Orléans-Nancy (1-0) : La Chardon Académie prend le péché sur elle.
Crevures. Tous.
Les responsables sont les coupables et ceux qui pensent avoir sauvé quoi que ce soit du désastre sont soit des pontes de l’auto-satisfaction, soit la cinquième poche du jean, celle qui est censée servir à mettre un briquet mais au grand jamais personne n’aurait l’outrecuidance de fourrer un putain de bic rose dans cette putain de poche à moins de vouloir souffler le prix de la ringardise à Jean-Jacques Goldman.
Tous. Les vautours déjà cités maintes fois dans ces lignes et dont le nom souille encore l’encre pour décrire leur infamie. Le pitre macroniste à bajoues scélérate qui s’est déjà recasé sans même avoir dû subir le supplice qui lui était promis (on ne se souvient plus de celui de la semaine dernière, aujourd’hui c’est s’asseoir sur l’avant bras serti de réseau concertina bien dressé de Dwayne Johnson). Romain Molina. Les espiègles petits enfants de catin qui se croyaient arrivés en signant dans un club historique et qui sont partis aussi vite qu’ils avaient débarqué quand le bateau a commencé à prendre trop de gîte. Les investisseurs voyous obsédés par leur retour sur investissement, regardez ce que ça fait quand des présidents historiques dégagent et libèrent la place pour un bouffeur de frites à la sauce barbeuc qui dort avec un M-16 sous son lit. On vous attend, les Lyonnais. Comme ça on pourra se compter les nazillons en tribune. Les bénis oui-oui qui aiment tellement le clinquant qu’ils en oublient que les vrais clubs de foot émergent de la gadoue labourée à coups de crampons et ne sortent pas spécialement de la cuisse de Jupiter. Ah vous n’aimez pas salir vos mocassins à bouts carrés, tas de débiles, eh bien prenez donc un peu de vos précieux deniers sur vos arrogants comptes en banque et lâchez la galette pour vous procurer une brosse en poil de cul de nonne, stupides enculés, parce que c’est pas en les regardant que vous les récupérerez, vos godillots de bourgeois à QI de poule morte. Putain je suis énervé. Vous m’avez soûlé au point de me faire me répéter. Baisez vous.
Le match
Les Centristes jouent dans un jaune improbable tandis que l’ASNL arbore la valeur toute noir du deuil, comme quoi l’humour a sûrement sa carte à jouer contre la mort.
Après un premier acte aussi terne qu’un stade à une tribune dont les trois bords dégarnis offrent chacun une vue sur une autoroute différente du Loiret, les locaux sortent une carte réputée pour son efficacité face à notre défense de cônes de chantier : le football-cafouillage. Sans se cacher derrière l’illusion d’une tentative, les voilà qui se mettent à balancer en profitant de contres, de rebonds, de dégagements foireux et de relances miteuses, foutent le zbeul dans notre surface sans réellement comprendre eux-mêmes comment ils s’y prennent.
À force de les regarder jour, Pellegrini se pousse lui-même à la faute ; il défend sans mettre le pied, c’est original et ça donne but aux locaux. Notre incapacité chronique à produire le moindre semblant d’ersatz de jeu les soulage rapidement et leur permet d’enregistrer une victoire bien anecdotique en comparaison de la fange imbuvable que nos chardons sont venus leur offrir.
Alors oui certes on ne gagnait pas mais on ne perdait pas non plus. Maintenant on perd, on ressemble à une équipe de motoculteurs en panne d’essence et on compte toujours Gaëtan Bussmann dans nos rangs. Allez vous faire mettre, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise.
Les notes
Sourzac 2/5
Pas extrêmement à l’aise dans son jeu au pied, un peu comme quand Pascal Dupraz est venu jouer à Picot avec je ne sais plus quel club et qu’il a parlé de la pelouse synthétique comme d’une patinoire en lames de rasoir. Enfin, habile comme un Pascal Dupraz qui parle, quoi.
Delos 2/5
Dominé sur son côté par des gens jouant sous antidépresseurs, il fallait l’imaginer, il l’a fait.
