Paris SGEL / Étoile rouge (6-1) – La Porte de Saint-Cloud Académie étrille les hérétiques

Georges passe de l’autre côté du périph’ du Mur

Coucou les crassous,

Hé bé, dites donc, c’est qu’on les attendait plus ces retrouvailles avec les camarades banlieusards de Seine-Saint-Denis, ce “derby du périph“, Saint-Cloud versus Clignancourt, le Parc des Princes autogérés recevant les résidents du stade Bauer, Paris-Saint-Germain-en-Laye accueillant chez lui l’étoile rouge de Saint-Ouen, symbole encore vivace de la Banlieue rouge, aujourd’hui coupée au sang bleu des Puciers bourgeois qui trônent à l’hôtel de ville… La rencontre de deux grands noms de l’Internationale footballétarienne, en somme !

Pensez donc, le club légendaire aux cinq coupes de France, rendant visite à notre jeune équipe parisiano-saint-germanoise, souhaitant marcher dans les pas des glorieux Aston, Simonyi, Chayriguès, Jean-Claude Bras, Steve Marlet et autres Amine Oudrhiri et Ludovic Fardin, pourfendeurs du capitalisme sauvage sous les couleurs de l’étoile rouge. Quel plaisir à l’idée de voir Kyky, Eddy, Prunelle de Quimperlé affronter leurs camarades audoniens, Régis Brouard en tête ! Quel plaisir, simplement, de voir ces deux frères du footballétariat, décidés à marcher main dans la main pour botter de leurs crampons moulés dans le cul du fouteballe néo-libéral frônçais, depuis trop longtemps gangréné par ses dérives mercantiles. Quel plaisir, enfin, de revoir à nouveau le Red Star en première division, après tant d’années d’absence et de…

Pardon ? Comment ça, c’est pas le… ? Hein !? Belgrade ?!?

Au temps pour moi, les gusses, oubliez ça et contentez-vous d’éclater les rates de ces saloperies de titistes à la manque, y a pas intérêt à ce qu’on puisse encore les reconnaître à leur retour dans le gourbi multi-ethnique qui leur sert de pays. Staline a toujours raté l’hérétique Tito, vous n’avez pas intérêt à rater ses sous-fifres ! PAS DE QUARTIER POUR LES YOUGOS, PAS DE YOUGOS DANS NOS QUARTIERS !

 


LA RENCONTRE


 

Il n’y a pas de pire ennemi, pour un militant de gauche, qu’un dissident de gauche. Notre secrétaire de section Thomas l’a bien compris, et il a sorti les grands moyens pour bouter les hérétiques gauchistes balkaniques hors de notre Zone à Défendre du Parc : 4-2-3-1, les bleus-bites sont renvoyés à leurs mères, Lassana est enfermé dans le placard à balais, tout le monde sur le pont, pas de pitié.

 

 

Et de pitié il n’y eut pas pour les infâmes titistes, qui ne démentirent pas l’image que nous avait appris d’eux nos cahiers d’écoliers soviétiques en accumulant les vicieux coups de pute et autres agressives charges, notamment sur notre meneur brésilien. Après une première occasion yougo•e, suivie d’un dégagement anal du gardien d’en face, prompt à nous rassurer quant à la qualité de la vieille école des goals des Balkans (il a du passer aux rattrapages pour valider son UE « Capter le ballon au lieu de le boxer à une main dans les pieds de l’adversaire »), et de quelques timides tentatives parisiano-saint-germanoises, la 362e charge adverse sur Némarre est la bonne, puisqu’elle nous offre un coup franc à 20 mètres que le susdit Brésilien s’empresse de transformer, tout en souplesse. 1-0, premier pied dans la gueule des Serbo-croates.

Un avantage bientôt confirmé par une action collective de classe, Rambo faisant le pressing sur une remise en touche pour permettre à Némarre de récupérer, se retourner, jouer le une-deux avec Kyky et placer son plat du pied dans les 6 mètres pour envoyer son centre en retrait au fond, 2-0. Nous jouons la 22e minute, les Serbes et leurs gueules tout droit sorties d’une page d’Impose ton anonymat n’ont plus vu la moitié adverse depuis dix minutes, puis quinze, puis vingt, submergés par la maîtrise totale de nos camarades de la section séquanaise, qui enchaînent les attaques placées dans leurs gueules.

 

Face aux Yougos, il n’y a qu’une seule tactique qui vaille.

