Nîmes-Lille (0-1) : La Crocro Académie subit le réel

Salut les pitres,

Faisons la courte, faisons la efficace : c’est la déprime. On y va tout droit, et c’est surtout pas le caporal Jéjé qui va nous en empêcher. Je n’ai ni l’envie ni le courage de faire un retour historico-anthropologique sur les racines de la catastrophe actuellement en cours au Nîmes Olympique, je vous invite pour ceux que ça intéresse à lire ce billet du 11 de Nîmes, qui s’en charge plus que bien. Je me bornerai à dire que l’ère Blaquart fut sans doute une anomalie historique, une parenthèse bienheureuse pour nous autres sado-masochistes supporters du NO. Soyons déjà heureux d’avoir pu la vivre, mais que c’est triste que tout le bénéf qu’on aurait pu en tirer se dilapide de la sorte, rencontre après rencontre, purge après purge, défaite après défaite.

Le match

Et de défaite il est encore donc question, quoique le caporal Jéjé et ses sbires y aient vu du progrès. « Défaite encourageante », des « signes d’amélioration », tout ça. Alors oui, si « encourageant » veut dire « ne pas s’en prendre 5 dans le caisson », ce fut encourageant. Mais c’est un « encourageant » semblable à celui qu’on se murmure à soi-même lorsque, après une semaine vautré à poil sur son canapé à siffler des fonds de bouteille, on se décide à vaguement enfiler un vieux slip et à aller se faire un café.

D’encourageant, qu’aura-t-on réellement vu ? Quelques séquences où s’observa un léger frémissement, de type « ah tiens, les gars savent ressortir un ballon sans envoyer une chiche de 50 mètres au hasard », c’est vrai. Une (seule et unique) occase en fin de match, où Ferhat déborde et centre pour Duljevic, qui laisse filer pour Alhinvi, dont le drop envoyé en Pesage Est symbolise parfaitement notre début de saison. Et puis c’est à peu près tout. Alors oui, Lille n’a pas été flamboyant, on les a gêné, on a été compact, on a été solides, toutes ces conneries. Mais ça ne les a pas empêché de nous maîtriser tranquillement et de marquer sur une de leurs rares occasions, c’est en l’occurrence Yilmaz qui exploita parfaitement une glissade sur le ballon de Deaux pour ajuster Reynet et rappeler au passage que ce brave Lucas n’a rien à foutre en défense centrale. Mais ça, on le savait déjà. Punaise que cette saison semble déjà longue.

Pour le reste, place aux artistes.

Les chèvres

Reynet (3/5). On le mérite pas.

Alakouch (1/5). On t’aime Sofiane, hein. Mais punaise, tu te fais plus prendre dans le dos qu’une actrice porno professionnelle.

Briançon (2/5). On le sent paumé dans sa tête et dans ses baskets. Il faudrait qu’il prenne l’équipe sur ses épaules pour arracher un maintien façon soviet autonome.

Deaux (0/5). Nique-toi.

Meling (2+/5). La bombe nordique perdu dans un camping de Palavas-les-Flots. Nico époque Velvet Underground courtisée par Richard Anthony.

Cubas (2/5). Je ne sais plus qu’en penser. Il est probable qu’Arpinon réussirait à faire passer Andrea Pirlo pour un maçon paraplégique, notez.

Fomba (1+/5). Pffff… Plus envie de tirer sur l’ambulance, mais qu’il est lent…

Eliasson (1+/5). Le potentiel ne suffit plus, garçon.

Ripart (1/5). Je ne mets pas 0 uniquement parce qu’il a eu le bon goût de régler à peu près ses hésitations capillaires.

Ferhat (3/5). Feu-follet solitaire.

Roux (0/5). Une énième illustration de la nécessité d’accélérer la vaccination dans les EPHAD.

Allez, on se retrouve pour la défaite à Marseille. La bise, va.

Karoud

Karoud Fider

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