Paris SGEL / OL de Lyon (2-1) – La Porte de Saint-Cloud Académie est de retour

Coucou les p’tits loups,

Les bilanals de la saison dernière (ici et ), c’est bien gentil, mais il était temps que je me mîsses à l’ouvrage pour rattraper en marche le wagon de cette nouvelle saison, parti à pleine vitesse sur les rails de mon indifférence profonde. Une indifférence chronique, dopée cette année (comme tous les ans ou presque) par une actualité transferts aussi juteuse pour les agents de joueurs, et autres marchands de maillots contrefaits des Puces de Saint-Ouen, qu’aride pour mes espérances de voir ce ramassis d’étoiles bleues-violettes faire autre chose que graviter autour d’elles-mêmes en se tirant la bourre à qui brillera le plus loin.

J’en peux déjà plus, rendez-moi ma vie.

 


LA RENCONTRE


 

Oh joie, oh désespoir, ça y est, le grand jour est enfin venu : le carré magique à mille miyions est aligné sur le terrain. La feuille de mâche est trop étroite pour y caser toute la dopamine qu’on va prendre en intraveineuse devant chaque geste qu’esquisseront les tout-puissant pensionnaires de l’Olympe parisiano-saint-germanois – et les sept autres noms ridiculement petits qu’on devine tout tout tout en bas et dont l’aspect terne et triste ne fait que rehausser l’ardent éclat des dieux descendus parmi les vivants qui nous font l’immense honneur de ne pas revenir défendre pour notre équipe.

 

Le double-blocquéquipe à la parisienne.

 

Nul doute que cet empilement de vedettes suffirait pour faire rendre gorge à n’importe quel faire-valoir de la Ligain à la seule lecture de la compo. Avec l’OL lyonniais roudigarçiste, ç’aurait à coup sûr eut l’effet d’une douche glacée sur un scrotum à peine velu. Sauf que là, c’est pas Dijón, c’est pas Valladonîmes, c’est l’Olympique de l’OL de Pétaire Boche (quel blase, purée). Et ça nous rentre dans le lard direct, sans plus de considération pour les dizaines de zéros étalés sur les chèques en bois de notre attaque que l’UEFA pour la cause LGBT+. Leur équipe est bien rodée après un début de saison un poil compliqué, tout le contraire de nos camarades-joueurs qui survolent le championnat sans y mettre aucune manière depuis un mois.

Paris-Saint-Germain-en-Laye ne fait pas beaucoup plus d’effort collectif cette fois-ci, et s’en remet à ses classiques : on joue pour Kyky dans la profondeur, et advienne que pourra. L’apport du génial génie catalanien permet cependant de nous faire mentir en apportant un peu de variété dans le jeu bleu-violet : à la demi-heure de jeu, ce n’est pas Némarre mais Lionel qui est à l’origine de l’ouverture en profondeur, et ce n’est pas Kyky mais Néné qui est à la réception pour mordre dans le derrière de la défense lyonniaise, peu souvent prise à défaut. Le numérodisse repique dans l’axe, place une belle petite talonnade pour le Messie à l’entrée de la surface, frappe croisée du gauche, bellement arrêtée par le demeuré d’en face.

Quelques minutes plus tard, c’est sur la barre que ce même Dieu envoie le cuir sur coup franc. Mais ne nous y trompons pas : c’est bien l’OL de Lyon qui tient la balle et dicte le tempo du mâche ce soir. La réussite leur sourit enfin au retour des vestiaires : sur un renversement de jeu, la défense parisiano-saint-germanoise se retrouve totalement dépassée et laisse l’ailier d’en face totalement libre de placer un centre tendu pour la reprise au premier poteau de leur meneur de jeu tout aussi libre, Lulu Grospaquet. Gigi est battu, 0-1.

Panique à bord, il faut marquer absolument. Cet état de fait a le don d’enfermer d’autant plus PSGEL dans une absence d’intelligence collective que l’on jurerait empruntée à l’électorat de Valérie Pécresse (on est peut-être pas si loin de la réalité dans le cas des joueurs PSGELiens, d’ailleurs). Dans ce genre de situation, les habitudes ont encore la vie dure : on s’en remet, comme le veut la tradition, à un pénalty douteux obtenu et transformé par Némarre après l’heure de jeu, 1-1.

