Paris SGEL / Racing Elsass (2-0) – La Porte de Saint-Cloud Académie gagne sa croûte

Purée y a de ces jours où y a vraiment rien qui vient.

Pas de Coupe Moustache pour faire des blagues sur les pneus ou sur Maître Gims, on joue la belle, la glorieuse coupe Charles-Simon, la vraie, celle qui compte. Rien à redire, faut respecter, c’est tout.

Pas d’adversaire particulier à railler en prenant l’air méprisant du métropolitain qui regarde le provincial monter prendre sa rouste à la capitale avec des étoiles dans les yeux, comme s’il venait raquer 15 balles pour admirer la chaise percée qui a accueilli les plus beaux étrons de notre divine famille royale (raccourcie d’un membre ce 21 janvier, d’ailleurs, date décidément heureuse)… Les blagues sur les marchés de Noël, les malgré-nous et le concordat, on a déjà donné, merci.

Pas d’actu croustillante à se mettre sous la dent, du genre d’une amende de 150 000 boules pour éviter deux ans de prison après un détournement de 100 millions de pépettes, ou ce genre de motifs à blagues drôles… Rien, PSGEL est d’une platitude infâme, les affaires d’évasion fiscale stagnent, on a pas un os à ronger en attendant de recommencer enfin à jouer le vrai football à Manchèsteure.

Et puis, voilà, on espérait un peu de rebondissements avec la défaite de l’autre fois, mais on a eu droit qu’à une grosse branlée de la vengeance, avant le retour à la routine morose des victoires au petit trot contre de pauvres gusses mille fois rencontrés et tout autant de fois bouillavés.  Et hop, une victoire en plus ou en moins, après tout, ça fait le même effet.

Nan, vraiment, y a de ces jours où y a pas moyen, vous avez beau mettre tous les passements de jambes que vous voulez, y a rien qui vient pour réveiller l’âme engourdie par le froid et les braillements d’enfants assez courageux et emmerdeurs pour aller faire un bonhomme de neige en bas de chez vous à 8 heures du matin alors que vous aviez dans l’idée de simuler une panne de réveil (petits cons, va).

 


LA RENCONTRE


 

Attention, ça va aller très vite.

 

Rien ne va plus, faites vos jeux.

4e minute : superbe long ballon de Titi Silva pour Suppo, contrôle poitrine, lob déposé dans la course de Cavanini, lancé, ça fait but, 1-0

80e minute : contre rondement mené par notre bon petit Mouss’, Dani se retrouve avec le ballon devant la surface, décale Juju à droite qui va chercher l’Ange de Marie au second poteau d’une belle louche, tir à bout portant, 2-0, pesé, plié, emballé, gilet jauné, huitième de finalé. 

La section séquanaise de l’Internationale footballistique a su mettre tout ce qu’il fallait d’entrée pour montrer qui allait gagner, puis a géré ses temps forts et temps faibles sans danger, avant de profiter de la baisse de forme de l’adversaire et de l’apport des jeunes entrants pour finir le boulot à dix minutes de la fin. Du classique. On provoque, on grenade et on flashball histoire d’exciter le troupeau grognard d’en face, on encaisse deux-trois jets de bouteilles et de pavés derrière nos beaux blindés, et on lance la BAC à la fin pour aller piocher le quota de GAV du jour dans les rangs d’un Block fatigué : le maintien de l’ordre à la parisiano-saint-germanoise. « Protéger et servir », comme ils disent.

 

 


LE SOVIET BOUYAKA BOUYAKA !


 

Sainte-Aréole (3/5) : Le clineshite est là, et c’est bien l’essentiel. Pas de but,  pas de témoin, pas de bavure. 

Kilo Terreur (2/5) : Bien mais pas top.

Petit Marquis (3/5) : Saute dans les jambes des Alsaciens comme une grenade GLI-F4 dans celles de l’ultragauche. 

Titi Silvounette (3/5) : Solide, mais surtout la vista sur l’ouverture sur Choupo pour le premier but. 

Juan Bernard de las Villardieras (3/5) : En bon journaliste de terrain, il arpente son couloir comme le grand Bernard les rues malfamées de Bogota. Son expertise du marché de la prostitution colombienne devrait être utile face aux gagneuses de Bobby Carlton.

Tatie Daniel (3/5) : A ce rythme-là, Lassana va bientôt passer derrière Fly Rider et le cardinal Barbarin dans la hiérarchie au milieu.

 

Non, Lassana ne renoncera pas à son emploi fictif.

 

Juju la Drax (3/5) : Une petite crème de centre sur le second but. Juju prend la confiance, et c’est joli à regarder.

Ange gardien de Marie (4/5) : Actif devant, actif derrière (!). Un but à la clé, et on est repartis pour une demi-saison à flamber. Ça tombe bien, le vrai football recommence bientôt à Manchèsteure. 

(Remplacé à la 86e par Chris N’Coucou, qui prend les miettes qu’on lui donne)

Némarkamal (3/5) : Oui, alors, apparemment, il s’est fait mal. 

(Remplacé à la 62e par ma p’tite Mousse, aussi percutant qu’un tir de LBD 40)

Choupi-Moting (3/5) : Il s’accroche, il pèse sur la défense, il fait de belles passes dé, mais il n’ose pas encore vraiment tenter sa chance. Une sorte de Giroud blanc avec un nom plus long et moins d’évangélisme. 

(Remplacé à la 90e+2 par le gras José, futur-ex-futur joker de luxe)

Eddy Cavallero (3/5) : Un but tout en maîtrise, un loupé à bout portant, un carton pour outrage à agent, le guérillero est dans le rythme. On l’attend au tournant pour l’embuscade chez les Angliches. 

 

Bisous les mutilés,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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