Parma – Juventus (1-2) La Bianconero Académie gagne toujours à la fin.

Salut les zèbres,

 

Faire neuf points sur neuf possibles avant la trêve internationale, c’est la moindre des choses pour une cylindrée comme nous. Un déplacement à Ennio Tardini peut toutefois compromettre cet objectif. Pour son retour dans l’élite, le Parma Calcio 1913 s’est fait une jolie petite équipe de casses-couilles. Beaucoup de prêts (dont cinq joueurs du Napoli et trois de l’Inter) des vétérans aux dents longues (Bruno Alves, Massimo Gobbi) et quelques bonnes pioches dans les divisions inférieures (en particulier Stulac dont on risque d’entendre parler cette saison). Et puis il y a Gervinho. Le gros coup. Si l’on pouvait légitimement s’interroger sur son niveau après son passage en Chine, les 60 minutes qu’il a disputées ce soir ont dû suffire à ôter les doutes. Homme du match côté parmesan, il faudra faire attention quand il aura retrouvé sa condition physique. Parce qu’une attaque Biabiany – Inglese – Gervinho ça risque de faire des dégâts.

Assez parlé des méchants, place au match.


LA COMPO DE MAX

 

Toujours l’inversion des centraux à faire. Vous allez y arriver ?

LA PARTITA

On va pas se mentir, on en a chié. Si Mandzukic n’avait pas marqué d’entrée de jeu sur un coup de billard/cul monstre (0-1, 2e) on se serait drôlement compliqué la tâche. Gervinho et ses cannes de feu on d’ailleurs bien failli égaliser quelques minutes plus tard après avoir brûlé les culs de Matuidi et Chiellini tant il allait vite. Il faudra une excellente intervention d’Alex Sandro puis de Cuadrado pour éviter le but. Le coup-franc de Stulac sur la barre n’arrange pas la slipométrie de cette première période. On a des actions, mais la cage n’a de cesse de se dérober. Cricri, Pjanic, Bernardeschi… tous y vont de leur tentative. Mais c’est bien Gervais qui nous poignarde il culo en reprenant un centre de Gobbi dévié par Inglese (1-1, 33e). Tout est à refaire. Le rythme reste élevé jusqu’à la mi-temps, et il faut un grand Szczesny devant Di Gaudio pour rentrer aux vestiaires à un partout.

Gervais Yao Kouassi, souvenez-vous de ce front.

La seconde période est, à peu de choses près, un attaque-défense de 45 minutes. Cricri a beau essayer, il n’y arrive pas. Souvent pris par deux voire trois défenseurs, il livre ce soir son moins bon match (calmons-nous, il n’y en a eu que trois). Bernardeschi est encore remplacé par Douglas Costa avant l’heure de jeu. Dans la foulée de ce changement, une superbe action collective à gauche de la surface est conclue par BALAISOU CHAMPION DU MONDE FILS d’une frappe de mule sous la barre de Sepe (1-2, 58e). Belle passe en profondeur d’Alex Sandro, remise porno de Mandzukic, tout y est. Douglas Costa continuera à s’amuser, Cricri continuera à essayer, mais plus rien ne changera.


LES NOTES

 

SZCZESNY (3/5) : S’il a eu plus de boulot que lors des deux précédents matches, il n’a pas rechigné à le faire. Il s’est quand même pris un but du plus grand front de Serie A, mais il a sauvé la baraque à 1-1. Allez, un trois et on n’en parle plus.

CUADRADO (4/5) : J’ai pesté comme un furoncle douteux en 1349 quand j’ai vu que Cancelo ne jouait pas. Mais Jean-Guillaume a tout fait comme il faut. Impeccable derrière, tranchant devant (passe presque dé sur le premier but) et liant de classe mondiale dans la transition sur son côté droit. Un tout bon match.

BONUCCI (3-/5) : Une soirée plutôt bien menée par Leo, exception faite de son marquage hasardeux sur le but parmesan. C’est le mec qui refait surface dans son groupe d’amis après un an d’Erasmus, qui vient à quelques soirées où tout se passe bien. Et puis il reprend la confiance et se sent pousser des ailes. Il boit comme un trou et en moins de temps qu’il n’en faut pour dire traditore et il gerbe sur la table basse. Heureusement, la soirée se finit bien et tout le monde en rigole le lendemain. Pour cette fois.

