Palace – Leeds (0-0) : La hipster académie envoie son avis sous pli sellé

Notez bien que la faute d’orthographe contenue dès le titre est absolument volontaire, même si l’on se demande bien si elle sert effectivement à quelque chose.

Vous connaissez la fable des numéros neufs de l’entraîneur , vous ?

Il était une fois une ville qui adorait son club de foot. Ses armoires étaient pleines des trophées récoltés lors d’anciennes et glorieuses saisons, dont les parents faisaient le récit à leurs enfants pendant les longues soirées d’hiver, et pendant les longues soirées d’été aussi. Mais ils voulaient toujours de plus beaux et grands sacres pour leur équipe. Et la période était à la disette. Après être remontée en Premier League, l’équipe de foot avait perdu beaucoup de points bêtement et les dirigeants du club avaient décidé de limoger l’entraîneur qui les avait ramené sur le devant de la scène footballistique.

En plein doute sur les capacités de leur équipe, les habitants ainsi que la direction virent arriver un nouvel entraîneur. À la fois Américain et ancien protégé de l’écurie Redbull, l’homme proposait de tout lessiver, de tout passer au soda dans la tactique soi-disant antique et dépassée de son prédécesseur. Charmés, les actionnaires du club l’invitèrent à un entretien où celui-ci leur sucra les mirettes avec des promesses de plans tactiquement infaillible et des perspectives de jeu raffiné. Cependant, prévint le potentiel entraîneur, il leur faudrait se méfier : son art tactique était bien réel, mais invisible aux simples d’esprit et aux incompétents.

À ces mots, le directoire ne se sentit plus de joie : quoi de plus attrayant qu’un entraîneur à la mode sur le plan tactique qui, de plus, leur faciliterait le recrutement de nouveaux collaborateurs : Si ceux-ci étaient capable de reconnaître le génie des plans tactiques mis en œuvre par l’entraîneur, ce serait signe de leur compétence footballistique. Le sieur se vit rapidement offrir un juteux contrat, et pour marquer sa prise de fonction, profita de quelques conférences de presse pour bien assener à tout le monde que le jeu mis en place par son prédécesseur, distrayant et facile d’accès au spectateur, ne pouvait être qu’erreur et hérésie car entre protestants on se comprend : seule la souffrance et le dur et monotone labeur sont dignes d’être estimés.

Il commença donc à travailler avec l’équipe.

Le journal local dépêcha un pigiste recruté à la sortie d’un lycée de la ville pour voir la merveilleuse transformation de l’équipe. Le stagiaire sous-payé vint assister au premier entraînement de l’équipe, ce qu’il faisait de bonne grâce tant il en était un ardent supporter. Cependant, les mouvements proposés sur le terrain ne lui parurent pas particulièrement géniaux ni même malins. Il s’imagina qu’il n’était peut-être pas aussi éduqué qu’il le croyait en matière de football. Il torcha donc rapidement un article au titre putaclicassier qui faisait l’éloge du nouveau coach tout en rappelant que seuls les véritables amateurs de football pouvaient apprécier son art, besogne qui correspondait à un salaire horaire décent pour sa production journalistique.

Les (petits) membres du directoire du club, la curiosité aiguillonnée par l’article, décidèrent d’assister à un entraînement vidéo. Malgré toute leur distinguée éducation financièro-sportive, ils eurent du mal à décider si ce qu’ils voyaient n’était qu’un baratin incompréhensible ou alors le génie du football à l’œuvre. Après s’être vaguement ennuyés, après avoir regardé en loucedé quelques articles du Sun et du Financial Times, ils repartirent et, pour ne pas laisser entendre que leur entendement ou leur compétence footbaballistique pussent être limités, se félicitèrent mutuellement de leur décision, masquant leur feinte modestie sous des torrents d’éloges sur les compétences tactiques du nouvel entraîneur. Ils lui accordèrent des fonds supplémentaires pour qu’il puisse se faire plaisir lors du mercato suivant.

Intrigués, quelques représentants de l’UEFA qui passaient par là décidèrent de discuter en personne avec l’entraîneur d’une équipe qui, d’après les dires des dirigeants du club, pourrait probablement bientôt servir de faire-valoir aux habitués des grand-messes qu’ils orchestraient chaque année. L’entraîneur les reçut autour du déjeuner où, autour d’une collation généreuse, il leur fit part de ses grands plans tactiques pour l’équipe et au-delà. Les représentants de l’UEFA n’étaient plus trop sûrs d’être en pleine possession de leurs moyens cognitivo-footballistiques tant les petits fours étaient attrayants et le champagne – à défaut de pouvoir être de qualité, ce produit étant destiné à assouvir les besoins de snobisme des petits bourgeois – était servi en quantité. Par conséquent, rien de ce que l’entraîneur ne leur dit ne marqua particulièrement leurs esprits mais, pour faire bonne figure et éviter de passer pour des pique-buffets incompétents, ils le félicitèrent et le nominèrent dans la catégorie « coach UEFA de l’année ».

