Nîmes-Auxerre (1-2) : La Crocro Académie trouve le temps long

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Auxerre… A quoi ça tient, la haine ? Les raisons psychologiques profondes d’une détestation ciblée ? Une part de jalousie contre un club qui a su se créer un palmarès touffu alors que le tien est resté vierge et poulidorien ? Le souvenir douloureux d’une finale de Coupe de France perdue, il y a vingt-six ans ? Vingt-six ans, bordel de merde. Toujours est-il que je vous déteste, Association de la Jeunesse Auxerroise, je vous chie, vous conchie et vous reconchie, et j’étais plein d’espoir au coup d’envoi, espoir caressé d’une victoire de nos gars qui vous frustrerait dans votre course à la montée. Naïf que j’étais.
Les Costières sont toujours aussi vides alors que se pointe l’AJA. Notons juste l’inventivité des GN pour faire passer le message :

Je ne sais plus par quel bout prendre le merdier dans lequel nous sommes. Je suis juste profondément triste. Le projet de nouveau stade va finir par sortir de terre, et on va abandonner notre stade sans tambours ni trompettes, c’est à pleurer. Notre équipe est-elle dépressive parce que le stade est vide, ou bien le stade est-il vide parce que notre équipe est dépressive ? Etais-je malheureux parce que j’écoutais de la musique triste, ou est-ce que j’écoutais de la musique triste parce que j’étais malheureux ?

Les Auxerrois décident d’emblée de doucher nos maigres espoirs en monopolisant le ballon. Sur une attaque qu’on leur laisse gentiment le temps de construire, les visiteurs se présentent en surnombre devant la surface avec un Fomba à la bourre. Le ballon parvient sur l’aile, où Sadzoute laisse aimablement le temps à Arcus de contrôler, se faire un café et de centrer pour Hein (c’est son nom) au point de pénalty, sans que Burner ou Ponceau ne se disent que ce serait une idée d’aller au duel ou d’au moins faire semblant (0-1, 9e minute). Niquez-vous.

On prend encore le bouillon quelques minutes avant une petite réaction d’orgueil. Avec un poil de réussite, Fomba bénéficie d’une mauvaise relance et s’infiltre côté droit pour bien servir Benrahou en retrait, plat du pied sécurité-contrepied (1-1, 20e minute). Mais pas de quoi espérer bien longtemps, puisque presque tout de suite après, Auxerre troue notre milieu de feignasses et notre défense de grabataires en deux passes, et Gaëtan Perrin part en profondeur pour éliminer Bratveit tranquilou (1-2, 25e minute). Fatigue.

Même pas envie de m’attarder sur le reste de la rencontre, que l’AJA s’est contentée de gérer de façon assez peinarde, offrant le spectacle désolant du niveau d’écart existant entre une équipe cohérente et concernée et une bande de branleurs la tête ailleurs. On notera certes quelques occases de notre côté, mais toutes magnifiquement salopées : centre au 3e poteau de Sadzoute (ou était-ce une tentative de frappe en lucarne façon Kostadinov 93 ?) suite à une belle percée de Valerio, cafouillage gaguesque non conclu par Koné, qui se rate encore sur un bon centre d’Eliasson à la 87e, et rideau.

Ah oui, l’ami Nico Usaï a un peu haussé le ton en conférence de presse, sans doute s’est-il (enfin) rendu compte que nos gars étaient des fumistes et qu’être sympa avec eux n’allait pas suffire à les faire bien jouer au foot. C’est bieng, mais la saison étant déjà foutue, il faut surtout qu’il essaye de voir loin et de réfléchir au groupe qu’il va pouvoir se construire pour l’année prochaine en collaboration étroite avec notre vénéré président-directeur sportif, inch’Allah. Allez, place aux artistes.


LES CHÈVRES

BRATVEIT (3/5). Se fait peut-être éliminer un peu facilement sur le 2e. Pour le reste, il faudrait surtout qu’il apprenne quelques insultes en Français de façon à pouvoir communiquer de façon plus appropriée avec ses défenseurs.

SADZOUTE (2/5). Fébrile et à côté de la plaque, il a su très vite se mettre au diapason de l’équipe.

GUESSOUM (1/5). Il n’est pas à exclure que ce soit en visionnant ses matchs qu’Assaf ait fini par se dire que la formation c’était surcoté.

Notre défense de bogosses en pleine concertation

MARTINEZ (1/5). Merci pour le leadership mental, capitaine. Magnanime, Usaï n’a pas souhaité prolonger ses souffrances et le fait sortir pour Mbow.

BURNER (0/5). Air-défense remarquable sur l’ouverture du score, Patrick s’est ensuite aéré les burnes en faisant des reproches aux autres. Pas loin d’inventer le air-football. Remplacé par Paquiez, c’est dire le niveau de la performance.

CUBAS (1/5). Plus vraiment envie de le défendre. L’histoire aurait pu être belle, mais il faut que les deux en aient envie pour qu’il y ait une histoire.

FOMBA (2/5). Quelques bonnes choses, mais je crois qu’il serait temps de passer à autre chose pour son bien et celui du club, un peu comme la LFI et Jean-Luc Mélenchon. Remplacé par Valério, dont on se dit que si c’est lui la relève, peut-être que l’avenir n’est pas si radieux, un peu comme LFI et Alexis Corbière.

PONCEAU (2+/5). Brouillon et lent comme la progression des chars russes en Ukraine, mais disons qu’il a le mérite de se battre, à l’inverse de son remplaçant, Sarr, qui a le mérite de servir de plot.

BENRAHOU (3/5). Encore décisif, quoiqu’assez discret dans la construction, les rares fois où tentatives de construction il y a eu.

ELIASSON (2/5). Trop souvent imprécis sur ses centres, trop discret de façon générale.

OMARSSON (1/5). Lui a poussé la discrétion jusqu’au don d’invisibilité, laisse sa place à Koné qui a eu le mérite de se créer deux ou trois occases.


LA SUITE

La suite c’est à Ajaccio, autant dire que ça s’annonce difficile, quoiqu’on sache jamais trop à quoi devoir s’attendre avec ces pitres. Encore quelques points à prendre pour assurer mathématiquement le maintien, et plus tellement de matchs à subir avant la fin de la saison. Les derniers mètres sont souvent les plus pénibles. La bise quand même.

Karoud

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