que celle de Nice est un système à trois défenseurs, seulement, leurs latéraux jouant plus haut ». Ce que le match ne laissera pas d’infirmer, Nice jouant à huit derrière.

1 l’OGC Nul engage dans la tourmente

2 Nguessan commet une première faute, histoire de bien s’assurer que tout le monde avait compris qu’il était de retour.

3 Maintenant, le même Nguessan frappe suite à une sainte déviation d’Hadji. Un hors jeu du futur est sifflé contre lui, mais bon. On ne va pas commencer à beugler contre les arbitres, ils prennent assez cher en ce moment dans la presse autorisée.

6 Une tête de Cavaco passe de peu au-dessus sur un centre de Marchetti suite à la récupération de ce dernier sur un corner.

9 Le jeune Marchetti qui mène maintenant un contre, dont il se trouve à l’origine et à la conclusion (on dirait un stagiaire live de l’Equipe, qu’est-ce que j’écris bien…). Il est repris au dernier moment.

10 Sevré de ballon depuis deux bonne minutes, Yao s’en va prendre son jaune de frustration. Quelle entrée dans la partie.

12 Le jeu au pied de Ndy Assembé accouche d’une frappe de Bodmer. Il y a d’ailleurs une équivalence troublante entre les deux. La preuve : la balle part en haut de la tribune.

14 Du haut de sa surplombante expérience, Youssouf Hadji force le jeune et naïf Dante à concéder un corner.

16 Sur un corner de Pedretti obtenu par Cétout, Mandanne est intentionnellement visé à l’entrée de la surface. Se prenant probablement pour le Robben blanc, il tabasse une balle tellement sidérale que la Corée du Sud se prépare pour l’apocalypse nucléaire en apercevant l’objet sur ses radars.

19 Cétout, ce défenseur frileux, joue donc à 30 mètres du but adverse. Encule ton cul, BeIn.

20 Centre superbe du même Cétout au deuxième poteau que Mandanne cavanise avec rigueur.

23 Et le revoilà pour un tir qui passe de peu à côté ! Cétout ou je vous en remets ?

24 Profondément agacé par ce dernier jeu de mot infâme, Bodmer adresse une très belle semelle à Yao, qui s’empresse de se jeter dessus afin de les mettre à égalité de carton jaune.

26 Frappe de lépreux de Pléa. Ndy capte facilement sa jambe, tandis que le ballon passe à côté.

27 Claudia Cardinale capte parfaitement un nouveau centre de Cétout, qui semble avoir décidé d’enflammer le gazon de Picot à force de la seule friction de ses crampons sur les brins de latex.

31 Ce sont les adducteurs de Youssouf qui le lâchent, ce n’est pas Youssouf qui lâche l’équipe. Qu’on ne s’y méprenne pas. Il est tout de même remplacé par Anthony Koura, mais un peu d’espoir quitte nos cœurs.

35 Au chaud chez lui, Vincent Muratori pratique des spiritismes et autres rituels vaudous devant sa télé, ce qui lui permet de prendre temporairement le contrôle du corps de son remplaçant Tom Bobadila, et se sert de celui-ci pour réaliser le tacle le plus parfait qu’on ait vu depuis Philippe Lahm.

 

Une technique esseptionnelle. La suite ne va pas vous étonner.

39 Joindre l’utile à l’agréable, tel est le mot d’ordre pour Vincent, qui les yeux révulsés devant son autel, tacle une nouvelle fois vigoureusement, et ricane comme un ado con lorsque Badila écope du carton jaune à sa place, car il était cette fois en retard.

40 En revanche, difficile de dire quel marabout a empêché l’arbitre de sortir le jaune sur cet attentat perpétré par Pedretti, mais il doit être très très puissant.

42 Alors mon petit Dante, on cherche sa Béatrice ? C’est pas parce que tu es sorti de l’enfer par le fion du diable et que t’as dû t’accrocher à ses longs poils de cul pleins de fiente diabolique qu’il faut souffleter Christophe Mandanne comme ça, malin !

45 La présence d’attaquants nancéiens dans la surface adverse fait toujours autant défaut qu’une préoccupation de l’espèce humaine pour la sauvegarde de son environnement.

Et c’est sur cette dernière mise en garde écologique avant l’apocalypse que l’arbitre siffle la mi-temps.