Quand enfin vint le premier match, les supporters étaient aux anges d’enfin voir le prodige tactique en actes. Enfin les résultats attendus, mérités ! Enfin la gloire retrouvée ! Hélas, ni les articles de la presse locale, ni les commentaires des dirigeants du club ou de l’UEFA ne les avaient préparés à la bouillie de football qui voyaient. Le silence se fit dans les tribunes, tant personne n’osait vraiment désapprouver le spectacle sous peine de passer pour un inculte. Soudain, Mandy, pour une fois au stade, s’écria dans un élan d’innocence (qui ne la caractérisait pourtant pas trop) : « Mais c’est de la merde ! ».

Alors la foule des supporters se rendit compte qu’ils avaient tous été dupés, et pas seulement par l’entraîneur, mais également par les dirigeants et autres instances qui avaient refusé de regarder en face l’absence de plaisir totale qu’on prenait à voir l’équipe jouer avec ce simili-plan de jeu. Le match fut interrompu avant la fin pour cause de jet massif de matières fécales sur la pelouse (ce qui par ailleurs ne pouvait qu’en améliorer l’état).

>>>>>>##### La composition #####<<<<<<

Kouhoku a vu que Cooper et Phillips gambadaient dans les prés, et s’est écrié « Il n’y a pas de raison que je ne leur fasse pas faire de la merde comme les autres ». Et à un moment où son arrière-train n’était pas rossé, Kouhoku a décontracté sa ceinture périnéale. Le contenu de ses entrailles partit comme une balle, ou plutôt comme un Usain Bolt sur son manuel de tactique. Du coup, on a balancé des rondins devant et laissé nos attaquants s’écraser comme des merdes sur des latrines.

Meslier
Latérayling Llorente Cooper Dallas
Klich Koch Phillips
Raphinha Rodrigo Gelhardt Harrisson
James Greenwood

>>>>>##### Les Notes #####<<<<<

Un terme de résultat, le point que nous avons récolté est immérité au vue de la performance sur le terrain. Palace aurait du obtenir les trois points. Nous n’avons presque pas eu de moments où nous avons pu les déséquilibrer, et nous avons été déséquilibrés régulièrement. La façon dont nous jouons normalement ne repose pas sur la chance en essayant de récupérer les seconds ballons après avoir joué la balle loin devant. Mais aujourd’hui, c’est la façon principale dont nous arrivions à avoir la balle dans le camp adverse. Et quand on attaque mal, on défend mal, tout est lié.

aurait répondu dans un autre monde Marcelo Bielsa au journaliste qui lui demandait : In terms of the result and performance, what are your thoughts tonight?

Meslier (couler un bronze / 5) : S’est montré un bon cerbère de l’une des portes en bronze les plus célèbres, la porte des enfers. Toi qui regardes ce match, perds tout espérance.

Latérayling (poser une pêche / 5) : une pèche d’enfer, voire la super-pêche. La capacité d’embrouilles de Juppé : tu sais que son apparente respectabilité n’est qu’un masque pour des petites embrouilles et trafics d’influence envers les arbitres. Un nombre de passes qui partent de la droite mais qui finissent au centre, ou inversement.

Llorente (beurrer son calcif / 5) : bien l’étaler sur sa rondelle, et attendre le duel contre Jean-Philippe Mateta. On se demande encore comment il n’est pas enceint de triplés.

Cooper (colombiner / 5) : Ce n’est pas que la colonne vertébrale de l’équipe ne tenait pas debout, c’est plutôt que le sculpteur avait la plus grande admiration pour les cubistes.

Dallas (caguer / 5) : On a eu l’impression qu’il était en train de déjeuner en terrasse en dessous de l’endroit où le maître oiseau du nom de Gallagher, sur la branche perché, lui fientait joyeusement sur son assiette de frites.

Klich (se décharger de son fardeau / 5) : Introuvable sur les sorties de balle, et manifestement passablement grognon des consignes de Kouhoku : notre sympathie pour le jouer dans cette situation ne nous empêche pas de trouver que si la relance devait être son fardeau, il l’a laissé tomber comme un fruit mûr aux cabinets.

