Swansea – Leeds (3-4) : La Hipster académie et les buts orgasmiques.

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On aurait pu parler d’une fable, si l’on osait parler d’excitation sexuelle en vers métrés. (on avait la flemme, en vrai)

Le football et le contact 4

Quand je suis arrivé au stade à Cabrini, j’ai d’abord été surpris : le match de l’équipe première des garçons avait lieu dans le stade annexe, à l’ombre d’un grand stade. Ce dernier devait être en travaux, pensais-je. Et puis, malgré la taille modeste du stade et mon arrivée un peu tardive – 20 minutes du coup d’envoi – je fus étonné de le trouver presque vide et silencieux. Moi qui espérait humer la ferveur d’une foule en fus pour mes frais.

A 2 minutes du coup d’envoi, presqu’en même temps que les joueurs, un public presque exclusivement féminin commença à pénétrer dans l’enceinte. Quand l’arbitre siffla le début de la partie, les petites tribunes étaient encore clairsemées, mais la densité humaine allait grandissante. Au quart d’heure de jeu, le stade était plein, et le match était plaisant à suivre. Les locaux se livraient, mettaient des joueurs devant le ballon, les défenseurs étaient assez proches de leurs adversaires directs avec ou sans la balle, et coupaient les lignes de passes évidentes. Les deux équipes ne perdaient par ailleurs qu’assez rarement la balle sur des erreurs techniques ; en bref, c’était du ballon-pied digne d’être regardé. Mais la ferveur dans les tribunes était, pour le dire par euphémisme, décevante, surtout étant donné la qualité du spectacle proposé. Certes, on peut toujours critiquer quelques aspects du jeu, néanmoins pour ce spectacle-là, d’autres stades seraient entrés en éruption… Alors oui, ce football était presque excessivement esthétique : les joueurs tentaient des choses un peu dures pour leur niveau technique à la conclusion des actions. Il y avait du déchet dans ces gestes-là, et joueurs et spectateurs devaient se résoudre à accepter la déception intense née d’être passés si près du nirvana.

Mais, n’est ce pas l’essence du supportérisme que de se désoler des occasions ratées, pour jouir du contraste et profiter encore d’avantage de celles qui sont converties ? Certes, les déceptions furent nombreuses au début du match, mais elles ne durèrent qu’assez peu, et n’ont point survécu à la première mi-temps : Cabrini mit le ballon dans les cages d’une manière assez artistique peu avant la pause. En attirant la défense côté tribune d’honneur, tout en la transperçant, ils placèrent un centreur en bonne position, et la passe parfaitement ajustée donna le temps et l’espace nécessaire au mec à l’opposé pour qu’il réussît une splendide demi-volée. Pleine lunette pour ne rien gâcher. Le buteur était absolument ivre de joie, et arracha son t-shirt puis l’élastique qui maintenait ses cheveux en chignons. Il lança les deux objets dans le public. Ses coéquipiers l’imitèrent. Puis tout alla très vite, comme cela sied au football : le buteur, se retournant vers son passeur, se baissa et lui découvrit le sexe, déjà frémissant et dressé. La fellation qu’il lui prodigua amena ce dernier presque instantanément à l’orgasme.

L’excitation sexuelle de joueurs faisait plaisir à voir, et les filles dans les tribunes y étaient particulièrement sensibles. Pour une fois qu’un mec était excité et ne cherchait pas à les emmerder avec cela, je pouvais comprendre ce que cela avait agréable pour elles. Les joueurs étaient maintenant presque tous nus, à l’exception du gardien de but qui avait gardé ses gants. Et tout ce petit monde maintenant copulait. Le buteur et le passeur semblaient posséder des réserves d’énergie sexuelle plus importantes que les réserves de brut du Moyen-Orient, de la Russie et du Vénézuela réunies, et s’accouplèrent avec l’ensemble de leurs coéquipiers plusieurs fois pendant les quelques minutes que durèrent la célébration du but. Dans les tribunes, des longues vues passaient de main en main pour ne pas rater une goutte de ce spectacle, et seuls le staff technique sur le banc de touche semblait se désintéresser de l’action. Peut-être étaient-ils jaloux de ne pas participer ?

