Leicester – Manchester United (0-3) : La Raide et Vile Academy livre ses notes

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Intérieur nuit – Grande salle du chateau, plongée dans la pénombre.
Seul le feu de cheminée, qui crépite bruyamment, éclaire notre protagoniste, affalé dans son imposant fauteuil de bois et de velours (pour les coussinets, c’est très agréable, surtout qu’il est sujet au mal de dos, le pauvre). Le regard dans le vide, la bouche enfoncée entre son index et son pouce droit, le bras de la même main lourdement appuyé sur l’accoudoir (droit, parce que gauche ce n’est pas hyper pratique et surtout mauvais pour le dos justement). Il se redresse pour mieux s’enfoncer dans le dossier, et déclamer, seul : 

« Ainsi donc il existe bien des 3-0 qui laissent un goût amer dans la bouche. Ce score pourtant a priori sans appel sur le lumineux tableau du King Power Stadium ©® n’efface pas le sentiment d’inachevé. Alors oui. Oui, nous voila grâce à ces trois points plus que jamais dans le game au sein de ce Big 6 (notez d’ailleurs que cette invention est extensible en fonction de notre classement dès que l’on reprendra la quatrième place il cessera d’exister, on reparlera de Big 4), mais peut-on sincèrement s’en réjouir après pareille performance en ce dimanche après-midi ?

Oui, un peu.

Mais tout de même, il faut être lucide et comprendre que ce score flatteur est bien à mettre au crédit d’une équipe de Leicester à la ramasse en championnat, plus que d’un Manchester brillant. Manchester a dominé, je vous l’accorde… Mais l’incapacité à concrétiser, voire même ne serait-ce qu’à créer le danger a encore une fois été flagrante. Le top départ en 4-4-2 osé par José dans un instant de nostalgie toute fergusonnienne n’aura pas été convaincant, Rashford allant coller la ligne gauche par mauvaise habitude, l’équipe se retrouvant d’une manière générale totalement coupée en deux et incapable de se projeter rapidement.

Ainsi tout revient bien vite à un 4-2-3-1 bien plus convenu, si ce n’est que c’est le diabolique Arménien qui prend le numéro 10 imaginaire… Et profite donc d’une air-intervention de Huth pour filer au but et fusiller Schmeichel (le claquement du ballon contre la cuisse du portier me fait encore frissonner) juste avant la mi-temps (0-1 42′). C’est inespéré se dit-on… Et que marmonne-t-on alors quand deux minutes plus tard les Foxes laissent Valencia remonter le couloir droit, ajuster (!!!) un centre à ras de terre pour Ibrahimovic seul au point de penalty (0-2 44′) ?
« Ah les cons« . Voila ce que l’on marmonne… Sans trop savoir de quel équipe on parle.
Les mots nous manquent en revanche, quand dès la reprise, Henrikh et Juan font mumuse à deux au milieux des renards hagards, pour sceller le score à 0-3 (48′). Ah le petit Mata… Que le match aurait pu être différent si d’entrée son tacle hommage à l’école néerlandaise (pas celle des Rembrandt et Vermeer, celle des De Jong, Boulahrouz et van Boumoul) sur Vardy fut sanctionnée d’une mérité carton rouge.
Oui cette victoire (j’arrête de vous parler du match, les joueurs ayant peu ou prou stoppé le leur après ce troisième pion) laisse amer comme je disais en début d’ouvrage. Une amertume propice à un questionnement quelque peu masochiste et idiot. Nous ne méritions pas de gagner si largement, nous n’étions pas beaux.

C’était un vilain dimanche pluvieux. Ca ira mieux le week-end prochain. »

Il se rassoit. A qui parlait-il ? Mystère. 

Peut-être s’échauffait-il la voix pour la grande cérémonie des Francis Van Nobel 2016, en direct dès 21h, ce soir, sur Horsjeu.net et un petit site de streaming américain ? 

Les images :

 

Les Diables :

De Gea (3/5) : On lui a envoyé quelques minasses venues de loin. Du menu fretin.

Rojo (2/5) : Autant il a fini par séduire au centre, autant à gauche… Hors d’ici suppôt de Macron.

Smalling (2/5) : Ecoutez, Phil Jones me manque suffisamment comme ça pour qu’on me force à en parler.

Bailly (4/5) : Quand il a vidé ses poches en rentrant, il a sans doute retrouvé les dents de Jamie Vardy. Et plein d’autres trucs. Je ne sais pas ce qu’il met dedans et ça ne m’intéresse pas.

Valencia (3/5) : Un centre décisif, d’accord, mais la prochaine fois, faudra le faire face à des joueurs mouvants.

Herrera (2/5) : Un gros coup de mou (haha, parce que l’entraîneur c’est José Mouri…) sur les trois-quatres derniers matchs. Ce n’est pas tolérable.

Pogba (2/5) : On ne copie pas sur le voisin.

Mkhitaryan (5/5) : Il est le chaos et la tempête. Il est la cavalerie de l’apocalypse à lui tout seul. Sans déconner, il fait vraiment peur.

Mata (3/5) : Petit lutin malin. Trop frêle pour être expulsé, trop discret pour être marqué.

Rashford (1/5) : Mais dribble ! Provoque ! Arrête de passer ta balle ! C’est quand même fou de devoir expliquer ça à un attaquant.

Ibrahimovic (3/5) : Au bon endroit au bon moment.

Les suppôts de Satan :

Blind pour Rojo, 46′ (2/5) : Je n’ai pas souvenir que ça ait changé grand chose.

Fellaini pour Mata, 77′ (NN) : Vous attendiez Martial ? Et bien non.

Young pour Rashford, 83′ (NN) : Vous attendiez toujours Marial ? Et bien re-non.

 

Ainsi il en est terminé de cette académie. Prochaine joute, samedi face à Watford, pour continuer à croire.

 

Inferanalement,

Luke Seafer 

 

 

 

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