NY Red Bulls – Montréal (1-2) : L’Impact Académie livre ses notes

Note aux lecteurs : à 1 800 € net mensuels pour chacun de ses deux rédacteurs, l’Impact Académie paraîtra à chaque match.

Vous n’alliez quand même pas croire que l’Impact Académie serait assidue et constante. Enfin, soyons sérieux, dans Impact Académie, il y a Impact. Alors oui, on a raté quelque chose comme trois matches. Pas qu’on préfère faire autre chose hein. On s’excuse et on revient pour les Red Bulls.

De toute façon, ce n’est pas compliqué à vous résumer. Vous prenez l’Acad’ du 3-0 encaissé à Philadelphie. Vous remplacez l’Union par l’Impact, Montréal par New England (vous suivez ?), et vous avez l’Académie de notre victoire 3-0 contre les Revs.

L’étape suivante, vous prenez l’Académie du 1-0 contre Columbus, vous changez le Crew par Chicago et on est bon. Enfin, retournez lire celle de Philadelphie et hop, le match contre NYCFC. Allez, on n’est pas des animaux, on vous fait quelques bafouilles sur les Red Bulls. À votre service.

De l’art de l’inconstance

On en parlait ci-dessus : on n’est pas l’Impact Académie pour rien. On se doit de respecter valeurs et traditions, comme un vulgaire pays aux origines judéo-chrétiennes. L’objet même de notre passion est une allégorie de l’inconstance, une ode à l’illogisme, un formidable outil marketing pour les fabricants de pacemakers et de slibards biodégradables. L’Impact passe du 3-0 au 0-3 comme le banquier passe de la coke au whisky. L’amour d’une vie qu’on déteste un matin mais qu’on aime plus que tout le soir.

Alors pourquoi se priverait-on, ici, à l’Impact Académie, de faire perdurer ces valeurs ? Par respect de l’histoire, avec beaucoup de hasch, il nous semblait tout à fait pertinent de rater autant d’Académie que Montréal de matches. Considérez donc notre triple absence comme le reflet des défaites de nos bien-aimés à Kansas City, Philadelphie ou contre New York City. Estimez-vous heureux (ou pas) qu’on ne soit pas le miroir des performances de Taïder, sans quoi on ne se verrait que trop peu.

On sait toute la frustration qu’engendre quelque chose qu’on attend ponctuellement et qui n’arrive jamais. Comme un but d’Urruti. Mais il faut savoir mettre de l’eau dans son vin, les bénévoles ont la vie dure mais du coeur au corps. Et puis, on n’a pas signé pour jouer tous les trois jours, alors c’est notre manière de protester contre les calendriers. Car n’oubliez pas, le silence de la douleur est parfois bien plus fort que le bruit de la rage.

Kurtis est absent pour cause d’absence. Déso pas déso.

Evan Bush (3/5) : Livré à lui même sur le but des Red Bulls. Et même si la tête lui passe un peu sous le nez, je ne peux pas lui en vouloir pour ça. Un arrêt absolument miraculeux sur une action dont je n’ai toujours pas compris si elle s’était conclue par un hors-jeu ou non. Rien à branler en seconde période tant l’équipe a assuré.

Zachary Brault-Guillard (3/5) : Comme toute l’équipe, il a mis du temps à bien se positionner pour allier efficacement apport offensif et solidité défensive. Une fois l’équilibre trouvé, il a fermé son côté, même s’il fut bien bloqué balle au pied dans son couloir.

Zakaria Diallo (4/5) : Je l’avais déjà trouvé un peu soft dans certains efforts de course, les quelques mètres qui ferment une ligne de passe, lors de la défaite contre l’autre New York. Mais au fil des minutes, il s’est imposé en défense pour ne plus rien laisser passer, puis est allé remettre les siens sur de bons rails en égalisant. Excellent.

Rudy Camacho (3/5) : Il a bénéficié du gros travail d’abattage de Raitala et Diallo, pour se nourrir des restes des attaquants new-jerseyens venus s’empaler sur ses chicots. Très intéressant dans cette position et un peu rassurant/étonnant après moult performances dégueulasses.

Jukka Raitala (3/5) : À l’image de ses matches habituels. C’est un peu le Samuel Piette en devenir de la défense. Pas forcément le plus en vue ou le plus élégant, mais diablement efficace et propre. Et ce malgré un joli merdier collectif au marquage sur l’ouverture du score des taureaux.

