Le bilanal prévu pour être en retard de la Porte de Saint-Cloud Académie (2/2)

Yo par chez vous, comme disent les djeun’s,

T’inquiète qu’on va le finir ce bilanal de la belle saison dernière, reste bien tranquille cousin. Tiens, v’là la première partie pour te rafraîchir le radis : on s’y est fait du bien en se chamaillant gentiment, en se racontant nos souvenirs de cette saison pas comme les autres de Paris-Saint-Germain-en-Laye, d’Ibiza à Manchèsteure en passant par Munique, Monagro, et même par Brest, tiens (on pourra pas dire après ça que je méprise les sans-dents de province qui nous servent de paillassons à trois points et que je les académise pas).

Maintenant, place aux appréciations, forcément très objectives, des performances de nos chers (parfois beaucoup trop chers) camarades-joueurs tout au long de cette saison DANTESQUE™. J’oublierai personne, et même que j’ai encore copié Blaah et que j’ai mis une moyenne à tous ceusses qui ont eu des notes cette année. À la différence près que n’est pas Môssieur Blaah qui veut, et donc que ce sera pas sur l’ensemble de leurs mâches mais sur la grosse vingtaine que j’ai bien voulu académiser, faudrait voir à pas pousser non plus (estimez-vous heureux que je reste quand même plus prolifique que la Gones (Formidable) Académie). C’est parti pour les notes tronquées.

 


LES GOALISTES


 

Kélore Navasse (45 mâches joués, 18 notés : 3/5)

L’homme qui nous a rappelé ce qu’était un gardien de but, parce qu’on avait eu tendance à l’oublier ces dernières années (sans rancune, Jean-Louis, tu étais beau toi aussi). L’homme de base, le plus utilisé de toute la saison, le plus régulier aussi, avec en sus des prestations tout simplement hors-normes en coupe d’Europe des vainqueurs de coupes. Si PSGEL a su vaincre le terrifiant traumatisme du mâche retour contre les Catalaniens et les Muniquois, c’est avant tout grâce à son dernier rempart costarmoricain, solide sur sa ligne comme le granit de son pays natal, et qui a su conserver l’avantage de l’aller alors que son équipe claquait des genoux et se croyait déjà remontadée. Mention très spéciale pour cette RAIE face au péno messianique en huitième retour, qui aura été l’un des grands moments anti-anaux de la saison – au point de faire échapper un petit cri keylorgasmique à votre académicien préféré, et ça c’est pas souvent du tout avec Paris-Saint-Germain-en-Laye.

 

Kélore peut saluer les efforts que sa défense a entrepris pour le faire briller.

 

Serge Riche (13 mâches joués, 5 notés : 2,4/5)

On a eu quelques belles occasions de voir la gueule dépitée de Sergio cette saison, et on ne va pas s’en plaindre. De notre Hougo national (DROITE), il a plutôt la moue délicieusement dépressive que le talent inné, mais il nous aura cependant rendu quelques fiers services en l’absence de Saint-Kélore. Pas sûr qu’on le revoit de sitôt traîner son spleen andalou sur les pelouses de la Ligain, avec l’arrivée du nouveau Jean-Louis ritalien (pas le vieux, l’autre).

 

Traveling sur la pelouse du Moustoir. Serge Doinel se retourne. Il fixe la caméra. L’image se fige. Le cinéma moderne commence ici.

 

Rappelons-nous également de Machin Boulka, éphémère portier du début de saison qui, en bon Polak qu’il est, avait cru jouer pour Lens lors du mâche d’ouverture. Il n’aura d’ailleurs pas tardé à aller se faire voir chez les Carthagénois.es puis chez les Berrichon.ne.s pour le reste de la saison (paye ton Erasmus, tiens).

 


LES ARRIÉRÉS


 

Marquignosse (40 mâches joués, 15 notés, 2,7/5)

Orphelin de son tonton Silva parti gagner des trucs dans un club flingué du cul, Marki a rapidement fait son deuil et s’est encore un peu plus installé comme un pilier du soviet-équipe à grands coups de prestations de première classe dans des mâches sous tension. Capitaine courage auteur de quelques gueulantes salvatrices et buts déterminants, notamment en coupe d’Europe (les Rouges Diables et le Baïerne s’en souviennent), il a retrouvé pour de bon avec Maurice son poste préférentiel en charnière centrale après les essais sentinellesques plus ou moins concluants de côche Thomas. Il nous mènera encore ce ramassis de pitres à la baguette cette saison, avec la hargne qui le caractérise.