Phillips (envoyer une lettre chargée au pape / 5) : Très saint père, oh toi le marcelobielsiste, faisons des systèmes où je peux jouer vers l’avant en une touche plutôt que de reculer entre mes deux défenseurs centraux.

Raphinha (avoir la taupe au guichet / 5) : Mais ne pas réussir à faire son trou sur l’aile droite, alors qu’il suffisait de relâcher les sphincters.

Rodrigo (lierchem / 5) : Notre loueurejem au lontrolequem le plus loyeusem, mais qui s’est lassablemenpem emmelé les linceaupem pendant la lencontrerem.

Harrisson (Cacabrillant /5) : Une prétention incroyable à réclamer la balle alors qu’il n’en fait jamais que de la merde creuse, avec des dribbles chaloupés qui ont la pertinence de Cacabrillant étalant ses sophismes. (D’ailleurs, on a réalisé récemment que Cacabrillant était probablement aux Lumières ce que BHL était à la French Theory.)

James (voter pour Manuel Valls / 5) : A chaque fois qu’une saucisse était balancée devant, il se jetait dessus avec l’avidité de Manuel Valls pour un poste ministériel. Il a réussi à en récupérer à peu près zéro sur le match, ce qui est tout ce que l’on souhaite à Manuel Valls.

Koch (écrire à Bismarck / 5) : Et dans la lettre, on peut y sentir la déférence du jeune teuton qui demande à son glorieux aîné comment on transperce les défenses ennemies, mais qui ne sait pas encore très bien comment faire à part faire donner la cavalerie.

Greenwood (faire ronfler Thomas / 5) : On a pas vraiment compris le sens de l’expression dans le sens de déféquer, mais on n’a pas bien compris non plus ce que Kouhoku voulait apporter à l’équipe en le faisant rentrer.

Gelhardt (démouscailler / 5) : Peut-être que c’est un joyau entouré par des monceaux de merde, mais le faire rentrer en neuf et demi alors qu’on avait déjà du mal à avoir un peu la balle avec un vrai 10…

>>>>>##### Les Notes auxquelles vous avez échappées #####<<<<<

On emprunte la liste à Bob . Et quelque chose nous dit que la suite de ces notes aurait pu être utilisée pour le match d’Arsenal.

– accoucher du derrière
– aller à Clichy
– aller à flacdal
– aller à la selle
– aller voir la salamandre
– baguer
– baisser le pont levis
– balancer son rondin
– bourave
– bouser
– caca
– caguer
– cailler (aller -)
– caler sa biture
– caquer
– chiader
– chiage
– chidave
– chier
– chiure
– couler
– crotailler
– crotter
– déballer
– déballer dans son culbutant
– débloquer
– débonder
– débourrave
– débourrer
– débourrer sa pipe
– déboutonner (se -)
– décocter
– défalquer
– déflasquer
– défourrailler
– déponner
– déposer le bilan
– déposer sa carte
– déposer son bulletin
– déposer une poire
– dépousser
– déshabiller
– détacher le bouchon
– dringuer
– en mouler une
– étronner
– évacuer
– faire
– faire des cordes
– faire du gros
– faire ses affaires
– faire ses besoins
– faire ses ordures
– faire ses saletés
– faire son cas
– faire son gaz
– faire son grand tour
– faire sous soi
– faire une tarte bourbonnaise
– fienter
– figure de campagne
– filer
– filer du proye
– filer le rondin
– filer sa mousse
– flacader
– flaquer
– fogner
– foirasser
– foirer
– fuser
– gâcher du gros
– galipoter
– garde-robe
– goguenoter
– iech
– lâcher la mitraille
– lâcher son gluau
– lâcher tout
– l’étron vient frapper à la porte
– libérer le pâté
– mouler un bronze
– mouscailler
– mousser
– naquer du fla
– poser culotte
– poser sa chique
– poser sa crotte
– poser son fricandeau
– poser son kilo
– poser un abricot
– poser un colombin
– poser une bouse
– poser une plume
– poser une prune
– poser une quille
– poser un rondin
– poussée
– pousser sa moulure
– pousser ses affaires
– pousser un coup
– pousser un renard
– proser
– pruneau
– rondiner
– satisfaire un besoin naturel
– scier
– se laisser aller
– sentinelle
– se poser
– se soulager
– se vider
– se vider les tripes
– tarter
– tartiner
– tartir
– téléphoner à Guillaume
– téléphoner à un juif
– touser
– tousser
– vider son panier à crottes
– vider un lapin

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