Wolverhampton-MU (2-1) : La Raide et Vile Academy livre ses notes.

Salut à tous,

Ole’s at the wheel, on a gagné contre Paris, le retour de la forme et de l’enthousiasme est consommé, ça y est, on va encore gagner des matchs faciles contre des équipes minables. Et pourquoi pas retourner l’esprit revanchard à Molineux, là où les bourrins d’un coach appelé Esprit Saint nous ont sorti de la Cup quelques jours plus tôt ? Qu’est-ce qui pourrait mal se passer, après tout ?


NICE GUYS (on a déjà dû la faire, celle-ci).

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Ç’a à peu près débuté comme ça.


LE MATCH.

Tout commence plutôt bien chez les Wolves : United tient le ballon, les actions se succèdent et le score ne reste vierge qu’au bénéfice de beaux exploits du gardien de nos hôtes. Cependant, sur une frappe lointaine de McTominay au terme d’une action étrangement fluide, il doit s’incliner. 0-1, 13e. Le jeu se poursuit à l’avantage d’United, mais un bref moment de déconcentration suffit à remettre les Wolves dans le match lorsque De Gea met Fred dans l’embarras en relançant directement sur lui dans l’axe. Ce dernier, tel un Zambo Anguissa de finale européenne, rend le ballon à ses adversaires qui trouvent l’espace qui leur manquait pour l’égalisation de Jota (1-1, 25e).

La mi-temps est foutue et les beaux efforts entrevus depuis le coup d’envoi anéantis par cette chierie de mésentente.

Dès la reprise, nos gagneuses se montrent plus entreprenantes et gardent jalousement le ballon, ce qui semble déplaire à Ashley Young, toujours friand de balancer des grandes chiches qui ne servent à rien dans les panneaux publicitaires. Le bougre en a marre, se passer le ballon dans les pieds et avancer proprement, c’est pas son football, le beau jeu pas son combat. En 5 minutes, notre capitaine de mes deux disloque tour à tour une cheville et un tibia à coup de crampons, ce qui lui vaut un jaune pour chaque os brisé. Le rouge est précoce, la débilité à son paroxysme, notre haine pour ce tocard crève le plafond.

A 10, désemparé sans son capitaine, on se dit que l’édifice va flancher ; c’est être bien optimiste tant tout est fait en réalité pour attiser la plus intense frustration. Car United ne déjoue pas du tout en dépit de son infériorité numérique, et se permet même de continuer à faire le jeu jusqu’à se créer quelques situations. Las ! Les cruels espoirs nés de cette situation ubuesque (ceci s’expliquant tout de même un tant soit peu rationnellement par l’incapacité chronique des Wolves à créer la moindre substance de jeu construit en général) sont rapidement douchés par un but tardif qui doit plus au n’importe quoi débile qu’incarne ce jeu de plouc appelé football qu’à la moindre logique sportive (2-1, whatever).
United perd encore, United ne peut pas s’en remettre à des entrées tardives de Phil Jones pour amadouer notre peine, United rate encore une belle occasion de revenir sur Tottenham, United n’est plus dans le top 4, United semble à la peine, United, United, we are United mais quand même, sortez vous les doigts avant qu’on plonge, les gars.


LES NOTES.

De Gea 2/5
Pas brillant. On l’accuse de-ci de-là de manquer de volontarisme dans ses prises de balles loin de sa ligne, voire de couardise pour certains.

Young 0/5
Marre.

Lindelöf 2/5
Son rôle semble être de rassurer Smalling, il n’était pas préparé au fait que son double maléfique, le Phil Jones, allait entrer sur le terrain et foutre ses beaux efforts par terre.

Smalling 1/5
La Raide et Vile Academy, canal Pimp, est prompte à défendre le bon Chris, même quand il fait n’importe quoi comme c’est parfois le cas. Mais quand il semble faire n’importe quoi au point de se mettre des buts, c’est difficile de le défendre.

Shaw 3/5
Une des vraies satisfactions de la saison, cela se confirme même lors des matchs de merde.

McTominay 4/5
Un vrai match de gaillard dans l’entrejeu. Pas qu’il ait montré plus d’attributs virils que les autres, non. Il est simplement apparu comme cet Ecossais bourru ratisseur insatiable de ballons, capable en plus de gestes ponctuels de classe, à l’image de la prise de balle précédent son but.

Fred 2/5
Une passe décisive, oui, certes, mais entachée d’un contrôle parfaitement foireux en plein dans l’axe à 30 mètres de nos buts, qui nous coûte l’égalisation alors qu’on aurait dû gagner ce match 3-0 scrognogno.

Pogba 2/5
On veut bien le croire aussi concerné que ce qu’en dit son entraîneur, mais il apparaît tout de même assez rincé, le coco. Un mauvais match de Pogba, ça équivaut à une mauvaise série, surtout après les deux matchs qu’il a sorti pendant la trêve internationale.

Dalot 2/5
Un instant on s’est dit qu’il était peut-être trop élégant pour Manchester United et qu’on ne le méritait pas. 15 secondes plus tard, il expédiait un centre au 122e rang de la tribune.

Lingard 1/5
A demandé énormément de ballons comme d’habitude, mais il manquait clairement de rythme et d’inspiration.

Lukaku 2/5
Parfois dangereux, toujours volontaire, souvent le pouce levé pour remercier ses camarades de lui balancer des ballons impossibles. Un jour sans.

Bobby Carlton.

Bobby Carlton

Académicien et souteneur de la Raide et Vile Academy.

2 commentaires

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