Le match se termina sur le score de deux buts à un, les visiteurs ayant réduit le score en fin de match, et célébrant ce but de manière moins exubérante quoique toujours non-conventionnelles selon nos standards européens. Nous autres occidentaux n’avons guère le goût de faire du sport en guise de parade nuptiale, de peur d’être confondues avec de vulgaires autruches du désert de Gobi. Mais en tant que joueur, bien que rarement buteur, je reconnais volontiers une certaine jalousie. Ces moments où l’équipe marque un beau but sont terriblement excitants, et j’aurais rêvé être acteur d’un de ces matchs. J’en étais là de mes rêveries en sortant du stade, quand je vis l’écran géant du grand stade allumé. Il annonçait le match de l’équipe féminine. De nombreux hommes de pressaient aux grilles du stade déjà, deux heures avant le match. Certains portaient des rouleaux de sopalin sous le bras. Comme quoi, il semble bien y avoir quelques invariants anthropologiques.

>>>>>##### Le match en direct de Piz Fegnas #####<<<<<

Sandy, -15e : On a assez de bières au frais pour le match ?
Candy, -15e : Il y a deux quilles de Savagnin qui attendent au cas où. Si on gagne, on passe en tête du championnat.
Mandy (en apparté), -15e : Candy est toujours trop optmiste, mais en même temps, moi aussi envie de boire du Savagnin.
Candy, Mandy, Sandy, en coeur -15e : “Here we go, Leeds United. We’re gonna give the boyz a hand !
Candy, Mandy, Sandy, en coeur -15e : (s’ensuivent 3 minutes de fausses notes et d’accent du yorkshire très mal immité. Nous vous épargnons.)
Candy, Mandy, Sandy, en coeur -12e :”We lov’ you Leeds, Lids, Lids, to si ta sol famiré to si ta tol tamiré”
Candy, -12e : L’enthousiasme est à son comble.
Sandy, -12e : On est sur une petite série de victoires qui incite à l’optimisme.
Mandy, -12e : Il y a juste le petit Ilan qui nous inquiète un peu. Ca fait longtemps qu’il ne nous a pas fait gagné des points à lui tout seul.
Candy, -11e : C’est compensé par la charnière qui a désossé tous les mecs qui sont passés dans la zone.
Sandy, -11e : C’est sûr que quand Pascal va mettre un coup d’épaule, on entend les vertèbres de l’attaquant devenir du sable.
Mandy, -11e : Et puis notre petit gars japonais Ao. C’est la version japonaise de Alioski. Fout la merde avec le sourire, on est fans…
Candy, -10e : Le seul mec qui a tendance à nous énerver un peu, c’est Aaronson.
Sandy, -10e : C’est le seul que l’on appelle pas par son prénom devant notre télé, d’ailleurs.
Mandy, -10e : Et quand nos ailiers ne suivent pas les courses des latéraux en défense. Ca m’énerve tellement !
Candy, -9e : Ca n’arrive pas trop à Dan James ni à Gnonto, heureusement.
Sandy, -9e : Bon assez discuté. On va voir ce qu’on a comme bières au frigo avant l’engo ?
Candy, -9e : Et Mandy pourra nous parler de son Sugar Daddy imaginaire à l’abri des oreilles indiscrètes.

