Real Sociedad-Malaga (4-2) : La Txuri-Urdin académie livre ses notes

Et bon anniversaire Toto.

Aupa !

Avant de revenir sur l’énième victoire de ce week-end, cette énième semaine passée sur une place européenne, toussa, parlons de ce qui intéresse vraiment les lecteurs. Mais pourquoi trois semaines d’absence ?

D’abord parce qu’il y a eu la trêve internationale. Et là on se dit : « si loin ? Il a même pas écrit depuis ? Fonctionnaire ! », ce qui me parait être une réaction tout à fait proportionnée. Après ? Dépression nerveuse. Non pas pour la défaite de la France, ni même pour la victoire de l’Espagne puisque je crache à la gueule des deux comme dans la bouche d’un prêtre. Non, la vraie dépression a débuté le 20 mars. Comme d’hab, voilà 40 minutes que je simule une chiasse aigüe au boulot, tout ça parce que j’arrive pas à terminer cette putain de partie de Logo quizz, quand on vient taper à la porte des chiottes. Enervé, je sors les couilles à l’air, la bite en l’air et j’apprends quoi ? Qu’Antoine Griezmann a réservé le café pour son goûter d’anniversaire du lendemain ? Putain de vie. La liste des choses à faire est précise, complète. Tout est réglé au millimètre. Et tout se passe comme prévu. Malheureusement :

14h : Antoine arrive avec ses parents et prépare les premières décos : ballons de baudruche, guirlandes… Surexcité à l’idée d’avoir 14 ans, Antoine s’enfile un calmant. Il paraît que la Real a de bons médecins en ce qui concerne les médocs.
14h30 : Alerte « c’est le drame » : le clown se déprogramme. Antoine est en larmes, panique chez ses parents. Tout rentre finalement dans l’ordre, Montanier ayant pu faire le déplacement.
14h45 : Un ballon éclate. Antoine est morre de rire.
15h10 : Le théâtre de Guignol débarque tout droit de Lyon pour une représentation exceptionnelle. Tout le monde est là, même Jean-Michel Aulas.
15h30 : Antoine commence à stresser. Déjà 15h30 et toujours aucun copain. Il avait pourtant dit 14h !
16h : Tout le monde arrive finalement avec 2 heures de retard. En réalité, c’est Montanier qu’avait fait sa première vanne en demandant aux joueurs d’arriver en courant derrière Markel. Quel farceur, ce Philou.
16h05 : L’anniversaire commence. Alors que Montanier démarre son spectacle, tous les invités se jettent dans la piscine à boules. Montanier est furieux : « Putain c’est con, j’allais leur faire ma meilleure vanne, celle de Carlos Vela sur le banc ».
17h : On lance les Guignols. Rémi Garde lâche la première vanne… « Jean-Michel ! Jean-Michel ! Jean-Michel ! », crient en cœur les enfants.
17h05 : Sentant le désir monter, Jean-Michel entre en scène. « Vous connaissez l’histoire de Toto les jeunes ? » – « Bouuuuuuh » – « Bon vous avez gagné, je voulais garder ma meilleure vanne pour la fin mais je la fais maintenant. Alors c’est l’histoire de Qataris […] alors que nos moyens sont très modestes […] arbitrage […] certaines équipes sont étonnamment favorisées… » – « JEAN-MICHEL ! JEAN-MICHEL ! JEAN-MICHEL ». La folie s’empare des enfants, c’est un véritable plébiscite pour la mascotte.
17h30 : C’est l’heure du gâteau, première surprise pour Antoine : « Regarde qui est là ! » – « Yann ! Chris ! Wissam ! Mbaye ! Quelle surprise ! ». Les larmes coulent à flot.
17h45 : Alors qu’on cherche le gâteau, Ifran avoue : « J’ai menti. C’est moi qui ai mangé tout le gâteau. Je suis dévoré par les remords. En plus il était carrément dégueulasse. »
18h15 : Antoine est inconsolable. Ses parents lui offrent donc son cadeau. Il s’interroge : « Mais c’est quoi, ça, Papa ? » – « Une pute mon chéri » – « Wah, trop bien, j’ai enfin quelqu’un pour faire des partis de Fifa ! Merci Papa ! Merci beaucoup ! »
19h : Les premiers invités commencent à partir. « Merci Antoine ! C’était super ! »
19h15 : En grand homme qu’il est Dieu –Prieto- est resté pour aider à tout ranger. « Est-ce qu’un jour je pourrai être comme toi ? », demande Antoine. La réponse est pleine de finesse : « Suce-moi d’abord ». Eh, on est pédophile ou on n’est pas Dieu les gars.

Voilà les grandes lignes de la fête. Faut comprendre qu’après ça, on n’ait besoin d’au moins 2-3 semaines pour retrouver le moral. Et puis surtout, 2 semaines c’est le temps qu’il ma fallu pour trouver ce putain de logo. Ah ouais, parce que tu le connaissais, toi, le logo de William Saurin ?

Bref, paraît que pendant ce temps y a aussi eu un peu de football. Encore un match nul (2-2) à la con contre l’Espanyol qui permet quand même à tous ces « spécialistes » de dire que la Real poursuit sa série d’invincibilité, etc. Mon cul ouais. Malgré tout, on aborde le match de Malaga à la 4e place. On perd, on se fait doubler. On gagne, on reste là. Simple.

