Toulouse – Lille (1-2) : la LOSC Académie donne des cours
Avec une dissertation en bonus
Salut les pucelles ! Alors suite au match contre Guingamp qu’on va pas s’attarder là-dessus parce que la plaie est trop profonde/le divorce est consommé/c’est la crise au LOSC/les supporters sont des cons/cela rappelle les heures les plus sombres de notre histoire, la bande à R’né s’en va chez les bouffeurs de cassoulet, ô mon païs, ô Toulouuuuuuuuse. M’ouais, les sorties à Toulouse, en général, c’est caca pour nous, cela fait un bout de temps qu’on a pas gagné chez eux, sur le terrain ça reste pas terrible malgré la victoire face à Guingamp qu’on va pas en reparler parce que le passé, c’est le passé/il faut prendre les matchs les uns après les autres sans regarder par le rétorviseur/putain mais le match tout pourri et ce but chatteux de Kalou quoi, et puis on peut pas faire confiance à la ville qui a vu grandir Christian Jeanpierre (et on va omettre le fait qu’il ait fait ses études de journalisme à Lille, tranquillement)…
LA COMPO
Compo classique pour le R’né qui reprend son 4-4-2 losange. Rien de spécial à dire dessus, Mavuba est toujours à « l’infirmerie » faire de l’humanitaire, du coup Delaplace est encore une fois titulaire.
LE MATCH
2ème : D’après le commentateur de BeIn, « Salomon Kalou est un grand monsieur de notre championnat français ». Ah.
4ème : Gros début de match pour les lillois qui pressent beaucoup devant. Ils sont directement dans le duel, sur le ballon en premier, bref, un truc qu’on a rarement vu ces derniers matchs qu’on va pas en parler parce que ça fait mal de ressasser le passé/demain est un autre jour/putain mais cette élimination honteuse à Rennes.
5ème : Pour des questions évidentes de quota à respecter, Balmont prend un carton jaune.
8ème : Toujours pas d’occasions. Girard démission !
9ème : Corner. Basa gagne son duel aérien et le ballon va en direction du second poteau. Kalou a suivi mais reprend du tibia. Tout va bien.
12ème : Contre-attaque lilloise. Kalou donne à Roux qui tente une frappe à une vingtaine de mètres. C’est contré. Delaplace récupère et tente aussi. Corner. Ca ne donne rien.
17ème : Belle combinaison côté gauche emmenée par Delaplace. Il donne à Kalou qui relaie pour Roux, tir, poteau.
24ème : Centre fuyant côté droit. Delaplace, pourtant sur la trajectoire, ne peut pas reprendre. On aurait dû qu’il a été accroché, mais on n’en sait trop rien non plus.
25ème : Kalou décroche, il s’appuie sur Martin puis lance Roux qui se retrouve seul face à Boucher. Il l’ajuste. But. A noter le superbe appel de Nolan.
33ème : Première vrai action toulousaine, sur le côté droit. Le sympathique Didot (allez lire son Proustballe) sert Chantôme d’une louche. ce dernier sans contrôler remet dans l’axe pour Ben Yedder. A côté.
40ème : Combinaison de petites passes côté droit. Béria-Martin-Delaplace-Béria-Didot-Pelouse-Péno. Kalou le tire. But.
48ème : Centir (parce que centre-tir, c’est trop long à écrire) de Aurier. Enyeama est à la parade.
52ème : Martin sert parfaitement de point d’appui pour Delaplace qui sert Roux. A côté.
60ème : OOOOOUUUUUHHHHHH Delaplace qui n’était pas loin du magnifique goooooooooooooool wundertor patate dans la lulu ! Boucher nous joue le récital du célèbre « Oh oui Greg il la sort ! Main opposée Richard ! »
62ème : Tiens, premier tir cadré de Toulouse. Chantôme.
66ème : Centre de Kalou, Delaplace est (encore) là. Pas de bol, Boucher aussi.
67ème : Francky Béria se chope un deuxième jaune après un bon tacle par derrière. Prop’
69ème : Carton rouge de Souaré. Prop’. Attends… Ca veut dire qu’on va jouer VA avec Soumaoro et Sidibé en latéraux ? Pas prop’.