Sandy, -2e : Ah oui c’est vrai, Firpo est cassé. Merde, on perd 80% de nos blagues sur le jeu.
Mandy, 2e : Ah, James colle un bien beau tampon. Il a l’air a peu près aussi fou que Laspalès qui mettait des tampons sur le billet de train Paris Pau.
Sandy, 2e : C’est de saison, de faire des allers-retours à Pau, sans avoir le temps de s’arrêter.
Candy, 2e : Cela dit, Dan James est très rapide.
Candy 4e : Tssss. Un coup de pied arrêté, nos joueurs qui courent pas vraiment vers leur but, et Ilan se fait fusiller.
Sandy 4e : On a oublié de mentionner avant le match, les coups de pieds arrêtés. C’est le genre de situations où nos adversaires marquent des buts.
Mandy 4e : Toujours l’impression qu’un joueur adverse sur deux a réussi à se libérer du marquage, c’est très énervant.
Sandy 5e : Sachant que les joueurs des deux équipes sont partis depuis les 18 mètres au moment où le ballon du coup franc est botté, et que 4 des 6 mecs les plus proches du but à la retombée du ballon portent un maillot de Swansea, quelle est la probabilité que notre défense de ces situations soit défaillante ? Vous avez 90 minutes.
Candy 10e : Malgré le fait qu’on soit menée à la dixième minute, ce n’est pas désagréable à regarder ce match. Ca joue propre avec la balle, Swansea.
Sandy 19e : Pascal recupère la balle, élimine l’attaquant et lance dans le même mouvement Dan James en cassant environ trois lignes par une balle à terre. Dan joue le 2 contre le gardien parfaitement, pour l’égalisation de Salomon.
Candy 19e : Pascal sait vraiment tout faire. Il doit être un amant formidable.
Mandy 20e : S’il est aussi dur dans la femme que sur l’homme, c’est peut-être un peu trop. Sandy 23e : magnifique. Vraiment c’est sympa. Qu’est ce que les gens se font chier à regarder Chelsea ou United. Regardez Swansea, regardez Leeds, et mouillez vos culottes, bordel !!
Candy 31e Le prix Alioski du fout le merde est remis à notre ami Ao Tanaka. Des petits coups de crampon discretos pour empêcher le mec d’aller récupérer la balle avant qu’elle ne sorte en touche, deux petits tirages de manche “bouge-de-là” quand la balle vient de sortir, qui ne servent d’autant plus à rien qu’il s’est précipité sur le ballon pour le lancer à un ramasseur de balles derrière le buts. L’ailier était super vénère, c’était du grand art. Candy 39e : Pop pop pop la sortie de balle de Swansea… c’est un putain de super match.
Mandy 45e+3 : Encore une super relance de Swansea, que Pascal n’a que presque annihilé. Le contre pressing de Swansea efficace, les hôtes peuvent attaquer en surnombre… Joe nous sauve les miches et permet de ralentir l’action, croit-on. C’est sans compter sur Ilan qui encaisse un shoot de bonne sœur depuis les 20 mètres. Alors oui c’est poteau rentrant, mais les prises d’appui d’Ilan sont tellement à contre-temps ici qu’on dirait le gouvernement français qui réagit à la tragédie de Mayotte.
Sandy 45e+5 Putain, le Savagnin va devoir rester au frigo si ca se trouve. Je vais remonter une bouteille de poire à Papy au cas où.
Candy 55e : Vous vous souvenez le premier but ? C’est presque la même, sauf que notre ami Ao ‘Gon’ Tanaka fait la récupération, et envoie la balle à James via un relais par Bogles. Et puis que la passe de James n’est pas assez appuyée cette fois, mais force le défenseur qui se jette au csc.
Sandy 55e Faut vraiment être pointilleux pour ne pas voir que c’est le même but.
Sandy 59e On ne sait pas combien de duel a perdu Salomon aujourd’hui. Plus que Aaronson de balles, c’est dire… Mandy 72e : C’est quand même leur seule faiblesse bien visible, à Swansea. Ils aimeraient bien jouer le hors jeu, mais leur alignement est droit comme Candy qui roule en sortant d’un bar à vin où il y a 3 (TROIS) vins jaunes au verre.
Sandy 75e : Et contrairement à Candy qui rentre à vélo, on dirait que nos amis gallois continuent à boire. Leur alignement était digne d’un visage dessiné par Picasso, là ..
Sandy, 75e : la sacoche sous la barre pour conclure, c’est… Mandy 75e : La première d’entre vous qui fait une blague reliant sacoches sous la barre et sugar daddy, je l’étrippe… Sandy, 75e : … non rien, du coup. Tu as fait la blague toute seule, Mandy… Candy, 87e: On aime bien Farke, même si la rétractation gonadique de fin de match. Bordel… Faut arrêter là… Les mecs ils jouent bien en face, si on leur laisse la balle ça va être dangereux ! Mandy 89e Putain Daniel, bordel. Même Candy te l’a dit, pour la rétractation gonadique… 3-3 Candy 89e J’en veux plus à Daniel qu’à Joe qui a un quart de seconde de retard sur le temps de réaction, et à Bogles qui reste sagement à 3 m du centreur plutôt que de risquer de se faire éliminer. Sandy 90e : Ao Gon nous fait une course d’ailier droit à la 91e, profitant des espaces que Swansea laisse dans la largeur. Ca a du l’énerver passablement la rétractation gonadique de Daniel. Deux alignements douteux de Swansea plus tard, on reprend la tête… Candy, Mandy, Sandy, en coeur 90e +6 : We’re top of the league !!!! Sa-Va GniiiiiiiiiiiiiiiIIIIIIn