 

Pressenelle (40 mâches joués, 21 notés, 2/5)

On sait plus trop quoi penser de Pressenelle ces derniers temps. La rencontre face au BarsSsa a été l’occasion de nous remémorer une belle soirée de Saint-Valentin d’il y a cinq ans, quand le titi nous en avait mis plein la vue du haut de ses vingt piges. Sauf que depuis, de l’eau a passé sous les ponts, et depuis le trauma face à Manchèsteure uni d’il y a deux ans, Dr. Kimpemboss nous a un peu trop habitués à devenir Mr. Kimpembof. Cette saison n’aura pas été une exception, jalonnée par les pètes au casque ubuesques du sosie capillaire de Simon Phoenix, entre relances à la zob et tacles de demeuré valant comparution immédiate à la cour européenne des Droits de l’homme. Mon plus grand plaisir serait que ce gros blaireau se calme une bonne fois pour toutes, parce que de toute façon y a vraisemblablement sonne-per pour le remplacer à son poste (mdr si en fait y a tilo quérère xD jpp).

 

MEURTRE / MORT / PASSE DÉCISIVE POUR L’ADVERSAIRE.

 

Alessenzi Florandro (36 mâches joués, 15 notés, 2,2/5)

L’arrivée d’AlessSsSandro nous a confirmé que le poste de latéral droit n’était pas la priorité n°1 du « Rêvons à une échelle raisonnable Project© » des dirigeants parisiano-saint-germanois. Bon an mal an, l’Italiano et son affreux collier de barbe à la Boby Lapointe ont cependant rendu les services que l’on attendait d’eux, ni pu ni mouin. L’argent semblant à nouveau couler à flots, on a pété la tirelire cet été pour acheter un nouveau jouet à son poste et Alex a donc gentiment été invité à retourner à ses pénates romaines (puis milanaises parce qu’apparemment Jouzé voulait pas de lui non plus). C’était sympa quand même d’être passé, tchâo poto.

 

« Un des rares à ne pas avoir baissé de niveau en seconde période. Faut dire qu’il était déjà pas ouf en première. »

Paris SGEL / Manchestreville

 

Abdiallo (36 mâches joués, 13 notés, 1,9/5)

Couteau suisse à toute épreuve (ou presque), Abdi Douallo aura été baladé toute la saison dans l’axe et à gauche, avec une réussite à géométrie variable. Son inénarrable talent pour s’attirer tout seul des emmerdes du type main dans la surface ou expulsion qui fout tout le monde dans la merde aura rythmé sa période tuchelienne, tandis que Maurice aura réussi à en faire une solution de rechange pas si dégueulasse dans le couloir gauche, à défaut de Jean Bernard pour cause de blessure longue durée, et d’autres spécialistes du poste pour cause de nullité crasse. Il semble qu’il ait rempilé pour le même rôle cette saison, youpi.

 

« Sereinement en difficulté. »

Bavière de Muniche / Paris SGEL

 

Michel Baqueure (40 mâches joués, 6 notés, 1,8/5)

Sous ses faux airs de Dolph Lundgren néo-nazi, Mimitche n’avait semble-t-il pas grand chose de footballistiquement bandant à faire valoir. Il aura traversé la saison comme un mirage, laissant espérer quelques promesses sous TourRreule avant de se faire doucement grand-remplacer par le mec cité juste au-dessus et dont c’était même pas le poste habituel (meh). Un concours de circonstances nous a fait redécouvrir son existence lors de la demi-finale aller de TchampionssSse, mais c’était pas pour le mieux, comme on pourra le constater sur l’extrait cinématographique ci-dessous. Pas fou, Maurice l’a doucement poussé vers la sortie cet été, et il s’est trouvé un point de chute de l’autre côté du Rhin qui correspondra sans doute mieux à son profil aryen. En tout cas on le lui souhaite.

 

Mitchel Balekklarelancecourte.