Daniel Lovitz (2/5) : Lui aussi est toujours sur la même dynamique, sauf que la sienne est quand même un peu flinguée. Une collection de passes ratées, de centres pour personne et même un peu de nonchalance qui pointe le bout de son nez. En voilà un à qui serait profitable un petit peu de concurrence…

Samuel Piette (3/5) : Classic shit bro’. Quel homme. Si l’Impact est synonyme d’irrégularité, Sam, lui, ne sait pas ce que ça veut dire. Si Samsam avait ses règles, elles seraient parfaitement cycliques. Et en plus, quand il loupe un tacle, il le fait avec classe, en découpant soigneusement la jambe de son adversaire.

Omar Browne (3/5) : La nouvelle recrue panaméenne « on a vu la cassette vidéo de son match contre Toronto » ne serait pas encore un vieux plan cul ? Les bras m’en tombent. Non content d’avoir donné le but de la victoire contre Chicago, Brownie la pépite nous a presque fait oublier (non) l’absence longue durée de Saint-Nacho-des-crochets-du-droit-priez-pour-nous le temps d’un match. En réussite, il a su porter le danger par ses dribbles et ses courses, offrant des possibilités renouvelées au jeu offensif de l’Impact. Continue Omar. Remplacé par L’Aziza (74′).

Shamit Shome (3/5) : Une énorme activité en première période, mais un gros manque d’application dans ses transmissions qui a, un temps, rendu ses efforts vains. Beaucoup plus précis – et sans doute plus en confiance – après la pause, il est à l’origine du penalty en grattant un ballon au milieu de terrain et en lançant parfaitement AHJ. Plus les matches passent, plus il semble sûr de lui, c’est donc la bonne voie.

Maximiliano Urruti (4/5) : Il a d’abord eu du mal à se positionner dans ce 5-3-2 évolutif de hipster de Rémi Garde (bel homme). AJH et lui ont dû s’accorder, l’un se positionnant en 9 pur quand Maxi courait partout autour. À l’habituel travail de sape se sont ajoutés un centre parfait pour Diallo après un corner joué à deux (l’exception, la règle, toussa (faisez pas chier avec vos stats j’m’en balec)) et un penalty réussi pour son tout premier but de la saison. Enfin. Au bon souvenir des Red Bulls.

Anthony Jackson-Hamel (3/5) : Titulaire et inexistant dans un match raté de toute l’équipe contre NYCFC, AJH était de nouveau sur le terrain au coup d’envoi contre les Red Bulls. Son duo avec Urruti a été dans un premier temps désaccordé. Puis il a été très utile dans la recherche de la profondeur, ouvrant beaucoup d’espaces pour ses coéquipiers, même s’il fut frustré de ne pas toujours recevoir le cuir à l’issue de ses appels. C’est pourtant l’un d’eux qui a conduit au penalty, AJH jouant parfaitement le coup à la suite d’une poussette. C’est bieng. Remplacé par Saphir Taïder (85′).

Les substituts

Micheal L’Aziza (74′, non noté) : Il est rentré pour colmater au milieu et soulager Samsam. Ce qu’il fit.

Saphir Taïder (85′, non noté) : Rentré pour pas trop courir mais un peu quand même, mais pas trop en fait, parce qu’il y a la CAN bientôt.

L’avis de Tony

Beaucoup trop de victoires et pas assez de changements pour Rémi Garde. Tony est colère.

Allez les p’tits loups, on se quitte sans chronique artistique cette fois-ci, parce qu’on n’a déjà pas le temps d’écrire, alors jouer les Stefan Sagmeister sur Photoshop, croyez bien qu’on en est loin. Si tout se passe bien, ce soir (ou dans le passé) on se retrouve à Cincinnati pour bolosser les petits nouveaux. Des bisous !


Retrouve Horsjeu sur les rézosocio, mais également ses fidèles sbires Kurtis Larsouille, aussi rédacteur de la Canuck Academy à ses heures perdues, et Mauricio Vincello.

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Mauricio Vincello

Vraie fausse légende du soccer montréalais (ou l'inverse), Mauricio Vincello, après une carrière bien remplie sur les terrains des Amériques, a décidé de prendre sa grosse plume pour conter au commun des mortels les folles aventures de l'Impact de Montréal.

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