Paris SGEL / Dijon STO (3-0) – La Porte de Saint-Cloud Académie livre ses notes

Salut les poilu.e.s,

Nous revoilà pour un match en retard / match d’appui / match de coupe (veuillez rayer les mentions inutiles) de milieu de semaine de Paris-Saint-Germain-en-Laye. Aujourd’hui se dresse devant nous le Dijon STO, équipe bien connue (non) de notre championnat, mais dont l’histoire demeure ignorée. 

En 1943, l’Assemblée nationale, libre et indépendante jusqu’au slip, adopte le Service du Travail Obligatoire : une sorte de fuite des cerveaux, mais bien organisée, en trains spéciaux et tout, les Thalys avant l’heure. Coup double : on responsabilise les chômeurs et on met ces feignasses de jeunes au travail une bonne fois pour toutes. Paraitrait qu’y en a qui ont refusé de monter dans les dits trains : ils ont eu des problèmes, et pas qu’avec la SNCF. 

À Dijon, chez les militants SFIO du coin, tendance Père Doriot, on saute sur l’occasion pour faire la promo de cette belle initiative. Hoplà, le club local devient le Dijon STO, petit nom qui ne le quittera plus, tout comme les jeunes travailleurs qui y sont passés en croyant embarquer pour la Ruhr et qui patientent toujours dans le camp de transit Gaston-Gérard (une pensée pour le petit Florent, qui y aura perdu ses cheveux et ses plus belles années). 

 


LA RENCONTRE


 

Le roulement de la grosse machine parisiano-saint-germanoise continue : on revient à la défense à trois, l’Espingouin et le Belge sont chargés d’animer les côtés, le beau Léandre Muret se voit offrir une nouvelle occasion de faire ses preuves au milieu aux côtés du Hibou ritalien, tandis que devant, la Drax et l’Angelito sont placés en soutien du pivot camerouno-fridolin. 

 

Ça joue.

 

Et c’est parti pour les grands travaux dans la défense dijonniaise ! Marcoco pour percer les trous, Juju pour poser les chevilles, et l’Angelito pour visser le tout dans le cul des Bourguignongnons. On ne joue pas encore la 10e minute que le trio exécute déjà son ballet à la perfection, sans opposition aucune : récupération, contre en deux passes, ouverture dans le dos des défenseurs, lob somptueux, la filière germano-argentine rayonne comme aux plus belles années de notre histoire (1-0).

La démonstration du matériel séquanais continue durant la première période au milieu d’une défense aussi mobile qu’une gare routière, avec des remises de la tête sans difficulté du Choupo, des découpages en règle de la Prunelle, des dribbles endiablés de la Drax à un contre dix. L’esthète teuton est encore à l’origine du deuxième but à la demi-heure de jeu : s’appuyant sur l’indomptable lion de Hambourg, il trouve à nouveau l’Angelot dans la profondeur, dont l’appel prend le défenseur à contre-pied. Face à la sortie du goal, il tente de remettre à son avant-centre germano-noir, mais c’est contré et ça revient opportunément dans les pieds de l’Argentin pour alourdir la marque. Ça rentre comme Gigi dans maman (2-0).

 

Une incursion de PSGEL dans la surface adverse

 

Les Dijoné tentent bien de foutre le zbeul dans la surface de PSGEL en trouvant un poteau improbable à la demi-heure, mais ce sont encore les Bleus-et-violets-bientôt-sponso-par-des-gros-hôtels qui s’illustrent par plusieurs actions collectives de grande classe, qui de Choupo dont la frappe en pivot est déviée, qui de Léandre dont la demi-volée sur un centre en retrait fuit le cadre, qui de la Meunière qui manque de tromper le gardien juste avant la mi-temps après un magnifique une-deux Marcoco-Juju.

La seconde mi-temps reprend sur les mêmes bases avec un coup franc vicelard du nouveau spécialiste-ès-feuilles mortes, Léandre Muret(s). La gestion de l’avantage est de mise côté parisiano-saint-germanois, tandis que l’adversaire hésite à se livrer pour aller chercher un but dont la perspective semble de plus en plus anecdotique, tant on sent que le moindre espace laissé à nos gaillards se solderait par un nouveau but. 

 

 

Digeon opte plutôt pour un resserrage de boulons bienvenu pour stopper l’hémorragie, mais qui n’empêche cependant pas l’inéluctable à un quart d’heure du terme : débordement du Belgien, lequel trouve Choupo aux abords de la surface qui fixe avant de resservir la Meunière, revenu intérieur, et dont la frappe prend le goal à contre-pied (3-0). Les jeux sont faits, et une demi-finale en poche pour aller gratter une nouvelle fois la belle coupe Charles-Simon. On arrive, ma belle, tiens-toi prête !

 


LE SOVIET QUI A REUSSI A NE PAS FAIRE DE BLAGUE SUR LA MOUTARDE JUSQU’ICI


 

Jean-Louis (3/5) : Un bon gros tampon avec un Cap-Verdien au bout de 30 secondes, quelques parades bien senties, une sortie hasardeuse sur ce même Cesaria-Evorien à l’heure de jeu, et un logo Intermarché porté avec la plus grande des classes. 

Kilo Terreur (2/5) : Pas très inspiré sur sa passe en retrait en tout début de match qui a mis son gardien en difficulté, et en règle générale pas au mieux dans ses relances. 

Titi Silvette (3+/5) : Sans impair (et notez bien que je ne veux pas dire par là que notre capiston s’exhibe à la sortie des écoles, hein). 

Prunelle de Quimperlé (3/5) : Il a rassasié sa soif de sang tunisien sur Sliti (ancien virevoltant dribbleur du Red, faut-il encore le rappeler ! (on n’oublie pas Farid Beziouen non plus (et puis tant qu’on est sur les lutins de l’Etoile rouge, une pensée pour Youcef Touati, qui nous regarde jouer depuis le paradis des beaux footballeurs (et qui est aussi passé par Dijon, la boucle est bouclée (vous pouvez fermer les parenthèses))))). 

Toto la Meule (3+/5) : Propre, sobre, solide, et puis le but pour la cerise sur le gâteau. 

Léandrogyne (2/5) : On est encore à la version démo du Motta 2.0, c’est ça ? 

(Remplacé à la 81e par Colin Drogba, jeune)

Marcoco (3/5) : Tranquillement, sans pression, mais avec un carton, sinon c’est pas marrant (le chiasme, c’est même pas fait exprès).

Jean Bernard (3/5) : Ben y a pas grand-chose à dire, hein. C’était bieng, voilà tout.

Julot la Drache (5/5) : Chacune de ses touches de balle nous a éclaboussé de joie pure. Du « Je t’aime » comme s’il en pleuvait. Il joue tellement bien dans le dos de la défense, que dans 9 mois, la moitié de l’équipe dijonnaise accouchera de jolis ballons en profondeur.

(Remplacé à la 81e par Chris Ncoucou, comme ça se prononce)

Angie (5/5) : Salade, tomates, oignons, chef. Et une petite giclée de sauce blanche maison sur le lob de l’ouverture du score.

(Remplacé à la 81e par Moussa Diably, infernal ailier)

Maxéric Réveille-Mating (3+/5) : Bel étalon, dur au mal et attentionné pour ses coéquipiers, cherche filets de sa région à faire trembler avec passion. 

 

Rendez-vous avec d’autres Rouges la semaine prochaine,

Et n’oubliez pas nos deux p’tits boutons ci-dessous, pour qu’on continue à se donner du plaisir tous ensemble (dans la bonne humeur et le consentement mutuel, bien sûr)

Bisous,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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