 

Tilo Quérère (33 mâches joués, 6 notés, 1,6/5)

Avec un ratio prix d’achat / prix réel à faire saliver toute la ligne d’attaque PSGELienne, le plot le plus cher du 3e millénaire continue saison après saison de forcer l’admiration de tou.te.s par la polyvalence de son inutilité. Dans l’axe ou à droite, rien ne semble pourtant mieux lui correspondre que le poste de réchauffeur de banc de touche. Nul doute qu’il redeviendra le crack qu’il était censé être lorsqu’il partira dans trois ans pour 100 balles et un Mars et gagnera une coupe d’Europe sous notre nez, histoire de bien achever de nous gaver de seum.

 

Lévine Kurosawa (27 mâches joués, 10 notés, 2/5)

L’agent chimique X de PSGEL se retrouve avec une note moyenne étonnamment ronde, alors qu’il aura fait du Lévine tout craché la majeure partie de la saison : des envolées lyriques et techniques aussi imprévisibles qu’inappréhendables par le cerveau humain, immédiatement suivies de ratés mémorables dont il faudrait narrer la légende pour les générations à venir. Bref, tout ce qu’il faut pour faire faire le tour du monde à nos slips chaque fois que le ballon s’approche de ses pieds ensorcelés. Comme d’habitude, on a cru que le nouveau côche réussirait à en faire un regen de Roberto Carlos. Comme d’habitude, on a fini par le remiser au grenier en attendant la prochaine extinction de masse au poste d’arrière gauche.

 

Toujours la même chose.

 

Colin Dagbinou (33 mâches joués, 6 notés, 2,6/5)

Une bouille d’amour sur un corps chétif et doux à regarder. Le fait que Colin soit si mignon a peut-être (PEUT-ÊTRE) quelque chose à voir avec sa moyenne plutôt bien gonflée (peut-être). On peut pas dire pour autant qu’il se soit particulièrement distingué en bien ou en mal cette saison, sauf sans doute lorsque l’opposition s’est un chouia relevée (mais vraiment juste un poil) en phase finale de coupe d’Europe. Au plaisir de le revoir arpenter son couloir sans but précis mais toujours avec mignonnerie.

 

Titi Pembélélé, le Pressenelle junior, a aussi aligné quelques mâches sans que cela ne nous en ait vraiment touché une, et l’on se souviendra également que, aussi incroyable que cela puisse paraître, Jean Bernard a aussi joué cette saison avec PSGEL avant de se péter le genou pour bien qu’on se rende compte qu’y a personne d’autre de potable à son poste (c’est bon Jeannot, on a bien compris, tu peux revenir maintenant).

 


LES MIYIEUX


 

Daniel Pereire (42 mâches joués, 13 notés, 1,9/5)

Incroyab’ mais vrai, l’homme au visage lisse comme une toile cirée est aussi le milieu de terrain le plus utilisé de la saison. Faut dire que sa flexibilité (euphémisme macroniste pour désigner son absence d’aptitudes particulières) en a fait le bouche-trou idéal : un coup en défense centrale, un coup dans le rond central, un coup en tribune centrale… De quoi faire perdre tous ses repères à un gars qui n’avait déjà pas l’air bien dégourdi. Danny ne nous aura donc pas souvent enchanté de ses prouesses, nous habituant plutôt à devoir guetter ses prises de balle du regard inquiet d’une militante féministe attendant le prochain dérapage sexiste sur un plateau de Cyril Hanouna. Il sera néan(t)moins toujours là cette saison pour nous fasciner de son derme immaculé, grâce soit rendue au prêt avec option d’achat obligatoire.

 

« Thomas l’essaie à un trente-sixième poste en trois mois, celui de libéro ivre : ses montées de balle à la zob surprennent parfois l’adversaire, mais la plupart du temps ça finit juste en galette gerbée sur les pieds de ses coéquipiers. »

Paris SGEL / OL lyonnais

 

Andrérrrerrrra (45 mâches joués, 11 notés, 2/5)

L’homme dont le front est aussi strié de plis et replis que celui de Danny est inhumainement lisse talonne également de quelques minutes son antonyme dermatologique au classement des milieux les plus utilisés de la saison. Sa moyenne ronde comme sa jolie petite bouille nous rappelle à quel point ce Bilbesque peut impressionner par sa constance dans la médiocrité. Ni trop bon, ni trop mauvais, André est un phare de stabilité dans un milieu parisiano-saint-germanois aussi instable et changeant que la démarcation droite/gauche dans le paysage politique français. La donne semble cependant avoir changé cette saison, avec déjà quatre buts (!) au compteur et une activité de marathonien. Tout se perd, ma pauvre dame.

