Red Star – Carquefou (2-1) : La Jules Rimet Académie la joue tranquille

Porthos n’a fait qu’un bûcher de Jeanne d’Arc.

Par Porthos Molise, en direct de l’Olympic,

Chers gens, faites comme si la vingt-deuxième journée de Natianal n’était pas en train de se dérouler devant vos yeux ébahis (grâces aux moyens techniques de France 3 Région, je salue au passage Dédé et sa caméra super 8). Imaginez plutôt un retour en arrière proprement ahurissant de – hola – au moins une semaine.

Nous sommes le samedi 26 janvier 2013 et c’est la vingt-et-unième journée du Grand Championnat de Football Natianal. Et l’Etoile Rouge reçoit (retenez bien) l’Union Sportive de la Jeanne d’Arc de Carquefou Football pour un match sinon intéressant, au moins disputé.

Disputé déjà chez les supporters. Non pas à la mode de Rouen style caillassage de bus mais plutôt entre des supporters du Red qui pensent que leur équipe joue un football pas terrible et d’autres qui pensent que celui-ci est franchement dégueulasse.

« Dégueulasse ».

C’est un mot qui revient facilement aux oreilles, souvent suivi de « ben ouais ma gueule ». Cet adjectif en somme tout banal sous-entendrait donc que le spectacle offert par les verts et blancs ne serait pas au niveaux des attentes (ô combien éclectiques) des supporters de la première heure (huhu) !

Il se chuchoterait même dans les milieux autorisés (c’est à dire au bar de l’Olympic avant / pendant / et après le match) que le niveau du club serait en déclin depuis plusieurs saisons.

C’est la que le Porthos, ça lui brouille l’écoute. Parce que si le niveau est de plus en plus à chier, moi je veux bien, mais comment que ça se fait qu’on soyt monté en Natianal ? L’a bien fallu un minimum de niveau. Et pour se maintenir, idem, non ?

Enfin je sais pas. Mais si on compare cette année et la précédente, nous avons quoi ?

  • L’année dernière, une préparation à chié et un sauvetage in extremis qui nous a vu passer de la dernière place (ou pas loin) à la 10ème au terme d’une folle cavalcade de deuxième partie de saison. Pour ça, on avait pas trop les joueurs qu’il fallait, à part un Malfleury et Allegro et on s’en est sorti quand même. De la chatte peut-être, mais du résultat tout de même.

  • Cette année, on vivote tranquillement entre la 8ème et la 13ème place, sans grand panache, on est pas relégable pour six sous. De la chatte encore ?

Alors soyons clair. Le niveau visuel oui, peut-être, n’est guère au rendez-vous. Encore que je me rappelle l’année dernière de matchs bien dègu’ contre Bayonne ou que sais-je qui correspondaient plus à l’idée que je me fait du rugby (chandelles, placages, visée entre les poteaux au dessus de la barre, etc…) que du foot. Cette année, force est de constater que c’est tout de même du football qui se joue devant nous.

Donc, le supporter aime bien gueuler et n’est pas content du spectacle, il estime que pour les cinq balles dépensés (ou la place d’invit’ grattée) il mérite un spectacle digne des grands soir du FC Barcelone mes couilles ? Aaah, mais jeune communiste révolutionnaire, ne vois-tu pas que tu es victime de la médiatisation du football (Dimitri) paillette ? Que le vrai football populaire des classes laborieuses il se joue là devant toi et qu’il est forcément (Baïdi) sale ?

C’est sale, oui, car n’est-ce point là la destinée du petit peuple ? Souffrir des miettes du Grand Capital ; supporter du Sarr et du N’Zif quand non loin de là on s’extasie sur les tentatives sodomites d’Ibrahimovic, voilà notre lot quotidien ! Allez viens camarade, à Bauer, il paraît que la misère est bien moins terrible avec du picon bière.

L’à peu près résumé du match :

Trop de picon bière, du coup. Porthos a enchaîné les godets sans prise de rappel. Et le résultat est là : je n’ai absolument rien suivi. J’étais trop saoul.

Disons que j’ai cru voir sur le terrain une certaine domination des verts et blancs malgré le jeu léché des carquefouriens. Pas mal de jolies zoccases et enfin du jeu au pied qu’on avait pas vu ça depuis au moins longtemps.

Le premier but fut de toute beauté aux dires du mec d’à côté. Un coup-franc d’Oudhriri des trente mètres, pluzoumoins contré. C’est con, j’étais parti pisser. C’était genre la 30ème minute ou dans ces eaux-là.

Ensuite bon, j’ai noté que le ballon était jaune, alors que bon, y’avait pas de neige. Et puis les carquefouriens jouaient avec le maillot exterieur du Red, et que c’est pour ça qu’ils étaient tous moches (style troisième maillot de l’OM). Ensuite bon, ils ont marqué un but, là, vers la fin de la 1ère mi-temps les simili-bretons et puis ça a sonné et je suis allé au bar parce que j’avais la gorge sèche.

Au retour, je crois que c’était pareil mais en pire. On a marqué chais pas comment, but de la bite mes couilles sur re-coup-franc (toute façon, y’a que comme ça qu’on peut marquer, sur un malentendu) et après c’était la fin du match. Mais pas avant un coup-franc indirect dans la surface. Je crois que j’avais jamais vu ça en vrai (je veux dire hormis en minime UNSS à Cérrans-Foulletourte). Et ben, c’est juste un gros bordel.

Le match fini, je suis retourné au bar et j’ai pas décollé de la soirée jusqu’à ce qu’on me foute à la porte. Mes hommages au semi-coco du coin qui devait rentrer à Arcueil. A 3h du mat’ depuis Saint-Ouen… Dur.

Et le matin, je vous raconte pas le mal de crâne.

Je vieillis, putain.

Enfin bon, v’là le résumé.

Les beaux joueurs :

Bouet, 4/5 : Claquette-man, le Taulier, la Barraque, le Bras, la Main, l’Homme, le Vrai.

Kébé, 3/5 : C’est moi ou il devient bon ? Non c’est moi.

Allegro, 3/5 : A eu fort à faire face à son vis-à-vis, là : Bekamenga. Je l’ai bien écrit ?

Cerielo, 4/5 : Non mais oui quoi. Oui.

Gibaud, 3/5 : Pas de but cette fois. Maiziléla, iléla. Oukilé ? Iléla. Moins un pour ses touites hors de propos.

Dieye, 3/5 : Ouapapa (ou mama ?) le petit but. Pour le reste, se ballade sur le terrain avec des oranges dans les poches.

Oudhriri, 5/5 : Porthos a réfléchi à un stratagème pour le conserver dans l’équipe l’année prochaine. Lui casser les jambes. Mais en même temps il risque de jouer moins bien après.

Lafon, 4/5 : A le mérite de connaître ses gammes (sans doute apprises auprès de ce charmant barbu) et il les récite plutôt bien.

N’Zif, 1/5 : Je comprend toujours pas ce qu’il fout là. En même temps je suis pas entraîneur, hein. Remplacé par Ayivi à la mi-temps.

Despois de Folleville, 2/5 : On attend toujours mieux de lui. A du talent à revendre mais ne sait pas encore quoi en faire. Ça viendra. Remplacé par Tuslane à la 60ème ou presque.

Sabin, 2/5 : Toujours pas. A failli, mais non. En dedans le Cédric, en dedans.

 

Les doublons :

Ayivi : S’en va découvrir les joies de la D3 belge… Quand on aime…

Tuslane : Bien. Franchement, bien.

En vrac :

Cordianalement,

Porthos Molise

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.