Et puis, sacrilège, Maurice sort Dieu à un quart d’heure du terme pour faire entrer Sashimi et passer à trois derrière, s’attirant par la même le pire regard noir de la mort dudit Dieu (c’est joli). Comble du blasphème, c’est un autre Rosarien (sans déconner, y en a combien ?), Momie Cardi, qui plante le but salvateur d’une tête croisée smashée au bout du bout du temps en plus, sur une merveille de centre rentrant du Kiks (2-1), scellant une victoire chatteuse et étriquée du carré magique à mille miyions sur la classe moyenne aulasienne. Bim, dans tes dents la justice sociale !

 


LE SOVIET COUPÉ EN DEUX


 

Jean-Louis le jeune (2+/5) : Son corps long et sec d’enfant qui a grandi trop vite fut mis à rude épreuve par les charges adverses – notamment celle du Jérôme d’en face et de son gros pied en avant, l’apprentissage à l’école Lopes semble en bonne voie – mais il faut croire qu’il en fallait plus pour qu’il re-laisse sa place à Kélore.

Kilo Terreur (1/5) : Titularisé à droite, selon toute vraisemblance pour verrouiller son couloir face à l’un des principaux dangers lyonniais, il y aura impeccablement réussi puisque ce dernier n’aura même pas eu besoin de le déborder pour donner le centre décisif pour l’ouverture du score. Et toc. L’entrée de Sheraf à droite et le passage de Titi en axial dans une défense à trois aura eu l’effet d’un déclic : après avoir passé le mâche entier à ne rien proposer du tout en attaque, il s’est soudainement inventé une vocation offensive en venant jusque dans la surface pour faire obstruction à Némarre. On est reparti sur de très bonnes bases avec ce bon vieux Thiplot.

Markimpembinhos (2+/5) : Une charnière globalement solide qui aura tué dans l’œuf bon nombre d’offensives adverses, mais pas aidée par un flanc droit aux abonnés absents, en atteste le but sur lequel le Paquet lyonnais est tout de même laissé carrément seul. C’était presque bieng, quoi.

Merendes (3/5) : Comme l’ailier dans Didier, vous vous souvenez ?

Idrissa (1/5) : On se demandait à quel Idrissa on aurait droit en ce début de saison. Les passes directement dans les pieds lyonnés et les balles perdues sous la pression adverse nous ont confirmé qu’on était pas parti pour un grand crû.

Herrerraaarrrrrg (3/5) : Le traditionnel homme en feu de tous les débuts de saison de PSGEL. Maurice a sauté sur l’occasion en le foutant seul au miyieu (non non, Idrissa ne compte pas) face à un entrejeu adverse bien fourni, priant pour qu’il fasse le travail pour les quatre de devant. La charge mentale, c’est pour sa pomme.

Remplacé à la 86e par Ginnie Wingardium, le gars qui était censé mettre André sur le banc.

 


 

Ange de Marie (2/5) : Le sidekick officiel du Messie, celui qui distille la bonne parole – mais seulement à mi-temps pour l’instant, la nouvelle convention collective n’a pas encore été signée.

Remplacé à la 82e par Momo Ricard, l’intérimaire qui fait de l’ombre à l’agent titulaire.

LIONEL (2/5) : Outre son prénom, il partage avec Yoyo une certaine capacité à ne pas réussir à conclure ses efforts offensifs et à soigner la dramaturgie de ses sorties de terrain – 2002 style.

Remplacé à la 76e par Akfraf Sharimi, qui a tenu la chandelle pour la lune de miel un poil ratée de Maurice.

Némarre (3/5) : La complicité avec Lionel a un peu tourné à l’alternance Jospin-Chirac. Le travail de fond non récompensé pour l’un qui sort au premier tour, les fulgurances qui valent un but et une présidentielle pour l’autre – quitte à filouter un petit péno fictif au passage, on est pas à Paris pour rien.

Kyky (2+/5) : Un mâche somme toute assez moyen jusqu’à ce somptueux centre rentrant du droit qui trouve la tête d’Icardoche à la toute fin de la fin. Et comme un blaireau je me fais avoir par ma dernière impression et je lui mets un bonus, tiens. Purée, je suis faible.

 

Finito, on rentre les poches pleines avec le beurre et l’argent de la redevance télé,

Bises trotskanales,

Georges Trottais

 

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

3 commentaires

  1. Moi j’aime quand le PSG a la victoire chatteuse : cela signifie que les Lyonnais auraient pu gagner, donc que la justice sociale était possible. Mais, dans la vie, il n’y a pas que les sous, il y a le cul aussi.

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