 

Léandre Paredesse (36 mâches joués, 14 notés, 2,3/5)

On a longtemps cru que l’histoire de Lélé à Paris-Saint-Germain-en-Lé ressemblerait trait pour trait à celle de son compatriote Giovani Le Celsuce : courte et flinguée. Mais après deux ans d’atermoiements, l’arrivée de Maurice a semblé fonctionner comme un déclic pour le beau péroxydé. Se muant enfin en digne héritier de l’école thiagomottesque, il nous a distillé lumineuses ouvertures et savantes filouteries sur un rythme toujours plus soutenu. Que de chemin parcouru depuis cette expulsion débile dans le choc de début de saison contre l’Ohème ! Léandre n’a plus vu rouge depuis, et aura à l’inverse fait péter des câbles à plus d’un adversaire excédé par ses coups en loucedé (tomassemuleure s’en souvient).

 

Souvenirs d’un temps pas si lointain.

 

Idrissa Guegueye (44 mâches joués, 14 notés, 1,9/5)

Ce fut laborieux, mais on a fini par retrouver en cette fin de saison le brave Idrissa qui nous avait vendu du rêve à son arrivée. Mais bon dieu, qu’est-ce qu’on a dû bouffer comme tartines de mâches de merde entretemps, c’est pas croyable. En membre émérite du tristement célèbre trio danilogueyoherrerriste, il nous aura régalé d’une flopée de prestations aussi insipides que dispensables, avec la bénédiction de côche TourRheule. Jusqu’à, donc, redevenir brusquement le chien de combat que l’on avait espéré à la faveur de cet inattendu parcours européen – qu’il aura cependant parsemé de jolies fautes de demeuré et d’une suspension en demi-finale retour que l’on s’est surpris à regretter, tant il avait su se rendre étonnamment utile.

 

Rendez-vous dans 2 ans pour la prochaine bonne période d’Idrissa ?

 

Marcoco (31 mâches joués, 13 notés, 3/5)

Quelle bôté que ce petit être tout en profonds yeux bleus et en cartons jaunes de contestation. Quelle joie de l’admirer lorsqu’il parvient à sortir une balle de ses vingt mètres avec trois malabars sur le dos, à lever la tête, à jouer vite, simple et juste pour asseoir ses camarades dans un coussin de velours. Quel bonheur aussi de le voir en vrai meneur de jeu, au plus près de l’attaque, là où sa capacité à combiner dans les petits espaces et à ne laisser aucun répit aux joueurs adverses peut trouver son champ d’expression le plus large. Quelle tristesse aussi de le trouver si souvent absent, lui le cœur palpitant dont cette équipe a besoin pour respirer sans cracher ses poumons à chaque fois qu’elle manque d’air face à une défense cadenassée à triple tour. Mais l’on sait depuis tout ce temps qu’un bon Marco se déguste avec parcimonie. Il ne faudrait pas trop s’y habituer, sous peine de tomber de bien trop haut en retournant à un double pivot Danileau-Guegueye.

 

« Bien trop seul au milieu pour réussir à changer le cours des choses, comme un flic intègre (sic) dans un comico du 93. »

Manchester bleu / Paris SGEL

 

Rafignarg (34 mâches joués, 3 notés, 2,5/5)

De bout de mâche en mâche-qu’on-a-pas-vu-parce-que-flemme, difficile d’arrêter un avis sur Brésilien n°6342. Il a pourtant pas l’air d’un mauvais bougre, et on aurait parfois aimé voir ce qu’il pouvait donner dans quelques rencontres à enjeu où on lui a trop souvent préféré l’inconsistance avérée d’un Draxou ou d’un Danny. On semble pas vraiment parti pour le voir plus souvent cette saison, surtout qu’on a pas envie de se coltiner des PSGEL/Reims. C’est dommage mais c’est comme ça.

 

Juju Dragster (34 mâches joués, 7 notés, 2/5)

Tel un Ravière des temps modernes, la DraxXx égraine toujours ses talents avec la pingrerie d’un Guy RouxXx, ne daignant nous délecter d’une des gracieuses arabesques dont il a le secret que tous les 36 du mois. À force de rester sur notre faim avec ce beau garçon, l’appétit nous est passé, et l’on se prend souvent à oublier que Juju joue (oh c’est joli) encore chez nous. Qu’importe, il est quand même mignon à regarder, on le garde sous blister.

