Juventus – Lazio (2-0) La Bianconero Académie tait les fa… fait le taf.

Rendez-vous le 17 contre le Chievo… Dis tu te foutrais pas un peu de la gueule du monde Roberto ?

 

Salut les zèbres,

 

Mes plus plates excuses pour ce formidable (non) acte manqué, j’ai nommé l’entrée en lice de la Bianconero Académie saison 2018/19, en même temps que celle de nos champions sur la pelouse du Chievo. Je crois que j’ai regardé le match, en tout cas une partie. Et puis voir successivement Khedira et Bonucci marquer, comment dire… Fallait pas commencer aussi fort. Le palpitant va pas supporter. Et l’usine à bile non plus. Une fois de plus, c’est donc l’alcool qui m’a sauvé. Merci à lui. Et pardon au vieux con du deuxième étage à qui j’ai proposé de se « branler dans son volet » une fois que le bistrot nous a foutus dehors. Quoique finalement… non. Qu’il aille donc faire ça.

Trêve de badinage éthylique, on revient à la maison pour affronter la Lazio. Vous savez ce club dont les supporters des dix premiers rangs doivent être exclusivement des clones de Julien Rochedy, sortes d’alpha mâles qui tuent des ours et des communistes avec leurs énormes bites la journée et qui, une fois la nuit tombée, s’enculent en secret en léchant des bustes de Pétain ou Mussolini selon leur nationalité. En somme, des gens bieng.

 

« La France est un lieu sacré, alors vos pédés, vos greluches et vos gauchistes au grand cœur vous vous les foutez au cul. Ici c’est réservé aux bonhommes qui violent des ours, aux alphas qui roulent à 230. Si vous voulez passer une soirée romantique, allez vous faire foutre. Cordialement, Juju. » (traduction Gras Inc.)

Bon, la Lazio c’est aussi une équipe de foot. Un milieu de terrain Parolo-Lucas Leiva-SMS à vous irriter le cul tellement vous transpirez rien qu’en les voyant, et une attaque Immobile-Luis Alberto qu’elle finit de souiller vos slips en les transformant en une sorte de palette colorée aux teintes d’or, de vermeil et de bronze.

Pour ceux qui manqueraient d’imagination.

 

LA COMPO DE MAX

On abandonne le 4-2-3-1 plutôt bancal utilisé contre le Chievo et on revient à notre célèbre Quatroitroi.

 

Inversez les deux centraux et on est bons.


LA PARTITA

Une première période laborieuse, ou les biancocelesti nous ont tout bonnement étouffés avec leur pressing très haut couplé à un milieu de terrain surpeuplé. Cricri a dû souvent redescendre pour toucher le ballon, sevré qu’il était. On peu l’imputer à la supériorité numérique de la Lazio dans ce compartiment du jeu donc, mais j’aurais plus tendance à incriminer le désert technique abyssal et les transmissions ratées qui vont avec.

Petit aparté sur le milieu de terraing

La technique, c’est pas le fort de Blaisou. Il a d’autres qualités et il les fait valoir à chaque fois que l’occasion se présente. Sept sur sept pour ce qui est des tacles, par exemple. S’il ne fait pas le match de sa vie, sa performance est plutôt honnête étant donné son niveau de préparation (il est en retard parce qu’il paraît que la France a été sacrée championne du monde ou chépaquoi et que du coup il a eu un rab de vacances). Son compère du milieu, vous le connaissez tous. C’est mon joueur préféré, l’homme du totem d’immunité. Il a été un tout petit peu moins nul que d’habitude en première période. Un tir sur le poteau, quelques duels gagnés et de la précision dans ses transmissions de balle. Puis il a retrouvé son niveau habituel qui nous a donné l’impression de voir une reconstitution d’Émile Louis faisant se dégourdir les jambes (ou les roues) aux passagers de son bus avant l’inévitable saillie mortifère. Pas jojo le Khedira.

Il fallait donc que la lumière vienne de Pjanic. Les mains encore pleines d’encre  après avoir signé un nouveau contrat jusqu’en 2023, Mire s’est couché comme une fille facile pour fouetter le ballon de son pied droit et faire rugir de plaisir un Allianz Stadium qui allait se péter les sphincters à force de serrer tout ceux qui pouvaient l’être (1-0, 30e).

Comme souvent, on marque sur notre temps fort et on fait le dos rond pendant nos temps faibles. Et ça marche. On rentre aux vestiaires avec une avance pas tout à fait méritée, il va falloir faire le break rapidement parce que les laziale vont revenir pour nous la mettre. À noter les belles performances de Bernardeschi très remuant sur son aile droite et à l’origine du but de Pjanic, et de son copain latéral droit Cancelo qui malgré quelques absences fait un bien meilleur match que contre le Chievo (à ce qu’il paraît) et se montre très performant des deux côtés du terrain.