>>>>>##### Les Notes #####<<<<<

Meslier (He’s not the messiah, he’s a very naughty boy/5) Il en a pris 3 en même pas 90 minutes, ce coquin.

Bogle (Comme les rois mages en Galilée/5) il suivait des yeux le cul d’son ailier, il le suivra, où il ira l’suivrait. Fidèle comme une ombre jusqu´à destination. Et puis relance les yeux fermés sur Dan James une fois le ballon récupéré.

Rodon (J’aurais que dalle pour Noël/5) parce que je n’ai pas suivi correctement l’appel de l’attaquant 2 (DEUX) fois dans le même match. Dont une fois sur un bête coup de pied arrêté. Et une autre fois à la 88e alors qu’on devait défendre l’avantage d’un but.

Struijk (All I want for Christmas is you/5) Un petit gif vaut bien mieux qu’un long discours. Avez vous vu cette passe qui casse des lignes ?

Byram (Petit papa Noël/5) Quand tu monteras à gauche sur des adversaires par milliers, n’oublie pas de choper l’ballon.

Rothwell (I wish you a merry Christmas/5) Il ressemble à une chanson qui répète à l’infini la même petite phrase toujours identique à elle même. C’est pas mal, mais on se lasse.

Tanaka (Mon beau s?a?p?i?n? parpaing/5) A édifié des murs partout en distribuant les taquets et en mettant les barbelés.

James (Il est né le divin enfant/5) jouez ailiers résonnez les appels dans le dos du latéral. Et puis avec ce physique de chérubin au gros cul, ça lui va bien cette chanson.

Aaronson (Douce nuit /5) saint bordel. Sur l’terrain, l’ricain court, la conn’rie annoncée, s’accomplit : ce ballon dans les pieds balancé, c’est l’ratag’ infini (*2). (On est un peu méchante, ce n’était pas si pire cette fois. Surtout en comparison de Solomon.)

Solomon (Vive le vent/5) On a rarement vu un ailier mettre aussi peu de vents à son défenseur direct, mais finir quand même avec 2 buts, quand il avait des 1 contre 0 à jouer.

Piroe (Petit garçon/5) il est heure d’aller s’démarquer. (et faire entendre au gardien tes énormes clochettes tintinnabuler.)

Joseph (Aime ton prochain !/5) Quand tu rates une passe qui aurait dû amener le but du break, tu cours te replacer en défense pour emmerder plusieurs fois les attaques adverses.

Guivalongui (Le père Noël a disparu de la circulation/5) Le copain de Roro Gromerdier qui revient pour filer un coup de main au milieu. Et pour rater une interception qui nous coûte un but à la 88e puis l’émotion d’une victoire à l’extérieur à la 91e…

Wöber (tu scendi delle stelle/5) et surtout tu marci sopra la palla. Mais bon, on ne comprend toujours pas Kouhoku l’a fait venir

Gnonto (Frostie the Snowman/5) est un footeux plein d’entrain, avec un coup d’rein et des feint’ de corps, et défenseur sérieux. Mais un peu maladroit au moment de faire des passes.

Debayo (What’s this/5) Sortir un ailier pour faire rentrer un défenseur à la 90e+3, après avoir fait reculer ces derniers de 50 bon mètres sur le terrain. N’est ce pas ce qui s’appellerait une complète rétractation gonadique ?

>>>>>##### Les Notes auxquelles vous avez échappées #####<<<<<

  • Jingle Bells
  • Rocking around the christmas tree
  • Last Christmas
  • Let it snow
  • Jingle bells rock
  • Wonderful Christmastime

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