Pellegrini 1/5
Oui il paye, mais ce n’est pas anodin. On ne retrouve pas le défenseur qui mettait le pied là où les Américains les plus décérébrés n’oseraient pas mettre la coquille.
Carlier 2/5
On lui concède une jeunesse qui confine parfois à la fraîcheur, voire à l’incompétence.
Bussmann 1/5
Non, à la fin.
Tayot 2/5
Les cheveux sont coupés et les surfaces de pied ont été étudiées, conduisant à des centres parfois pertinent. Pour le reste, il était au niveau de ses camarades : proche de celui de la Loire.
Bouriaud 2/5
Milieu de terrain dans un tel match, c’est incarner une sorte de Thomas Pesquet inversé, toujours le nez en l’air et capable de provoquer des réactions tranchées dans la société par ses prises de positions (sauf que là on ne lui en a pas vu).
Diaby 2/5
Il court et tente des choses grâce à un niveau technique intéressant mais au moment de réaliser le dernier geste il semble être entré dans le match sans avoir terminé son échauffement.
Gomel 2/5
Pas facile d’exister dans un match où il a été privé de ballon. À croire que l’adversaire avait étudié notre plan de jeu (la théorie la plus probable est plutôt qu’eux en avaient un).
Farade 1/5
Utile comme une crêpière quand ta mère a cuisiné de la pâte à gaufre.
Cissé 2/5
Pas un match pour lui dans la mesure où ce n’était un match pour personne.
Parenthèse « foi en l’humanité »
Bon, ces affaires courantes expédiées, parlons un peu de ce qu’on n’a pas vu (les matchs contre le Red Star et l’ogre Thaon-les-Vosges) et un poil plus de ce qui s’est entendu. On a été pris de court face à un football de transition qui a quasiment déjà sa place en Ligue 2 et avant que notre stream illégal subventionnant Poutine et consorts ne plante, match en semaine oblige, on a aperçu une vaillante réaction de nos chardons qui nous a valu de conquérir un point mérité.
La soirée aurait pu être belle sans que de troubles animaux se lancent dans le concours, pourtant particulièrement relevé à l’heure actuelle, du plus vil connard. Ça fait bien longtemps déjà que des messages d’alerte tombent concernant la présence de petits tas de merde humains arborant croix celtiques et autres signes exposant leur racisme crasse dans nos tribunes. Personne ne peut sérieusement ignorer ces mauvais présages, sauf peut-être nos dirigeants, déjà inaptes à réfléchir en plus de deux dimensions. C’est dommage parce que ce serait leur rôle de s’assurer que notre beau stade, si fier d’accueillir un public toujours nombreux malgré la catégorie minable dans laquelle joue son club, est protégé de l’intrusion de la vermine fasciste. On ne va pas trop en demander non plus à des gens qui ne savent plus comment ils s’appellent dès lors qu’on ne leur parle plus d’argent.
La réaction du coach, évidemment plus scrutée que les autres, était peut-être la dernière chose à écouter pour finir de faire comprendre à tout le monde que les responsabilités imposées à Benoit Pedretti sont bien trop grandes pour son front ingrat. On l’aime bien Benoit, on garde un immense respect pour le joueur qu’il a été à Nancy et beaucoup d’affection pour le coach qu’il s’efforce de devenir, mais il faut bien le dire : renvoyer chaque équipe à sa relation houleuse dans ce match avec « son » public et surtout le coach adverse à une prétendue posture de supériorité indiquait plus que le Ped’ n’a pas la moindre idée de quoi il parle. Oh Benoit, ça va, c’est juste le gars qui parlait le samedi soir sur le même plateau que Pierre Ménès et qui a réussi à ne jamais lui mettre un pain dans la gueule en dépit de la place qu’il y avait pour bien y étaler les doigts. Réaction minable à l’aune de ce qu’est devenu notre club, mais sur des sujets comme celui des valeurs, ça fait quand même bien mal au cul. Bref, y a pas que le sportif à redresser dans ce bourbier et on commence à considérer que si personne ne nous écoute quand on dispense le conseil de tout purifier par le feu, on devra le faire soi-même.
Marcel Picon