NANCY-TROYES (1-1) : LA CHARDON À CRAN ACADÉMIE NE PERD PLUS !

C’est après un verre de vin chaud dégueulasse (euphémisme) bu à la volée dans un marché de Noël hors de prix que je me dirige, par -3°, vers le formidable outil non connecté au doux nom de Marcel-Picot.
5 matchs sans défaite, ce n’était jamais arrivé cette saison, c’est donc avec énormément d’envie, d’espoir, de tumescence génitale (relative vue la température) que je m’apprête à voir l’ASaNaL manger son voisin champenois.
Les membres engourdis par le froid, seules les synapses travaillent encore et réagissent à la composition annoncée par le speaker, qui donne encore plus de frisson que la bise hivernale.


Les notes.

Chernik 4/5 :
Pour lui c’est le plein été, pas du tout déconcentré par le froid, il se comporte tout le match comme un patron, attirant tous les ballons, sauvant des face à face, il est là notre meilleur joueur de cette première partie de saison.

Coulibaly 2/5 :
D’une banalité affligeante. Des contrôles ratés normaux pour de la L2, des non prises de couloir banales pour de la division 2, une défense médiocre habituelle pour le multiplex du vendredi soir.

Seka 0/5 :
J’ai rarement vu un joueur autant à la rue pendant un match. Et pourtant je m’en suis farci des purges à Marcel-Picot, croyez-le, mais ce soir j’ai rarement vu un joueur perdre autant de ballons, rater autant de passes et avoir une charrette pareille. A sa décharge, il pèse 110kgs.

Saint-Ruf 3/5 :
Coupable sur le but encaissé mais solide tout le reste du match. En même temps quand tu défends pour deux, tu finis par faire une boulette, on est à Nancy et n’est pas Clément Lenglet qui veut.

Moimbé 4/5 :
4 points glanés sur un sauvetage incroyable sur sa ligne en fin de match. Il sauve le nul à lui tout seul.

Abergel 3/5 :
Chien fou, définition : court partout, tout le temps, nulle part, avec ballon, sans ballon, sans objectif précis, sans but réel. Il a néanmoins le mérite d’emmerder ses adversaires (et ses coéquipiers quand il foire ses transversales).

Ba NN :
Remplacé à la 20e par Giovanni Haag, jeune pousse qui nous a fait une belle Dompair (terme lorrain provenant du district désignant un joueur faisant semblant de se blesser après une perte de balle honteuse). Seul fait marquant de son match.

Nguessan 3/5 :
Comme Abergel, on sait qu’il ne fera pas de cadeau avec le ballon, alors tant qu’à faire, s’il peut foutre quelques coups de sabot, personne ne s’en plaindra.
PS : la prochaine fois Serge, essaie de prendre, comme d’habitude, un carton en 1e mi-temps, ça m’évitera de perdre bêtement un pari (carton jaune pris à la 62e NDLCACA).

Dembele 4/5 :
Hormis ses passements de jambe dans le vide dignes de C.Ronaldo, il a été intéressant, sur son côté et même dans l’axe pour l’ouverture du score où il dribble plusieurs défenseurs et le gardien avant de frapper dans le but vide.

Dale 0/5 :
Flemme. Déjà tout dit sur lui, j’ai plus la force. Rousselot avait eu l’éclair de génie de le vendre et on a fini par le racheter, j’ai plus les mots. Hors de ma vue Maurice Junior.

Busin 3/5 :
Pas si mal pour un placardisé. Bon ça reste notre bon vieux Alexis Busin auteur de 6 buts en carrière, on s’attend pas non plus à des doublés en pagaille, mais il fait beaucoup d’effort sur le côté, multiplie les centres… et tente beaucoup aussi. Peut-être que Perrin trouvera la solution mais c’est quelque chose à explorer.


Note artistique de l’équipe : 3/5

Beaucoup beaucoup mieux que précédemment. On partait de loin vous me direz, c’est vrai, mais dans le jeu comme dans les duels (58% de possession, 5 corners et 9 tirs) on y était. Certes on concède deux poteaux et un sauvetage in extremis qui peuvent se transformer en défaite pour l’ASaNaL mais Perrin peut pas tout régler en 2 semaines. On ne perd plus, c’est déjà ça. Et puis vous oubliez quelque chose… une figure du football français a foulé la pelouse (hybride) de Picot ce soir-là, oui messieurs (pas de parité ici, je doute qu’une dame ne nous ait déjà lus), Benjamin Nivet, le divin chauve en personne a peut-être pour la dernière fois respiré le même air frais que le mien, et ça messieurs, j’en suis pas peu fier. Je l’ai vu plusieurs fois à Picot bien sûr, mais c’était sans doute la dernière fois ce soir. « Il est cramé ! » ; « il court plus ! » ; « enculé », oui je vous lis déjà dans les commentaires me tancer, ne pas comprendre mes éloges, mais vous vous trompez. Il est entré 10 minutes, il a mis le feu 10 minutes. Il a touché 4 ballons, il a donné 4 caviars – dont une fabuleuse quasi-passe décisive digne de Pirlo par-dessus la défense, sauvée au dernier moment par Moimbé.
Bref, vous l’avez compris la Ligue 2 c’est chez nous, on y est plus habitué que dans notre lit, plus confortablement installé que sur le trône et on y côtoie de vieilles connaissances qui sont toujours aussi contentes de nous saluer. Rien que pour ça, il faut sauver le soldat ASaNaL, il faut qu’Alain Perrin, Francis Perrin, n’importe lequel, nous maintienne car nous, on l’aime notre Ligue 2.

Roger Piantoni-Vairelles

Roger Piantoni Vairelles

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