 

« L’homme de la dernière minute. Celui qui commence à taffer à un quart d’heure de la fin de journée après avoir passé son temps à traîner sur des sites pornos gay, et qui s’agite tout d’un coup quand l’horloge s’apprête à finir son tour de cadran. Un beau dribble, une passe presque décisive, une tête bien placée sur un ballon repoussé dans le temps additionnel, on remballe, on efface l’historique, merci, de rien, au revoir messieurs-dames. »

Paris SGEL / FC Mezze

 

Y a eu aussi quelques jeunes pousses qui ont grapillé des minutes de-ci de-là au miyieu, du genre de Kayzer Ruiz, le crack qui a craqué et s’en est retourné depuis se perdre en Barcelonie ; Bandemou Fatigua, passé en coup de vent chez les Brestiens au début de l’année ; Chabisimonsse, un autre ancien Catalanien avec la coupe à Dédé Louisette ; et un ancien Versaillais qui s’appelle Édouard – comme par hasard.

 


LES DEVANTS


 

Kiki (47 mâches joués, 17 notés, 2,5/5)

Je vous vois venir : le gamin fait une saison pleine à presque autant de buts que de mâches, et le gars lui donne à peine la moyenne, pas croyable. Mais c’est ma faute, ça, c’est que je fais comme Kiliane : je choisis mes mâches. Et forcément, avec mon goût bien connu pour les résultats flingués du cul, on fait grimper la redondance de notes pourries lorsque par exemple Kiliane ne bouge pas le petit doigt contre un Lorient ou offre un but à l’adversaire contre un Nantes. Ça n’enlève rien aux performances du gars lorsqu’il est en feu contre le BarsSsa ou le Baïerne, ou lorsqu’il porte l’équipe à bout de bras (ou de pieds) sur la moitié de la saison en l’absence totale d’idées du reste de ses camarades (on peut d’ailleurs se demander si PSGEL aurait pu ne serait-ce qu’accrocher le podium de Ligain en son absence, sans parler du fait de passer les huitièmes de coupe d’Europe ?). Mais que voulez-vous, il nous énerve à être super fort, là. Alors on peut bien se permettre de sauter sur toutes les occasions de le pourrir, non ?

 

Angelot de Marie (43 mâches joués, 16 notés, 2,2/5)

Mine de rien, AnrRrhHel commence à être un vieux de la vieille à la Porte de Saint-Cloud. Et ce genre de gars ne déroge pas à sa petite routine. Dans le cas de l’Ange aux grandes oreilles, ça veut dire alterner le très très bon et le très très rien, et cette saison n’aura pas fait exception. Une fois homme du mâche, une fois homme invisible, une fois les deux successivement dans la même rencontre… Le moment fort de sa saison restera son remplacement tactique pour cause de cambriolage de sa baraque en plein mâche (et en pleine défaite contre Nantes, en plus), c’est vous dire si on a quelque chose à dire de lui. Ah si, il a pété le record de passes décisives pour PSGEL au printemps dernier, tiens. Hé ben on se couchera moins con, écoutez.

 

Moïse Kine (41 mâches joués, 11 notés, 2,3/5)

On était en mal de Cavanini, on était en mal de Choupo, on était en mal de tout ce qui fait un bel attaquant comme on les aime. Et puis Moïse est venu, a joué, a vaincu nos petits coeurs qui ne demandaient que ça, à coups de buts rageurs et de pressing à en décorner les bœufs, avec toute la fougue de ses vingt ans et la joyeuse maladresse de son grand corps. Il n’a fait que passer le Moïse (tout ce tintouin pour finalement garder Icardoche à sa place, bon sang de bois de bite), il est retourné se faire lancer des bananes dans la Botte, mais n’empêche qu’on a passé de bons moments avec lui. À la revoyure, ragazzo.

