Paris SGEL / AS Monagro (3-0) – La Porte de Saint-Cloud Académie, droite dans ses bottes

Les nobliaux rentrent au Rocher avec le tarif habituel.

Coucou les damné•e•s de la terre,

Entre les agressions fascistes sur des étudiants grévistes, les licenciements à Solférino, le décès tragique du président Salengro (j’ai toujours cru qu’il avait seulement été ministre, Roger Salengro, mais j’ai dû sauter un épisode), et les communistes français fidèles à eux-mêmes, on peut dire que les gauchistes de tous poils n’avaient pas le vent en poupe ces derniers temps.

Pendant ce temps, le socialisme réel, lui, a de beaux jours devant lui. Portée par les camarades de la section séquanaise de l’Internationale footballistique, l’idée de la dictature du footballétariat gagne des partisans en même temps que des trophées. L’autre soir, ça remettait le couvert en finale de coupe Plekszy-Glasz face à nos meilleurs ennemis, les bières à la grenadine, après un affrontement à sens unique l’année passée. Nouvelle étape dans la décentralisation du fouteballe français : le mâche se jouait cette fois-ci en capitale girondine, mais toujours dans un stade flambant neuf. L’équipe locale s’est d’ailleurs payé une assurance tous-risques à la Matmut pour son enceinte, contre le sel de mer, le tapage nocturne et l’excès de bons résultats, ce qui explique l’absence des scapulaires à ce niveau de la compétition (non mais faut les comprendre aussi, imaginez, ils gagnent la coupe, et leurs supporteurs renversent leurs bières sans alcool sur les sièges en sautant de joie, qui c’est qui paye pour nettoyer, hein ? On peut pas tout avoir, c’est soit le stade tout neuf tout propre, soit les buts).

 


LA RENCONTRE


 

Bref, revenons-en au mâche contre la présipauté de Monagro. Pas de quoi se taper le cul par terre avec un tonfa, pour tout vous avouer : Paris-Saint-Germain-en-Laye a marqué, vite, et a maîtrisé, tranquillement. Un acteur aura cependant marqué la finale de son empreinte – et non, je vous voir venir, il n’a pas grandi à Bondy : c’est la vidéo.

4e minute : Sur une accélération de Kiki, l’autre vedette du soir, stoppée illicitement par le boucher polak dans la surface, l’arbitre humanoïde de la rencontre accorde un pénalty, puis se ravise, et demande l’avis de ses assistants vidéos, réveillés de leur sieste dans leur petite camionnette sur le parking du stade.

10e minute : Les arbitres vidéastes, qui n’osent pas avouer à leur collègue qu’ils ont perdu la K7 du ralenti de l’action, lui proposent de mettre un jaune à Marco Verratti, dans le doute, et puis de toute façon, ils n’ont pas le temps de parler, il faut qu’ils déplacent le van, ça gêne l’entrée du parking, et ils vont passer dans un tunnel.

14e minute : La Turpine se décide à trottiner pour aller voir la vidéo lui-même.

18e minute : Arrivé à l’autre bout du terrain, l’arbitre constate que sa tablette tactile n’a plus de batterie, les officiels du match ayant lancé une partie de belote en ligne pendant les tergiversations de l’homme en noir et jaune.

21e minute : Pendant que la magie du progrès fait son œuvre, Kiki a peur de se refroidir, et en profite pour lancer l’Ange de Marie dans la profondeur d’une sublime transversale. L’Argentin aligne le goal princier dans un trou de souris, 2-0.

23e minute : On a retrouvé le chargeur de la tablette. Mais la 4G mouline un peu, n’est pas l’outil connecté qui veut.

34e minute : Après avoir procédé à la vérification vidéo de l’action sous seize angles différents, effectué un sondage Google Forms sur un panel de supporters de la tribune, et demandé conseil à Gwen Tagrenmer sur Touitteur, l’arbitre confirme sa décision d’accorder le pénalty, transformé par le camarade Eddy. 1-0.

37e minute : À peine l’arbitre a-t-il eu le temps de se déconnecter de son compte OkCupid qu’une nouvelle action appelle à corps et à cris l’intervention divine de l’image animée : sur un centre portugay, le ballon fait du billard entre les têtes du Tigre colombien et du Piège teuton, et atterrit dans les filets de PSGEL. Après une nouvelle demi-heure de vérifications, et alors que tout le monde est rentré aux vestiaires, l’arbitre annule le but pour un hors-jeu qui n’est visible qu’au papier millimétré.

La seconde mi-temps repart sur les mêmes bases, mais en moins bien, comme un remake de la Guerre des étoiles : PSGEL gère à la fraîche, les Gronégasques patinent, et ouvrent des espaces derrière pour les accélérations salées du petit Kiki, qui s’en donne à coeur joie et vient clôturer le bal d’une nouvelle passe décisive, lançant le camarade Eddy pour son doublé à cinq minutes du terme, 3-0 (ça se voit que je me suis endormi après la mi-temps, non ?).

 


LE SOVIET PASCAL


 

Kévain Trappe (2/5) : Mine de rien, on en est arrivé au point où plus personne ne semble envisager d’en faire un titulaire. L’illusion de la dédiabolisation du NSDAP a fait long feu.

Dani Allèche (2/5) : Oui. Bon. Voilà.

Prunelle de Quimperlé (4/5) : Le titi avait soif de sang bleu.

Capitão Thiago (4/5) : Le black block a trouvé un créneau pour taper du rejeton de Rocher entre les occupations de la semaine passée et les grèves de la semaine prochaine.

Youri Berouiche (2/5) : Son Uzi pèse une tonne, il ne vient que pour les grosses sommes (et il n’a plus très faim depuis qu’il a bouffé Gronaldo tout crû).

Adrien Rambo (3/5) : À la suite d’une AG en amphi, Adrien a décidé unilatéralement l’occupation reconductible du milieu de terrain bordelais.

Marcoco (3/5) : Salut, toi.

(Remplacé à la 69e par Gigi Le Cerceau, mignon tout plein)

Julot DraxXx (2/5) : Moué. Sans plus.

(Remplacé à la 81e par Lassana Diarrhée, pour fluidifier la circulation de balle)

Kiki M’Gakpé (5/5) : Pour prendre sa revanche sur Philippe Pétain Pétel, Kiki a ouvert les portes de la défense monégasque à coups d’accélérations brise-reins et de transversales lumineuses, et a laissé entrer ses acolytes non-cagoulés pour finir le boulot. Ni fachos, ni flics dans nos facs, on ripostera quand on nous attaque !

Ange de Marie (3/5) : Un but. C’est bieng.

(Remplacé à la 52e par Ravière no se va, qui devra me passer sur le corps s’il veut passer le périph’)

Eddy Eddy Eddy (4/5) : Malgré les grèves, le barbudo glabre a assuré le minimum syndical : un doublé, et on retourne au piquet.

 

 

En espérant que vous avez bien profité de vos week-ends (Joseph) pascaux avant d’être scandaleusement pris en otage par ces enfoirés de privilégiés de feue la SNCF,

Cordianalement,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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