Bordeaux-Lorient (2-1): la Scapulaire Académie n’est jamais sereine
Laurienté à Lorient ? Dans ce cas, on veut Giroud en Gironde. Cela dit, on ne pourrait même pas s’offrir Grondin aux Girondins.
Après un nul à chier contre l’équipe B de Metz, nous recevons une équipe lorientaise diminuée pour cause de Covid. Si le promu attrape plus facilement le virus que les points, nous serions mal placés pour nous sentir supérieurs. Aux beaux discours d’avant-match, les actes ne suivent que trop rarement.
La composition:
Costil
Sabaly Baysse Koscielny(c) Benito
Otavio Basic
Oudin De Préville Kalu
Hwang
Adli nous irrite bien. A cause de sa performance anale à Metz, on doit se coltiner De Préville à la place de Ben Arfa. Ou comment passer du papier molletonné triple épaisseur à de l’abrasif, après avoir mal supporté l’essuie-tout. Putain de pénurie. Rien que d’y penser, j’ai les muqueuses en feu.
Le résumé:
Le match:
La rencontre débute par une frappe de Lemoine. Mal chaussé, il envoie une croûte largement au-dessus. Puis Hwang fait un joli numéro dans la surface mais empêche Oudin de tirer, lui enlevant le ballon.
On sent qu’il y a des trous dans la défense lorientaise, au moins autant que dans celle du Capitole. Ne nous emballons pas, les Girondins ne sont pas connus pour être des assaillants acharnés.

Corner pour Bordeaux, tiré sur la tête de Benito qui remise pour Hwang. Ce dernier manque sa frappe en pivot mais Oudin se jette pour reprendre le ballon. Même sur les phases arrêtées, c’est un peu « à l’arrache » mais cela compte. Alors, ouverture du score (1-0, 13è)!

Les Girondins poursuivent leurs efforts. Sur une relance de Costil, Otavio se retourne dans le bon sens, transmet à Basic qui lance Hwang. Son tir dans un angle fermé est détourné en corner.
Subitement, la physionomie de la rencontre change. Un joueur adverse s’avance. Il n’est pas attaqué puisque Basic et Otavio l’accompagne gentiment. Baysse étant sorti faire le travail des deux glands censés être les besogneux de l’équipe et Koscielny ayant du se rapprocher du ballon à cause de sa cataracte, Moffi s’est retrouvé esseulé au moment d’être servi à l’entrée de la surface. Costil repousse son tir mais le ballon revient sur le Lorientais qui peut conclure tranquillement de la tête (1-1, 23è).
Dans la foulée, Sabaly manque son intervention sur un centre venu de la droite mais se reprend en contrant la frappe de Moffi, seul dans la surface. Les Girondins se sont endormis. Le match de Metz ne leur a donc pas suffit pour récupérer des fêtes. La bouffe devait être grasse d’ailleurs, car ils finissent par se chier dessus. Moffi, encore lui, trouve le poteau d’une talonnade bien sentie. A cet instant, c’est moi qui n’ose plus renifler car l’air qui m’entoure n’est plus très sain. Je me suis liquéfié, au (plus très) propre comme au figuré.
Benito n’a peur de rien par contre. Pas même du fait que Frappart s’occupe du VAR. Il ne s’encombre d’aucun détail et invente un geste technique efficace quoique risqué: la « talochachalobah » ou pour les plus jeunes, une « Mandalorient ».
On a frôlé la correctionnelle avant que De Préville n’effleure le poteau d’un coup d’occiput.
Juste avant la pause, Kalu réalise un gros travail sur le côté gauche. Il sert De Préville dans l’axe qui écarte à droite. Sabaly hérite du ballon. Il a le choix entre quatre coéquipiers venus dans la surface et choisit Oudin qui se retourne et frappe. Son tir est dévié par Gravillon, Bordeaux reprend l’avantage et Lorient mange la poussière (2-1, 43è).
Les Marine et Blanc mènent donc à la pause sur un doublé d’Oudin.
Bordeaux démarre fort la seconde période. Après un joli mouvement côté droit, Sabaly change d’aile pour Kalu. Quelques passements de jambes pour se mettre en position de tir mais ce n’est pas dangereux.
De Préville reprend de la tête un coup-franc venu de la gauche. Ce n’est pas cadré alors que Baysse était idéalement placé derrière lui. Non seulement, Nico ne jouit plus de l’extase du buteur mais le voilà qu’il se met à empêcher les autres de connaître le Nirvana…
« Chérie, je ne bande plus. C’est mou et ça pendouille.
– Attends, mon coeur. Laisse-moi faire!
– Je ne préfère pas. C’est que j’ai mon amour-propre.
– Je sais, ça. Mais l’important, c’est le collectif! Tu le dis souvent d’ailleurs, en rentrant de tes matches! En amour, c’est pareil!
– Tu as sans doute raison mais je suis censé assumer mon rôle. Et tant pis si ce n’est pas toujours l’extase, je sais que ça finira par arriver.
– Si tu tiens tant à prendre les choses en main, commence déjà par lâcher ton oreille« .
Encore une belle action initiée côté droit entre Sabaly et Oudin. Le latéral donne à Kalu qui tire sans contrôle mais c’est arrêté.
Le Nigérian est remplacé par Adli qui ne tarde pas à se mettre en évidence. Il lance De Préville en profondeur. Parti de la ligne médiane, il entre dans la surface, élimine son vis-à-vis d’un crochet et enroule sa frappe. Dreyer repousse le ballon quand Oudin surgit face au vent pour inscrire son troisième bu.. Non! Le Goff a sauvé son équipe d’un tacle désespéré!
Comme lors de la première période, Bordeaux s’arrête de jouer. Que serait une rencontre des Girondins sans une bonne lessive de sous-vêtements ensuite?
La peur de regretter les occasions manquées se fait sentir (encore!). Mais heureusement, Baysse veille au grain. Il est l’auteur d’un superbe retour, juste à temps avant que cela ne tourne mal. Sûr que même Jospin, dans ses rêves les plus fous, n’en a jamais réussi un aussi classe.
Otavio nous gratifie ensuite d’un petit moment agréable. On le voit partir à l’aventure avant de faire demi-tour et repartir dans l’autre sens. Il a du oublié de fermer le gaz.
Bordeaux souffre. Beaucoup trop. Lorient finit par égaliser! Mais le but est finalement refusé pour un hors-jeu de Grbic. Normal. Sur horsjeu, c’est Nausée qui gagne. Je peux donc ravaler ma bile.
Les notes des 33:
Costil (3/5):
Malchanceux sur le but concédé et heureux quand le ballon a heurté son poteau. Il a assuré l’essentiel, comme d’habitude.
Sabaly (4/5):
Répondre à des journalistes lui suffit pour retrouver la confiance? On va le mettre attaché de presse, alors!
Un gros match de sa part, le meilleur depuis bien longtemps. Son entente avec Oudin devient vraiment intéressante.
Baysse (5/5):
Il a allongé son contrat pour faire durer notre plaisir. Quel homme!
Koscielny (2/5):
Une performance moyenne. Il a connu des difficultés à contenir Moffi en première période avant de gagner en maîtrise en seconde. On ne lui en tiendra pas rigueur, hein!