 

L’addition est corsée dix minutes avant la pause par l’entremise du sous-commandant Eddy, qui s’emmène un ballon mal dégagé sur un centre pour crocheter et aligner le goal (3-0), puis par le biais d’un virevoltant Angelito, se dégageant du marquage pour placer son pied, seul face au but, sur un amour de centre en profondeur de Tommy la Meule (4-0). Le temps d’assister à un grand pont de Némarre sur la ligne de but, et voilà la pause. Une telle épuration footballistique, ça creuse, et il faut bien recharger un peu les batteries. Place à l’interlude musical :

 

 

Nul besoin d’épiloguer bien longtemps sur la seconde période (c’est qu’en plus j’étais pas bien attentif, j’avais une fondue de poireaux sur le feu), durant laquelle nous avons eu droit à la même physionomie de mâche, PSGEL continuant à dominer de la tête et des épaules des Yougos bien abattus par leur propre déliquescence étatique. Une domination en souplesse, mais qui n’évite pas à la Sainte-Aréole de devoir se coucher, grands dieux, non pas une, mais deux fois sur des frappes toutes pétées, et ce à trois minutes d’intervalle ! Oh la la, j’ai peur, on sue sérieusement des fesses, là.

C’est qu’il faut bien leur faire comprendre, à ces vauriens, non mais alors : à vingt minutes du terme, Némarre s’arrange pour lancer l’Espingouin latéral gauche d’un lob dans le dos de la défense, remise, Kyky était là, 5-0, on va peut-être pouvoir finir le mâche tranquillement ? Non ? Ils plantent un but sur une touche en profitant de l’apathie de notre air (Jordan) défense ? Qu’à cela ne tienne, nouveau coup franc à 20 mètres à dix minutes de la fin, Némarre s’en charge, et on peut évidemment s’attendre à ce qu’il ne réussisse pas à nouveau à

 

NOBODY EXPECTS UN TRIPLÉ DE NÉMARRE !

 


L’INQUISITION ESPAGNOLE QUE PERSONNE N’ATTENDAIT ET SURTOUT PAS CES HÉRÉTIQUES DE TITISTES


 

Sainte-Aréole (NN/5) : Vu le niveau de l’opposition, il me semble que même l’arrière-grand-mère de Gigi, celle qui a connu Garibaldi avant qu’il ne devienne une station de métro (et de SAINT-OUEN, en plus), aurait pu faire le taff dans les cages ce soir.

Tommy La Meule (4/5) : Il paraît que les moulins produisent des poussières potentiellement explosives pendant le processus d’écrasement du grain. Tommy en a tiré profit, et a su moudre son adversaire direct pour exploser vers l’avant et délivrer un centre décisif de l’extérieur du droit dont on se souviendra.

Capitão Thiago (4/5) : Ça passe crème.

(Remplacé à la 76e par Titi Kéké, allemand)

Kim-Peng-beh (5/5) : Les gueules de réalisateurs de pornos serbes d’en face ne lui ont pas fait peur, il mange des avants-centres croates au petit-déjeuner.

Jean-Bernard (2+/5) : Je sais pas qui t’es, je sais pas d’où tu viens, mais c’est pas avec ta carrure de gobelin boiteux que tu vas pouvoir aller au duel sur des golgoths yougoslaves. Tu centres bien, sinon.

Marcoco (4/5) : Il a profité de sa convalescence pour bosser son jeu au sol, et il parvient maintenant à orienter le jeu tout en rabotant les mollets adverses.

Adrien (4/5) : Il a semblé un peu en dedans physiquement au début, avant de faire tourner le ballon au milieu comme une dose de GHB dans une soirée des JC.

Kiki Mbappette (4/5) : Le quota de reins prélevés pour la filière balkanique de trafic d’organes a été atteint avec succès.

(Remplacé à la 76e par la dame de chez Maxim, allemand aussi)

Némarre (5/5) : Il a les clés du jeu, les doubles des clés du jeu, et il a appris le digicode par cœur.

(Remplacé à la 82e par Juju la Drax, encore et toujours allemand)

Ange de Marie (4/5) : À l’instar de l’homme chutant d’un immeuble et attendant à chaque étage l’impact qui lui sera fatal, nous nous contenterons de répéter ainsi à chaque bon match d’Angelito : « Jusqu’ici, ça va ».

Eddy Cavanie (3/5) : Des ratés, de l’activité, un but, comme d’hab’.

 

À bientôt pour le mâche retour en terre hérétique,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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