l’Académie des Poteaux Bizarres se présente sous son meilleur profil

Imhotep à vous,


Long time no see comme on dit en langue de colon britannique. Faut dire qu’après un mondianal russe de piètre qualité, le cœur n’était pas à la fête. Je suis retourné m’enfouir dans mon tombeau en attendant des jours meilleurs – comprenez une compétition à notre portée que l’on pourra écraser comme un printemps arabe.

La CAN 2017 nous avait laissé un mauvais souvenir. Souvenez-vous : Aboubakar avait sorti sa plus grosse saucisse pour nous poignarder le cul à la 88e minute. Perdre en finale, ça laisse un goût amer en bouche, comme une pipe à l’asperge. Hors de question que ça arrive encore une fois. D’autant plus que cette année, le football africain rentre à la maison. On n’est pas le pays le plus titré pour rien bordel. Sept couronnes, comme dans une célèbre série. Enfin, en mieux. Sachez toutefois que si on n’avait pas perdu deux finales et trois demi-finales, on aurait pu avoir cinq couronnes de plus. Ce raisonnement rudigarciesque (dehors, ça y est enfin !) ne doit toutefois pas occulter la vérité : ON EST LES MEILLEURS. Et on va le montrer encore cette année en ramenant la Coupe à la maison. En même temps on joue à domicile alors il aurait fallu dire laisser la Coupe à la maison, mais vous auriez pas eu la chanson dans la tête sinon.

En bleu : les pays bleus.
En rouge : les pays rouges.
En noir : les pays noirs.
En gris : pas l’Afrique.
En Bouteflika : la seule momie du continent plus célèbre que votre serviteur.


2019, c’est la CAN des premières fois. Première édition estivale de l’histoire, on va bien se marrer. Parce qu’on a déjà chaud chez nous en été, imaginez un peu en Égypte. Pas d’esclaves pour climatiser les stades (on les a tous tués à la tâche pour les pyramides, si on avait su…) ça promet donc des températures caniculaires. Pour les matches à 22 heures encore, ça devrait aller. Mais 16 heures 30 et 19 heures, ça va transpirer fort. Pas nous, nous on sera en train de boire de la mauvaise bière en mangeant des chips pour embêter Mozerfunker.

Première CAN à 24 équipes aussi. Avec le même fonctionnement que l’Euro 2016. Première aussi pour trois pays : le Burundi, la Mauritanie et Madamegaspar. On va pas se mentir, j’ai aucune idée du niveau des nouveaux arrivants. Ni des anciens d’ailleurs. Non, la seule chose qui m’intéresse, ce sont mes Pharaons.

Coucou, c’est nous qu’on va gagner.


LES 25 PHARAONS (dont deux partiront après les matches amicaux)

Le chef des chefs :

Javier Aguirre a remplacé Hector Cuper. L’homme n’a pas un palmarès des plus convaincants, c’est un euphémimse. Mais puisqu’on s’en branle du palmarès et qu’on est sympa à l’Académie des Poteaux Bizarres, on va offrir un titre au bon Javier. Le premier depuis le championnat mexicain avec Pachuca en 1999. Parce que mine de rien, il est invaincu à la tête des Pharaons. Cinq matches, quatre victoires et un nul. Si toutefois il venait à faire moins bien qu’une victoire finale, je l’emmènerais avec moi dans mon tombeau pour écouter les 90 meilleures heures de radio de Roland Courbis le jour, et  »Mourir sur scène » de Dalida en boucle la nuit. Le choix est donc simple.

Les gardiens du Temple de Rolantournevis
:

Pas d’El Hadary. 46 piges, à un moment faut se rendre à l’évidence. Tu peux aller chercher du temps de jeu où tu veux, il faut savoir dire stop. Mohamed El Shenawy pourrait débuter dans les bois, à moins qu’Ahmed El Shenawy ne lui reprenne sa place. Vous suivez ? Non ? Pas grave. Dites-vous simplement qu’il devrait y avoir un El Shenawy au goal. D’Abou Djebel (en feu, Smouha) ou d’Abdel Rahim (Zamalek), un seul devrait faire le voyage qui n’en est pas vraiment un.

Les défenseurs des chats
:

Ahmed Hegazy (WBA) ; Omar Gaber (Pyramids FC) ; Ali Ghazal (CD Fereinse) ; Ayman Ashraf (Al Ahly) ; Mahmoud Hamdy (Zamalek) ; Baher El Mohamady (Ismaïlia SC) ; Ahmed Ayman Mansour (Pyramids FC) ; Mahmoud Alaa Eldin (Zamalek) ; Ahmed Aboul Fotouh (Smouha).