 

« Il est beau, il est fort, et il a un harpon à la place de la bite quand il s’agit d’aller presser la défense adverse. »

RB Laïpsiche / Paris SGEL

 

Némarre (31 mâches joués, 13 notés, 2,1/5)

Que dire de nouveau de ce loustic ? Lui aussi répète inlassablement les mêmes schémas, entre rumeurs de transfert éreintantes, étalages à la rubrique « Peroxyde et soirées entre ami.e.s », blessures à tous les plus petits os possibles et imaginables, mâches entiers passés à jouer les sauveurs en solo, expulsions pour crises de nerf qui viennent toujours à point nommé (et qui sont pour beaucoup dans cette note moyenne assez rincée)… Et puis, perdues au milieu de tout ce bric à brac insupportable, quelques inspirations absolument géniales qui nous rappellent le talent duquel cet empaffé tire le droit de se comporter comme le premier cis-het toxique venu. Purée, quel enfer.

 

Mauricardo (28 mâches joués, 6 notés, 2,3/5)

Je peine toujours à comprendre la pertinence de son recrutement. J’ai toujours du mal à croire qu’on a mis Eddy à la porte pour faire de la place à ce type. Je m’interroge malgré tout sur les raisons qui m’ont poussé à lui donner une note moyenne aussi élevée. Serais-je à ce point miséricordieux ? Ou, plus vraisemblablement, la justesse de mes notations n’a-t-elle d’égale que l’utilité de Momo dans le jeu ? Rendez-nous Edinson, purée de chatte à la truffe de zgeg.

 

#BringBackOurBoys.

 

Pablo Sarabialalabambasenecesitaunapocadegracia (37 mâches joués, 7 notés, 1,8/5)

Dure note pour Pablito, qui n’a pourtant pas démérité lorsqu’on a fait appel à lui, et qui aura globalement répondu aux attentes que l’on fondait en lui, à savoir permettre de reposer les cadors en se chargeant de la basse besogne chez les bouseux de province. Là encore, comme on a pas l’habitude de s’infliger ce genre de victoires domestiques soporifiques à souhait à la Porte de Saint-Cloud Académie, mais plutôt du gros mâche à enjeu qui tache, la note de Pablito s’en ressent, et ses limites aussi. Le voilà reparti vers la péninsule pour jouer autre chose que Bordeaux et Dijon, merci quand même et à une autre fois, compañero.

 

Y a aussi eu quelques minutes à gratter au tout début pour quelques jeunes et moins jeunes : Arnaud Kalimero, un p’tit mâche à Lens avant d’aller jouer pour Lens, pourquoi pas ; quelques secondes pour Kennagera, parti se chauffer la quique sous le soleil corse cet été ; et enfin, dernier dans cette liste mais pas dans nos cœurs si prompts à s’attacher à tout ce qui paraît un peu nazebroque, le gras José nous a offert quelques minutes de bonheur en plus – comme disait je-sais-plus-qui-mais-en-tout-cas-il-est-mort – avant de nous quitter, tout libre qu’il était, pour aller se dorer la pilule aux Canaries. Encore un beau retour sur investissement, ça, tiens.

 


LE POINT MERCATANAL


 

Oui, bon, ça va, on a compris, le Messie est arrivé à Jérusalem sur le périph, comme prévu – votre bon Georges l’avait prédit il y a 6 mois, je vous le rappelle. On aura bien le temps d’en reparler plus tard, vous excitez pas. Le vrai truc qui nous rend tout turgescent, ça reste quand même l’arrivée de Sergio. J’attends avec impatience le duo de dégénérés broyeurs d’enfants que ça va donner avec Pressenelle.

Le nouveau Jean-Louis ritalien aux cages, on en a déjà un peu parlé, bon, l’intérêt ne saute pas aux yeux d’emblée avec Saint-Kélore dans les bois mais écoutez, on va pas cracher sur un deuxième goal de rang mondial, on a suffisamment été dans la dèche à ce poste pour savoir apprécier ce genre de petite attention.

Sur les téco, on a donc enfin misé gros sur de la qualité vraie avec Sheraf Hakilémimi, si vous le connaissez pas, c’est censé être le number one, quoi. À gauche, y a un nouveau ninho de Portugalie pour remplacer la Bakk, advienne que pourra. Et puis au miyieu, y a Ginnie Wingardium, le combo Potterhead de l’enfer, tout droit venu de la cité des Beatles (je comprends plus rien à mes associations d’idées, aidez-moi).

 

A y est, fini le bilanal, vous voyez, c’était pas si compliqué,

Maintenant, laissez-moi me reposer jusqu’aux huitièmes de finale, vous voulez bien ?

Bises trotskanales,

Georges Trottais

 

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

4 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.