Arsenal – Guimaraes (3-2), la Gunners Academy a la flemme de titrer

Salut vous tous,

Ligue Europa, acte 850, scène 42 en ce qui me concerne. Un jour, j’arriverais à faire valoir sur mon compte pénibilité le fait de me fader jeudi après jeudi des matches contre des prolétaires d’Europe du sud ou des marins septentrionaux. En espérant que ça puisse me servir pour partir à la retraite un jour, afin de ne jamais avoir à couvrir un seul match de l’Arsenal de Mourinho, la seule évocation de cette éventualité ayant valu à quatre-vingts pour cent de mes cellules de métastaser. Allez, voyons ce que nous a préparé Unai pour affronter l’actuelle lanterne rouge du groupe.


THE GAME : 


Comme à l’accoutumée, nous héritons d’une composition jamais vue, articulée dans un dispositif inédit. Quelques pensées me viennent : Torreira et Tierney, titulaires ce soir, font-ils partie de l’équipe B ? Quid également d’un Holding ou d’un Ceballos ? Et enfin, qu’est-ce que c’est que ce dispositif ? Un 4-4-2 en losange, un 4-3-1-2 ? A la force, on n’y comprend rien, et les joueurs non plus. Ceci dit, sur le papier, c’est pas mal, ça devrait le faire sans trop de soucis (rires).

Dans un Emirates vide (ce n’est qu’un match de Coupe d’Europe après tout), les hommes d’Ivo « grosse bagouse » Vieira ne mettent pas longtemps à jeter un froid. Au bout d’à peine dix minutes, Tierney se fait prendre dans le dos par Bruno (ce n’est pas sale), qui centre en retrait pour Edwards. Ce dernier, peu dérangé par nos défenseurs, a le temps de les crocheter en stop-motion et d’ouvrir le score (0-1, 9e).

Peu inspirés, brouillons et semblant parfois perdus sur le terrain, les Gunners parviennent quand même à égaliser grâce à la spéciale de cette équipe B : une galette de Tierney téléguidée sur la tête de Martinelli (1-1, 31e). Toutefois, vu l’état d’Arsenal en ce moment, tout semblant de rémission s’accompagne immédiatement d’un coup de fil de l’hôpital nous annonçant la survenue d’une triplette d’infections nosocomiales. Cette fois-ci, le foyer infectieux se trouve du côté de Maitland-Niles, qui perd bêtement le ballon aux quarante mètres. Davidson en hérite et a tout le loisir de s’avancer, de heurter le poteau, et Bruno de récupérer le ballon pour marquer (1-2, 36e). Notre défense est tellement introuvable sur cette action que j’envisage de la dénoncer à la police écossaise.

Par souci d’éviter à mes lecteurs de plonger dans la déprime, je ne m’attarderais pas sur cette abominable deuxième période. Les seules occasions ou presque côté Arsenal proviendront de coups-francs de Pépé, soit déposés sur la tête de Holding, soit directement au fond des filets pour deux d’entre eux (3-2, score final). De quoi accorder un sursis à Emery, dont la tête commence sérieusement à tanguer depuis quelques temps.

« Il va pas nous refaire le coup, quand même ? »

THE BÂCHES :


En réaction à la bouillie footbalistique proposée par les nôtres, les joueurs seront exceptionnellement notés sous la forme de plats, afin de se redonner du baume au coeur. 

Martinez (2+/5, cake aux olives) : Le truc qui te dépanne quand tu ne sais pas quoi amener à une soirée et que ton RSA n’est pas encore arrivé. C’est comestible et à peu près tout le monde aime. Mais tu ne verras jamais ça à la table d’un étoilé.

Bellerin (3/5, boeuf bourguignon) : C’est bon, réconfortant, et même réchauffé ça reste goûtu. Le problème est que dès que les beaux jours vont pointer le bout de leur nez, tu vas devoir faire une croix dessus.

Holding (3/5, Christmas Pudding) : Cela semble comestible et se révèle curieusement fameux, mais nécessite un peu de maturité pour révéler ses arômes.

Mustafi (2/5, taco fourré) : Le truc qui ne se mange qu’à quatre heures du matin, quand tu en es à transpirer de la 8.6. 

Tierney (3+/5, saumon à l’oseille) : Quand tu lis l’intitulé, tu as l’impression de tomber sur un plat Findus surgelé. Puis un jour le plat finit en signature d’un trois étoiles et tu clames à qui veut l’entendre que tu en faisais dans ta chambre d’étudiant.

Maitland-Niles (1+/5, raclette) : On ne sait jamais à quel moment le consommer, ni avec quoi l’accompagner voire comment le revisiter. Dans le doute, vu sa lourdeur, autant l’éviter du 1er janvier au 31 décembre car au fond c’est dégueulasse. Guendouzi (3+/5, Jambalaya) : Le seul plat épicé de tout le menu. Heureusement qu’il est là pour relever l’ensemble.

Torreira (2/5, citron) : Produit qui peut être délicieux quand il est bien dosé et abominable quand on l’utilise mal à propos. Et Lucas en 10, c’est l’agrume dans un plat de pâtes.

Willock (1+/5, cookie) : Recette EnjoyPhoenix, cuit à 300 degrés celsius. Remplacé par Ceballos (2+/5, faux gras), substitut moderne d’un monument de la gastronomie. Intéressant, mais il va falloir revoir la recette.

Smith-Rowe (3-/5, premier gâteau de ta fille) : Il pourrait être délicieux, avec un peu moins de sucre et un peu plus de cuisson.

Martinelli (3+/5, blanquette de veau) : Comment est votre blanquette ? Elle est bonne (contrairement au film dont cette réplique est extraite).

Lacazette (1+/5, vol-au-vent) : Le chef, habituellement inspiré, a tenté de recycler son plat délicieux de la veille. Raté. Remplacé par Pepe (4/5, macarons) : seulement deux bouchées, donc pas de risque d’indigestion, mais le plaisir en est décuplé.


IF NOTE :


  • Non, mais vraiment, vous n’avez pas de nouvelles d’Özil ?
  • Mine de rien, on n’a toujours rien montré, mais comme en C3 Unai a le totem, on s’en sort encore. Si on pouvait utiliser un dixième de cette réussite en championnat…
  • Cela ne vous aura pas échappé, notre dernier match de championnat a viré au tragicomique. Le Père Fidalbion vous en parle prochainement
  • Sinon, t’as cru que les deux boutons du dessous, c’était pour la déco ?

Sur ce, BA sur vous et à bientôt

Johny Kreuz

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

2 commentaires

  1. Le bœuf bourguignon c’est meilleur réchauffé plusieurs fois. Je pensais que vous le saviez mais vous êtes visiblement trop intégré à votre ville d’adoption

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