Du connu, du moins connu. Seul deux joueurs évoluent hors EPL (Egyptian Premier League, faudrait voir de suivre un peu les mortels). Le Pyramids FC (club inventé il y a onze années de cela, en témoigne son blaze tout pourri) est le plus représenté chez les défenseurs. Et dans tout l’effectif d’ailleurs. Il a supplanté Al Ahly, qui reste malgré tout le plus grand club égyptien du monde dans le monde.

Le milieu sans jeu de mots :

On garde les piliers El Mohamady et Elneny (Aston Villa et Arsenal) et on les entoure du revenant Walid Soliman (dit le magnif… oh et puis merde) et d’Abdallah Saïd (67 printemps bien partagés entre eux). Nabil  »Dunga » Emad est le dernier appelé par Javier Aguirre. 23 berges, titulaire indiscutable au PoteauBizarre FC, blaze de grand joueur du passé comme son poto en attaque, Nabil est l’incarnation même du football nouveau-monde.

L’attaque avec le « one season wonder qui dure depuis quatre saisons » :

Mo Salah, Mo Salah, running down the wing, Salalalalah the Egyptian King. Le mec qui va niquer plus de mères que ce que le dieu des Hébreux a massacré de premiers-nés. En tout cas on se le souhaite. Il sera entouré de l’homme au trois prénoms de chez Arab Contractors, Ahmed Ali Kamel, Tarek Ahmed dont on ne connaît rien du tout (pas de mensonges à l’Académie des Poteaux Bizarres, enfin pas tout de suite), Hassan Koka « Cola » (ok je l’ai inventé celui-là mais avouez qu’il est bon, surtout tiède avec du William Peel), le beau Mahmoud Trezeguet et Amr Warda pour compléter l’armada.


ET LES ADVERSAIRES DANS L’HISTOIRE, NOMS DE DIEUX ?

À titre informatif, un petit rappel du Panthéon de chez nous.


Engagés dans le groupe A comme tout bon pays hôte, nous devrons affronter le Zimbabwe de Bruce Grobelaar. Que dire de cette équipe que nous ne savons pas déjà, n’est-ce pas ? Et bien je crois qu’on peut leur attribuer le titre d’équipe avec les joueurs ayant les prénoms les plus funs et bigarrés du tournoi. Knowledge, Marvelous, Hardlife, Teenage, Bernard… Avouez que ça a de la gueule. Le petit poucet du groupe à n’en pas douter. Viennent ensuite les Grues d’Ouganda. Ne nous mentons pas, ils ne sont guère plus forts que le Zimbabwe. Souvenons-nous tout de même de la défaite qu’ils nous ont infligé lors des éliminatoires du mondianal 2018. Et puis bon, ils ont une pépite à surveiller devant. Le genre de mec qui va te gâcher la fête. Farouk Miya « Fry » (toujours pas) qui, s’il n’a pas contribué à la chorégraphie de la Macarena, a tout de même marqué 21 buts en 55 sélections, le tout à seulement 22 ans. Le Neymar ougandais. Enfin, le véritable obstacle du groupe, les bien-nommés Léopards de la République Démocratique du Congo. Pourquoi bien-nommés me direz-vous, et bien je n’en sais foutre rien. Démerdez-vous, comme un mur qui doit se placer lors d’un coup-franc aux Horsjeuïades 2019. Mais sans déconner, autant j’ai dit un bon paquet de conneries sur les deux équipes précédentes, autant la RDC a son lot de joueurs de ballon. Le bon Youssouf Mulumbu, le sémillant Yannick Bolasie, le truculent Cédric Bakambu, le légendaire Trésor Mputu, et les « sans passeports pour le moment mais qu’on espère voir arriver » Parfait Mandanda et Gianelli Imbula. Il faut que leurs passeports biométriques arrivent à la Fédé avant le 11 juin pour pouvoir faire partie de l’effectif. Du point de vue égyptien de l’histoire, on s’en passerait bien. Mais, pour le spectacle, entoucasonleleursouhaite.


Voilà chers mortels, vous savez tout. Enfin, vous ne savez rien finalement. On se retrouve pour le match d’ouverture :

« Face à la mer
J’aurais dû grandir
Face contre terre
J’aurais pu mourir
Je me relève
Je prends mon dernier rêve »


ou plutôt face au Zimbabwe, le 21 juin. En attendant, cliquez un peu sur les boutons juste en dessous, vous verrez c’est sympa.


Bises anales de profil.

Pharaon Rolantournevis

Fils de Dalida et de Roland Courbis cong.

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