Pre-Jokoa :

« C’est bien de faire des anniversaires les gars. Mais si derrière on n’est pas capables d’assumer le Champomy contre le 12e, on ferme sa gueule. Là en plus on se tape Malaga, et manque de bol, Toulalan joue pas. Heureusement pour nous, Lugano sera titulaire. Du coup, forcément, on joue sur la vitesse. Quoique. Avec Chory et Xabi Prieto de blesser, c’est pas avec Zurutuza qu’on va gagner en rapidité. Agi, je voulais pas te faire jouer, un match sur deux oblige, malheureusement j’ai pas le choix. Tu commences avec Carlos, Antoine et Zuru, tandis que Markel et Illarra seront ensemble. Heureusement que toi t’es toujours là Markel, sinon comment je ferai sans toi pour troller, hein ?. »

Compo Malaga

Jokoaren :

21’ : La Real obtient un corner après une barre de Griezmann. Antoine le frappe sur la tête d’Agirretxe. Kameni repousse sur Vela qui marque le 3000e but de la Real Sociedad en Liga. 3000 ! Bah on s’en tape en fait. 1-0, ça c’est une vraie info.

24’ : Mauvaise relance de la défense de Malaga, De la Bella, conscient qu’il existe des malentendus dans le football, tente une reprise des 25m. Petit-filet opposé. 2-0.

30’ : Longue transversale de Agirretxe (du gauche, tant qu’à faire) pour Griezmann dans la course. Contrôle poitrine orienté, plat du pied, 3-0. 3 buts en dix minutes, ça rappelle rien à Palmerin, ça ?

43’ : Angoissé par la tournure que prennent les évènements, Bravo décide de prendre un but tout de suite et laisse passer la reprise de Pedro Morales. Faudrait pas gagner un match sans prendre de but non plus. 3-1.

51’ : Iñigo Martinez reprend un corner de Ruben Pardo. 4-1.

70’ : Long centre de Malaga venu de la gauche, Santa Cruz reprend au deuxième poteau, 4-2.

Le match : Sans faire un match transcendant, la Real domine et plante logiquement 4 buts à un Malaga triste à en crever. Heureusement pour eux, Bravo sortait d’un concert des Restaus du cœur et a préféré faire dans la charité sur les deux seules frappes cadrées de Malaga. Mais dans l’ensemble, on s’est quand même plutôt fait chier.

Jokalari :

Bravo (1/5) : Fautif sur le premier but, pas bon sur le second. Autre chose ?

C.Martinez (2/5) : Plutôt remuant sur son côté mais passif sur les deux buts de Malaga.

M.Gonzalez (3/5) : Solide et sûr de lui défensivement, il est impeccable. Comme depuis plusieurs matchs maintenant.

I.Martinez (3/5) : Mikel + 1 but

De la Bella (4/5) : Maître de son couloir, efficace offensivement sans commettre d’erreur derrière, le tout avec un but involontairement très beau.

Markel (3/5) : Un match tranquille au milieu de terrain grâce à une équipe de Malaga atone.

Illarramendi (3/5) : Son travail est toujours aussi essentiel à la récupération et à la relance.

Zurutuza (non noté) : Remplacé dès la 30e minute sur blessure. Probablement sa meilleure initiative.

Vela (3/5) : Même s’il était un peu moins en jambe que d’autres fois, il marque le 3000e but de la Real, son 13e de la saison. Seul bémol : sa blessure en fin de match.

Griezmann (4/5) : Encore une très grosse activité offensive et encore un but. Le gars se permet même d’être bon dans ses retours défensifs. Faudrait pas que ça dure non plus.

Non, arrête d'en faire trop Antoine. Ça sert à rien d'imiter Dieu comme ça.
Non, arrête d’en faire trop Antoine. Cette imitation de Dieu ça devient ridicule.

Agirretxe (3/5) : Définitivement le meilleur choix à la pointe de l’attaque, sa faculté à dézoner se marie parfaitement au travail de Vela et de Griezmann. Sa passe (du mauvais pied) pour le troisième but risque de lui coûter une place de titulaire indiscutable.

Ordezte :

Rubén Pardo (Zurutuza, 30’) : Dans un rôle qui n’est pas trop le sien, il s’est perdu entre la défense et l’attaque. Marca en parlait cette semaine comme d’un potentiel nouveau Xabi Alonso. Dans le jeu tout reste encore à faire, mais le gamin a déjà sa précision dans les longues transversales.

Estrada (Vela, 66’) : Je me demande toujours pourquoi Montanier s’obstine à la faire rentrer sur un poste offensif. Bah non. Non. Non quoi. C’est non.

Ifran (Griezmann, 85’) : Le gâteau d’anniversaire de Griezmann ne semble toujours pas être descendu.

Ce qu’il faut retenir :

On a battu Malaga. C’est l’essentiel. Et les images sont .

La Real pointe toujours seule 4e. Et ce, à la 30e journée.

La Real pointe toujours seule 4e et n’a fait que 7 matchs sans prendre de but. Et ce, à la 30e journée.

La série se porte à une seule défaite en 20 matchs.

La Real pointe seule 4e à la 30e journée avec une seule défaite en 20 matchs et Montanier n’a toujours pas prolongé.

Griezmann est en train de compromettre très fortement cette académie.

Prochain match dimanche à 12h au Rayo Vallecano. Putain d’horaire à la con.

Muxus,

Patxi

1 thought on “Real Sociedad-Malaga (4-2) : La Txuri-Urdin académie livre ses notes

  1. On s’est fait chier avec un 4-2… Te voilà devenu bien difficile quand même. On voit que t’es pas supporter de l’ASNL.

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