CHIELLINI (3+/5) : Il a fait le boulot, avec notamment un sauvetage décisif sur Rigoni (en binôme avec son copain Szcz). Capitaine Superslip.

ALEX SANDRO (4/5) : Oublié le match abyssanal de la semaine dernière. Alex était partout. Empêcheur de marquer en rond face à Gervinho (décidément), à l’initiative du second but… Une partita de jambes en l’air comme on aimerait en voir plus souvent.

PJANIC (3+/5) : Pas le joueur le plus brillant vu de loin. Mais il suffit de se rapprocher un peu pour voir à quel point il est fort. Il n’a pas raté une passe ce soir. Pas une seule. Le levain de l’équipe. Invisible à l’œil nu, indispensable au bonheur de l’espèce humaine. Remplacé par EMRE CAN qui retrouve peu à peu sa condition physique. Allez, deux semaines d’entraînement en plus et il rentre dans le onze à la place de… Oui, bon, voilà.

KHEDIRA (lol) : Max s’est fendu d’un plaidoyer en sa faveur lors de la conférence de presse d’avant match. Pour tout vous dire, ça semblait plus tenir de la parade nuptiale. « Blablabla ceux qui regardent les matches et qui critiquent Sami le regardent mais ne le voient pas. Il a été titulaire dans toutes les équipes où il est passé. » Bordel… Soit. La prochaine Bianconero Académie sera une SamiKhediracadémie. Je suivrai sa performance et UNIQUEMENT sa performance pendant tout le match. Et on verra bien ce qui en ressortira. Je pense sincèrement que ça ressemblera à une sodomie sur la digestion d’un chili con carne. Mais je suis un homme de défis. DYBALA a pris la place du mort et a montré que bordel de merde quand il sera à 100% ça va être offensivement pornographique. Imaginez une équipe avec trois places pour Dybala, Cricri, Douglas Costa, Mandzukic, Bernardeschi, Cuadrado et Kean (peuchère).

MATUIDI (champion du monde/5) : Quel match mes aïeux ! Il a sulfité les morts de nos adversaires du soir comme un maître de chai de la cave coopérative de la Tour d’Aigues une année de mildiou. Il a inlassablement proposé des solutions, combiné avec Alex Sandro et Cricri, et marqué le but de la victoire sur une combinaison avec le Brésilien et Mandzukic. Blaisou, c’est comme si tu prenais une boîte de viagra. Tu bandes depuis fin juin et ça draine tout ton sang mais t’en as rien à foutre.

BERNARDESCHI (3+/5) : Continue mon beau Fredo. Continue à changer de mode. Et de temps. De talent au conditionnel, tu es passé à talent du futur la saison dernière. Aujourd’hui, tu cartonnes au présent. MERAVIGLIA. Remplacé par DOUGLAS COSTA qui encore une fois s’est mis au diapason de son compatriote de derrière. Sauf que cette fois, c’était pour pisser à la gueule des adversaires. Énorme entrée en jeu. Vivement la suite.

CRISTIANO RONALDO (3/5) : La cage est chaude Cricri. Tu la caresses depuis 270 minutes, la flaque de cyprine fait 35 m² et on en a jusqu’au genou. Et tu la laisses attendre encore quinze jours ? Quand tu vas enfin la pénétrer, l’écho infini de son cri de plaisir va résonner dans toute la Botte. Mais n’attend pas trop quand même, Messinho_92 (ainsi que la crème de la crème du journalimse gaulois réfractaire) dit que « té pa le GOAT paske ta pa marquer avec des chaussure Adidas mdr. »

MANDZUKIC (5/5) : Tant d’amour pour un homme, je n’aurais jamais cru cela possible.

 

Bonne trêve à tous, on se retrouve contre SassuLolo à la maison pour le meilleur match de la carrière de Sami Khedira.

Un grand merci à Rav de juvefc.com qui me laisse utiliser les feuilles de match, il ne le ferait probablement plus s’il pouvait comprendre mes articles.

FINO ANAL FINE,

un baccio nel culo.

Roberto Bettégras

Gérontophile lubrico-bakouniniste.

6 commentaires

  1. Quelle plumes , quelle talent , une grande carrière de journaliste vous attend monsieur. Tt mon respect.

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