46 Dans la grâce, Nancy engage.

47 Au prix d’une frappe de brute sans âme, Valentin Eysseric assassine un innocent panneau de pub des abords du terrain. « Bien fait » pense Picon, tandis que Jean-Jacques Rousselot dresse la facture des réparations.

48 Les passes de l’extérieur du pied de Vincent Marchetti me font des choses étranges à l’entrejambe, comme cette fois où une jeune Indienne est venue me tripoter pour obtenir de la bière. Mais ça dure plus longtemps avec Vincent.

49 Pour un résultat optimal, un Niçais bousille donc Marchetti dans la minute qui suit. Coup franc du vieux Ped qui ne donne rien.

51 Boatengisé, Clément Lenglet adresse des transversales de 80 mètres sans trembler.

54 À peine avons nous le temps de nous extasier qu’il reprend sa forme normale et commet une faute technique digne de Cyril Rool. Ces chardons sont d’un rassurant…jamais ils ne déçoivent dans leur quête de médiocrité.

57 Sur le premier corner nicien du match, Ndy réalise l’arrêt parfait sur sa ligne. Cet homme est un travailleur volant et génial !

58 Et la croque du match est pour Anthony Koura, alors qu’il a un ballon bouillant face à Cardinale. Il préfère retarder sa révélation au monde du football après publication du classement du nouveau ballon d’or, et expédie son piqué malicieux à côté de la cage, comme une petite merde.

60 Analssane Pléa a lui la même occasion, et par compassion pour son compatriote, lui montre comment on fait face au but en trompant Ndy après avoir échappé à l’attention de Chrétien. 0-1.

66 Peu avant de sortir, Nguessan s’offre une reprise de la mort, qui passe bien évidemment la ligne à mach 2, mais avec environ deux continents d’écart sur l’objectif. Issiar Dia le remplace.

72 Lenglet écope d’un carton jaune pour une faute banalement anodine. Information parfaitement exempte de toute remise en cause de l’arbitrage, le pauvre homme en noir ayant déjà pas mal de tares congénitales à surmonter sans qu’en plus on se moque de lui.

73 Et la folie tactique sud américaine s’empare de Picot pour renverser le cœur de 18 000 Lorrains véritables dans une furia sans commune mesure : Chrétien (défenseur, ou du moins présenté comme tel) est remplacé par Antony Robic (attaquant à temps partiel).

74 Les Niçais jouent les contres, compte tenu du fait qu’ils ont totalement copié notre plan de jeu. Sauf qu’ils n’ont ni Loïc Puyo pour la mettre au-dessus, ni Antony Robic pour s’écrabouiller et demander un penalty. Du coup c’est Bodmer qui se charge de tirer à côté.

77 Cavaco y va de sa faute nulle pour faire comme tout le monde, et Nice s’offre un coup-franc à son image, en tapant à côté.

80 Koura centre directement pour le gardien adverse. Lucidité au top, ce petit.

81 En voici encore une preuve, car après un excellent travail de Dia qui élimine plein de monde sur son côté gauche, le voilà qui sacoche une nouvelle fois comme un perdreau aveugle. Une terreur.

87 Dia provoque encore et centre dans la surface, mais n’obtient rien de mieux qu’un corner. Voilà, donc le plan de Pablo était de gagner aux points, pensant que les corners étaient des points.

90 Faute sur Pedretti, qui se révèle donc être encore sur le terrain. Sa blessure prochaine approche.

93 Mais Badila, c’est pas en faisant des touches longues à ce moment du match qu’on va égaliser !

La preuve : défaite.

DES NOTES.

Ndy 2/5 Jeu au pied digne de l’albatros, solide sur sa ligne mais encore trompé et abandonné par sa défense, il n’a rien pu faire pour sauver ce match de la déchéance.

Chrétien 2/5 Sali dans son dos tel la femme trompée dont le mari réapparaît au bout de trois jours son slip dans la poche, il n’a rien eu à faire jusqu’à ce qu’il ait quelque chose à faire, et ne le fasse pas.

Cabaco 3/5 Solide et costaud et fort et imprenable et malin et balaise et pas mal et ouais bof et peut-être, peut-être pas on ne sait pas et c’est trop tôt pour dire mais pour l’instant c’est pas mal.

Lenglet 2/5 Toujours sérieux et appliqué, toujours effrayé par un coup de vent.

Cétout 3/5 Parfaitement lancé dans son match avec une activité offensive de b52, il a baissé de régime peu à peu jusqu’à regarder les autres jouer façon ULM en balade photographique.