70ème : Changement : Sidibé remplace Martin
74ème : Entrée de Rega-Regattin Rega-Regattin (ohé ohé)
75ème : Changement : Meïté remplace Roux
92ème : Centre dans le paquet pour Toulouse, ballon relayé par Spahic repris par Aurier au second poteau
Bonne victoire donc après ce match contre Guingamp qu’on va pas en parler parce que faudrait qu’on arrive à en parler au passé, faudrait qu’on arrive à ne plus penser à ça, faudrait qu’on l’oublie à longueur de journée, les joueurs ont étouffé les Toulousains au milieu dans l’impact et le duel. Et devant, les attaquants se sont bien trouvés, il y a eu de bonnes phases de jeu. C’est beau. En espérant qu’ils ne se remettront pas à vomir leur football contre Valenciennes. Y’a de l’espoir
DE L’INTERET DE RETOURNER SA VESTE EN TOUTES CIRCONSTANCES
De tout temps l’Homme n’a eu de cesse de retourner sa veste. Le retournement de veste est une des valeurs inculquées à tout homme, femme, enfant et Pierre Menès et ce dès leur plus jeune âge, au même titre que manger (beaucoup pour Pierre), dormir, pisser (beaucoup pour Pierrot aussi). Cette dissertation en trois parties va montrer en quoi le retournement de veste est indissociable du comportement humain.
I. La veste retournée dans le temps
La première trace de retournement de veste apparaît à l’ère préhistorique (c’est dire si cela date), ou à l’époque on retournait notre peau de mammouth, lorsque une tribu entière, après avoir rejeté en masse le jeune Jean-Pierre qui s’éclatait à faire cogner des cailloux entre eux, le portèrent en triomphe alors que celui-ci venait de découvrir le feu. Les grands moments de l’Histoire sont marqués par un retournement de veste. Citons pêle-mêle : Brutus qui, alors qu’il aimait son mentor Jules César, le poignarda pour devenir un des plus grands traîtres de l’Histoire, Talleyrand qui fut ministre dans 6 gouvernements différents, de l’Ancien régime, en passant par le Directoire, le Consulat et l’Empire mais aussi de retour sous la Restauration en 1815, et enfin tout français entre 1940 et 1944, grande période s’il en est du retournement de veste en France.
II. Les plus grands de nos contemporains
Dans le domaine qui nous intéresse, le football, l’un des plus grands retourneurs de veste de notre temps est sans conteste Pascal Praud, qui mit d’accord tout le monde lors de cette fameuse période du 15 et 19 novembre 2013. Le plus grand d’entre tous, qui après avoir fustigé l’Equipe de France en disant « Les gens les détestent, ils ne veulent plus les voir! Qu’ils soient éliminés ! (…) Les Français se réjouissent de la défaite de l’Equipe de France » se félicita du retournement (cette fois) de situation et la qualification des Bleus au Mondial et alla jusqu’à presque attribuer les mérites du traitement médiatique sur les Bleus avant le match retour (comprenez son coup de gueule).
Sans les mains !
III. Les différentes techniques
Il y a donc la classique, celle décrite précédemment en se basant sur le coup de maître de Sire Praud, mais il y a aussi celle utilisée le même 19 novembre soir par un autre grand maître du retournement de veste, Pierre Menès, celle qu’on peut appeler la « C’est l’hôpital qui se fout de la charité avec un doigt dans le cul ». C’est à dire s’énerver et critiquer une frange dont vous faîtes partie. Exemple : dans le cas de notre match contre Toulouse, je peux me réjouir de la victoire, oublier totalement ce qui a été dit sur l’article précédent et critiquer ceux qui ont retourné leur veste après ce match. Quelque part est-ce un moyen de ne pas se mouiller après une très bonne prestation des joueurs, mais surtout de souligner l’absurdité de tout propos, quels qu’il soit.
Vous pouvez retrouver cette dissertation en format PowerPoint : retournementveste.ppt
Le Groom
