Slovaquie-Espagne (0-5) : La Halusky akademie ne faisait que passer

2

l’heure des adieux

Haluski_Akademie_V2

Ahoj mes amis,

Un funeste destin a froidement refermé ses ailes noires sur la nation slovaque maudite par mille dieux colériques. Née dans le malheur et l’effroi, la patrie des âmes sensibles a une nouvelle fois embrassé au plus près sa nature faite de désarroi, de tristesse et d’un sérieux penchant pour la bouteille. Les ivrognes qui la peuplent étaient d’ailleurs probablement aussi nombreux sur le terrain que devant leur téléviseur noir et blanc hier.


Poznamky

Pan Dubravka, en pleine tourmente après sa tentative malheureuse pour mettre fin à ses jours datant du match précédent, a tout bonnement décidé de commanditer par ses actions hautement répréhensibles sa propre mise à mort auprès des hauts dignitaires du football slovaque. Mais contrairement aux Espagnols, nous sommes un peuple civilisé qui ne punit pas ses brebis égarées d’une sentence de mort. Au reste, il trouvera peut-être satisfaction à son désir morbide avec ce 1/5 assassin.

Pan Pekarik n’a rien su stopper des montées pourtant pas bien rageuses de Jordi Alba sur son côté, inutile de chercher plus loin qu’un petit 1/5 pour évaluer sa performance.

Pan Hubocan n’aime pas défendre au ras du sol contre de courtes bottes, c’est sans doute pour cela qu’il laisse passer les ballons entre ses jambes sur des centres décisifs. Que ses entrechats sans utilité soient remerciés d’un esthétique 1/5.

Pan Satka n’est jamais sorti de l’imposante ombre de son voisin, il était donc inutile d’espérer le voir briller si ce dernier ne parvenait point à hisser son niveau de jeu plus haut. Un manque de personnalité sanctionné d’un fade 1/5.

Pan Skriniar s’est mué en passeur pour les têtes de ses adversaires tant il semblait dépassé non par le talent ibère mais par l’inanité totale de ses compatriotes. Pour son implication et le niveau affiché durant ce court Euro, qu’il soit tout de même remercié d’un honorable 3/5.

Pan Hromada n’a jamais existé non seulement dans ce match, mais aussi dans une existence qui n’a de cesse de nous poser la question de sa valeur. Un métaphysique 1/5 illustre son œuvre.

Pan Kucka n’avait certes pas le niveau physique pour affronter des roquets dopés à la paella ; il ne disposait certainement pas plus de la compétence technique pour s’en sortir. On reconnait notre peine à lui infliger le même 1/5 qu’aux autres nullards.

Pan Mak ne nous a même pas gratifié de petit pont. Le 1/5 de la déception.

Pan Haraslin a tout simplement été trop nul pour mériter plus de commentaire. Son 1/5 n’est pas volé.

Pan Hamsik a fait pleurer nos cœurs et dresser nos… nos jambes, nous a fait vivre toutes les joies et les peines et a chatouillé de sa crête le fondement d’un firmament pas encore prêt à l’accueillir. L’enfant pas sage au talent d’airain a peut-être joué son dernier match en sélection et quand bien même ce ne fut certainement pas le meilleur, nous ne pouvons nous résoudre à lui faire l’offense d’une évaluation par trop périssable en regard de l’éternité de volupté qu’incarne sa carrière. Béni soit-il.

Pan Duda était sur le terrain. 1/5 comme tout le monde, seule sa volonté lui vaudra peut-être un jour de se décider à faire autre chose qu’acte de présence.

2 réflexions sur “Slovaquie-Espagne (0-5) : La Halusky akademie ne faisait que passer

Répondre à Sepp Déblatère et Zip Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.