 

On prend les mêmes et on recommence. Cricri a beau essayer de tout son petit cœur, il ne marque pas. Il ne lui manquera que ça à la fin du match d’ailleurs. Bernardeschi sort pour Douglas Costa qui a donc trente minutes pour essayer de marquer des points. Les places de devant vont être très chères cette année, alors il a tout intérêt à briller. Il ne le fera pas. Emre Can remplace Pjanic à vingt minutes de la fin alors que SAMI PUTAIN DE KHEDIRA RESTE SUR LE TERRAIN LUI. La filiation semble pourtant évidente. Elle saute aux yeux de tous, mais pas de Max. En tout cas pas encore. La Lazio continue d’essayer, en vain. Cristiano Ronaldo continue aussi d’essayer en vain ou presque. Strakosha sort l’une de ses frappes de mule, mais il ne peut rien trois minutes plus tard sur le deuxième but des  bianconeri. Cancelo déborde bien et centre fort aux six mètres. Strakosha manque sa sortie mais effleure juste assez le ballon pour enlever le but à Cricri d’amour. Ce dernier lève involontairement le ballon pour Mandzukic qui envoie sa reprise de volée dans le but vide (2-0, 75e). Bentancur remplacera (ENFIN) Khedira pour les cinq dernières minutes, mais plus rien de notable ne se passera.

Trois coups de sifflet, trois points, et un contenu qui semble être un peu mieux que contre le Chievo. On bat un des beaux outsiders de cette Serie A, ça fait plaisir.


LES NOTES

 

SZCZESNY (3/5): A bien fait le peu qu’il a eu à faire. Avec les gaziers qu’il a à disposition pour le protéger, ça pourrait bien être ça toute la saison. La qualité plus que la quantité, voila ce qu’on attend.

CANCELO (4+/5): Une performance semi-anale la semaine dernière avec un péno concédé face au Chievo qu’on a vite oublié au regard du match qu’il a sorti contre la Lazio. Hyperactif comme un lièvre cocaïnomane en période de rut, bouillant en contratakan et assez appliqué en défense. Petite frayeur lorsqu’il s’est fait prendre de vitesse par Lulic. Lulic qui a la tronche rêvée pour jouer les figurants dans n’importe quelle série policière de la Deutschploitation, de préférence Derrick vu les accointances de son club avec les idéaux du SS à l’imper beige et au coup de peigne impeccable.

BONUCCI (4/5): Auteur d’un bon, voire d’un très bon match malgré les messages de désamour de la Curva Sud (on ne veut pas de mercenaires, rince-toi la bouche et autres homme de merde). Fort à la relance, sûr de ses interventions défensives, un Immobile dans la poche. Petit plus, il s’est excusé d’avoir été une merde humaine auprès de la Curva à la fin du match. « J’ai changé vous savez ».

CHIELLINI (4/5): Peut-être pas le capitaine le plus classe du monde, mais Georges n’en finit plus de repousser les assauts des adversaires. On dirait un stérilet tout neuf face à de la semence fraîche.

ALEX SANDRO (2/5): pas grand chose avant son carton jaune, guère plus après. Maillon faible de la défense.

PJANIC (3+/5): Un pied droit béni, une qualité de passe qui ferait presque voir sa bite à Gérard Depardieu, et un but soyeux comme souvent avec lui. L’homme vient de prolonger jusqu’en 2023, je vous cache pas que moi aussi j’arrive à apercevoir ma bite (j’en suis pas au stade GD mais j’y travaille). Par contre, t’as le droit de sourire Mire, t’es le rayon de soleil du milieu hein. EMRE CAN l’a remplacé pour les vingt dernières minutes, le temps de ramasser un carton jaune pour un tacle par derrière dit « de gros débile » dans le jargon.

MATUIDI (3/5): cf le paragraphe en italique dans la partita.

KHEDIRA (1+/5): Oui je suis dur avec lui, il a quand même fait une première période d’assez bonne facture. Donc trois. Mais la suite a été à l’image du Sami habituel. Donc zéro. Et puis j’avais promis que le sortilège de titularisation éternelle serait assorti d’un sortilège de zéro perpétuel alors bon… André-Franck Zambo-Anguissa étant parti à Fulham, la déesse Erzulie chère à notre ami Camelus continue tout de même à bosser sous des latitudes plus clémentes que celles de la Père Fidalbion. BENTANCUR s’est substitué à lui pour les 5 dernières minutes, on espère le voir plus souvent cette saison (histoire de moins voir l’autre).

BERNARDESCHI (4/5): En voilà un qui  a su saisir sa chance. Excellent match, une activité de chaque instant. Le lien entre les lignes, c’était lui. Il ne lui aura manqué qu’un but. Remplacé par DOUGLAS COSTA qui s’est mis au diapason de son compatriote de derrière en ne réussissant rien ou presque.

CRISTIANO RONALDO (4/5): J’espère que des Culés me lisent. Alors, c’est qui le plus fort ? Et peu m’importe qu’il n’ait pas marqué. Il a fait un superbe match. Poing.

MANDZUKIC (4/5): Tout en vice et en courage, de grosses couilles et peu d’outrages, un joli but et il me manque un dernier mot en -age. Laissez libre court à votre imagination mes braves.

 

On se retrouve à Parme samedi prochain.

Un grand merci à Rav de juvefc.com qui me laissent utiliser les feuilles de match, il ne le ferait probablement plus s’il pouvait comprendre mes articles.

FINO ANAL FINE,

un baccio nel culo.

Roberto Bettégras

Gérontophile lubrico-bakouniniste.

6 commentaires

    • Ton destin est tout tracé. Tu t’habitues à la victoire avec le FC Metz cette saison, tu deviens dépendant, et puis en quête de ta dose tu te rends compte que la Juve peut te la fournir. Et en plus, tu peux voir Pjanic éclabousser le joli jeu de sa classe tous les weekends. Allez, viens… On a du bourbon pour les matches amers. On a même de la Suze parfois.

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