Badila 3/5 Lui aussi s’est éclaté en attaque, et a confirmé que Pablo n’était pas frileux en ce qui concerne les montées des latéraux. Il a gratifié Picot d’un des plus beaux tacles vu dans l’histoire du foot, mais ça, le monde l’ignorera pour toujours tant que Sebastien Puygrenier sera toujours présent dans le game.

Pedretti 3/5 Du classique Pedretti, avec la faute de pute non sanctionné grâce à on ne sait quelle immunité en cadeau bonus.

Marchetti 3/5 Jeune exquis et sublime qui ne devrait pas tarder à hériter des clés du jeu, dès qu’il aura un peu appris à lâcher son ballon.

Nguessan 2/5 Nerveux, il a été calmé au bout de 10 minutes par son jaune, puis a fait profil bas au point de réduire sa surface visible au niveau d’une taupe. Remplacé par Issiar Dia.

Hadji 3/5 il n’a passé qu’une demi-heure sur la pelouse avant de sortir amputé d’une jambe, mais il fallait voir avec quel entrain il organisait le pressing et s’efforçait d’animer cette attaque apathique. Le bras armé de Pablo sur le terrain, c’est bien lui.

Mandanne 1/5 Putain mais tu es qui à la fin ? On m’a vendu un mec qui avait des couilles, pas un lascar venu faire son jogging.

REMPLAÇANTS :

Koura NN La vitesse d’un tremblement de terre, la finition du tsunami qui va avec.

Dia NN Magnifique entrée pleine de rage, de maladresse généreuse et de tout droits fiévreux. Au moins a-t-il un peu mis le feu, ce qui n’était pas trop arrivé avant son entrée.

Robic NN Non.

NOTE ARTISTIQUE DE L’ÉQUIPE : 3/5.

On y était presque putain de merde, mais PRESQUE. Du rentre dedans, du ça-va-ça-vient, de l’entrain, de l’allant, que sais-je encore. ON A FAILLI LE FAIRE. Ce truc insurmontable depuis le début de saison, qui ne semble à la portée de personne du bon côté de la Lorraine et qui ferait pourtant si plaisir aux habitants de Tomblaine (dont une qui était au stade) : gagner ce foutu bordel de la putain de sa mère de premier match à domicile. Et le pire là-dedans, c’est qu’aucun de nos petits chardons n’est à blâmer. À part peut-être Mandanne, qui est toujours en vacances.

Mais la maladresse crasse de nos petits vermisseaux consanguins en a décidé autrement, et nous voilà repartis dans nos doutes, nos renâclements pitoyables et nos petits pas empotés la tête baissée, fumant nerveusement nos bouts de clopes trouvés dans les caniveaux du faubourg des Trois Maisons, furetant non moins à cran à la recherche de l’odeur de la 8°6 ou du son de la menue monnaie tapant le bitume…on se cache le visage pour que notre prochain ne nous voie pas, mais aussi pour échapper nous-même à son regard réprobateur, celui qui nous rappelle que nous sommes les junkies malades de la ligain, sevrés de victoire, le teint cireux, la langue en papier crépon maladroitement cachée derrière des chicots pourris par le crack et la défaite.

La cure devra être salvatrice. Un grand spécialiste d’Uruguay a été dépêché sur place. Il n’a pas la solution miracle, même si nos espoirs sont désespérément fondés sur lui. En cas de rémission, il sera le premier homme à recevoir trois prix Nobel. Et Trois prix Goncourt aussi (le record est de deux). Mais cet homme n’a cure des honneurs. Il dédicace toutes ses victoires à ses fans inconditionnels, et cette défaite à sa mère,  en bon fils qu’il est. Il est notre espoir. Il est gros, chauve, gros, moqué, gros, parfois maladroit. Profondément humain, comme dirait quelqu’un. Je l’aime.

Je crois en Pablo Correa.

Marcel Picon.

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

3 commentaires

    • Mais de quel côté du marteau êtes vous, Trottais ? Personnellement, j’ai laissé tomber la faucille depuis l’avènement de la pelouse en linoleum, mais ce n’est que pour la remplacer par un cocktail Molotov…

  1. quand tu es au 3 Maisons, pousses jusqu’au canal, parfois les mégots humides y sont mélangés avec un peu de crotte de chien, les jeunes appellent cela fumer du shit je crois.

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