Saint Pryvé Saint Hilaire-Rennes (0-2) : La Breizhou Académie ne tombe pas dans le piège

Salut les asticots,

Le Stade Rennais retrouve la coupe de France avec ce déplacement ô combien champêtre (comprenez « pourrave ») au stade de la Source, à Orléans, pour défier Saint Pryvé Saint Hilaire, club de National 2. Ce match, qui excite n’importe quel consultant à 50 bornes à la ronde (« ah, un vrai match de coupe de France », faudra nous expliquer ce qu’est un faux match mais bref), a tout du piège pour les Rouge et Noir. Remember Romorantin, Quevilly x2, Bourg-en-Bresse…

La composition :

Stéphan décide donc de prendre le match au sérieux avec une équipe qui a de la gueule. Seuls Ben Arfa et Sarr sont laissés à la maison :

Koubek – Léa-Siliki, Mexer, Gélin, Traoré – Grenier, André – Bourigeaud, Del Castillo – Hunou, Siebatcheu

Le match :

Autant vous le dire tout de suite : j’ai loupé la première demi-heure. La faute aux instances du foot, composées de gens au cerveau aussi atrophié que les animaux qui barbotent du côté de Prypiat, et qui ont décidé de programmer les matchs d’une compétition censément populaire à 18h30. Tout ça pour arranger Eurosport, chaîne de merde que personne ne regarde ?

Bon, la faute aussi à cette putain de réunion que l’on m’a imposée à 17h, dans laquelle j’ai dû prononcer trois phrases maximum, et où j’ai entendu des choses telles que : « il faut créer de l’intimité avec les collaborateurs ». J’aurais préféré passer la journée le doigt coincé dans la porte que d’entendre ça.

BREF. Tout ça pour dire que vers 19h, j’ai découvert 22 joueurs qui avaient l’air de s’être lacé leurs chaussures entre elles, évoluant sur un champ de patates.

Je ne vais pas épiloguer : les Rennais ont été laborieux, parfois même franchement mauvais, mais en face il n’y avait pas grand chose à part de l’envie. Les Rouge et Noir n’ont pas eu à forcer leur talent et ont eu la bonne idée de marquer à deux moments qui ont bien coupé les pattes de leurs adversaires : à la 40e minute, par Siebatcheu qui a poussé un ballon repris de la tête par Hunou sur un centre de Bourigeaud. Aucun des trois n’ayant été attaqué par son adversaire direct, la tâche était plutôt simple. Puis au retour des vestiaires (51e minute), Del Castillo trouve Hunou qui réalise un enchainement contrôle volée de toute beauté. A 2-0, le match est plié. Les Saint Pryvéiens Saint Hilairais (flemme de chercher) ont bien eu quelques semblants d’occasion mais ont manqué de réussite et les Rennais ont placé quelques contres et auraient pu alourdir le score.

Ca fait bizarre de le dire, parce qu’on n’est pas habitués, mais : le Stade Rennais a fait le boulot. Et s’est qualifié pour les 1/8e de finale, c’est tout ce qu’on lui demandait.

Les joueurs :

Koubek (3/5) : Pas énormément sollicité, mais il a répondu présent et s’est même permis un dribble dans sa surface. Le mec passe d’un moral à zéro à la confiance de Denilson.

Léa-Siliki (2/5) : Deuxième match au poste de latéral gauche et une très fâcheuse tendance à revenir fouiner au milieu dans l’axe. Heureusement qu’en face ce n’était pas dingue. Remplacé par Doumbia (71e), qui a effectué ses premiers pas avec le Stade Rennais. Il aurait sans doute préféré les faire dans l’herbe et pas dans la vase.

Mexer (3/5) : C’est le seul point noir du soir (#pasdamalgam), sa sortie sur blessure s’ajoute à celle de Da Silva au match précédent. Les charnières de secours me filent des sueurs froides. Remplacé par Nyamsi (82e), qui est vraiment très grand. Et très costaud. Et très beau.

Gélin : 3/5. Match idéal pour se remettre dans le bain.

Traoré (2/5) : Le pire terrain possible vu son jeu. Il s’est pris les pieds dans les tubercules toute la soirée.

Grenier (3/5) : Ah ça, pour faire son chef d’orchestre face à une Nationale 2 y a du monde. Maintenant il s’agirait de ne plus faire son DJ de Seine-et-Marne en Ligue 1, Clément.

André (2/5) : Il sans doute vite compris qu’il n’avait pas besoin de forcer, mais à ce point-là, bon…

Bourigeaud (3/5) : Sans adversaire à moins de trois mètres de lui, il s’est bien amusé.

Del Castillo (2/5) : Une passe décisive, mais encore trop de dribbles foirés. Face une équipe comme ça, c’est le malaise quand même.

Hunou (4/5) : Un but magnifique, un poteau sur une action encore plus belle. C’est qui ? A-DRI-EN HU-NOU, C’EST A-DRI-EN HU-NOU !

Siebatcheu : 3/5. Un but de renard, terminé bonsoir. Remplacé par Poha (88e), qui a eu juste le temps de se faire martyriser comme le premier collégien débarqué en 6e le jour de la rentrée.

Un match qui ne restera pas dans les an(n)ales, mais le Stade Rennais poursuit sa route, et ça c’est bieng, surtout que dimanche, c’est déplacement au PSG. A priori je ne pourrai pas voir le match, ce qui ne sera peut-être pas plus mal.

Je profite de cette académie pour avoir une pensée pour Emiliano Sala, ses proches, ainsi que les autres occupants de l’avion et leurs proches également. Je ne voudrais pas parler au nom des supporters rennais, mais je pense qu’on est un paquet à rêver qu’il revienne nous mettre des triplés dans chaque derby.

ALLEZ RENNES

Marco Grossi

Marco Grossi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.