Benito (3/5):
Quand il déborde, cela ressemble à tout sauf du foot. On l’a au moins vu essayer de se porter vers l’avant.
Otavio (3/5):
Otavio commence à jouer un peu plus vers l’avant même s’il a eu une rechute en fin de rencontre. Et si l’équipe a souffert, c’est qu’il a été moins performant à la récupération qu’à l’accoutumée. Je ne sais pas ce que je préfère, finalement.
Basic (2/5):
Il y a plus de courants d’air dans sa zone que dans les salles de classe. On appelle cela un milieu de terrain « Moderna ». L’efficacité reste à prouver.
Oudin (5/5):
Il a réalisé un match plein qui confirme son renouveau. Il semble marcher à la confiance alors pas d’emballement inutile. A Bordeaux, on connait la chanson.
De Préville (2/5):
Pas si dégueulasse mais trop loin d’être bon pour avoir envie d’y goûter à nouveau. Il va finir commis dans un restau de notre sponsor maillot.
Kalu (4/5):
A l’origine du second but, sur une action de classe qui rappelle le match de Paris. Un des seuls à avoir un vrai pouvoir d’accélération. Et surtout, le seul à ne pas avoir besoin d’un latéral pour faire des différences sur son côté. Indispensable, donc.
Hwang (3/5):
Il peut être intéressant et se créé des occasions ce qui est nettement mieux que ce qu’a fait Maja. Il faudrait juste qu’il réapprenne à cadrer ses frappes. Parce qu’avec le déficit du club, si on pouvait éviter de racheter des ballons tous les quinze jours…
Les remplaçants:
Bakwa et Traoré sont entrés. Le premier ne s’est pas montré tandis que le second a eu l’occasion de tenter sa chance sur un service d’un Adli, assez percutant.
Pour conclure:
Bordeaux a gagné mais Bordeaux s’est fait peur. L’équipe s’est mise en difficulté toute seule. Un Lorient diminué n’aurait jamais du nous faire souffrir autant. C’est passé ce coup-ci mais c’est un énième avertissement.
Les Girondins se déplaceront à Nice dimanche. Cela devrait bien se passer, il me reste du papier de verre.
On se retrouvera après la rencontre.
A bientôt.
Nausée Savajicl
Allez, ça sent la victoire contre Nice #expertimse
Je croise les doigts!