Russie – Égypte (3-1), l’Académie des poteaux bizarres fait son récit de la maison des morts.

Moi je veux mourir sur scène devant les projecteurs
Oui je veux mourir sur scène,
Le cœur ouvert tout en couleur
Mourir sans la moindre peine
Au dernier rendez-vous. Ah non, à l’avant-dernier en fait.

 

Imothep à vous,

 

J’aurais pu faire une intro en citant Dostoïevski, mais je ne suis pas un putain de russcoff. Ici, c’est le strabisme qui règne en maître. Le strabisme et les chats.
La majorité des rédacteurs étant vraisemblablement à bout de maman (probablement parce que maman ne peut plus s’occuper du bout des rédacteurs) alors que franchement c’est une source infinie de moqueries, l’Académie des poteaux bizarres a décidé d’en avoir environ rien à branler (nature) et de continuer à en placer une petite pour la route.

 

#communsymbole de ce qui nous est arrivé lors de ce match.

 

– Afin d’en fertiliser l’eau pour offrir une bonne récolte à son peuple, le pharaon avait pour habitude de se masturber dans le Nil afin que sa semence divine renforce les cultures. Les temps ont changé, bien heureusement. Aujourd’hui, à l’heure de la mondialisation, tout le monde s’en fout des cultures. Enfin à part les pauvres bien sûr, mais tout le monde se fout des pauvres donc ça va. Du coup, afin d’allier tradition et modernité, je me suis branlé dans les chaussettes de Mohammed Salah trois jours durant. Afin de faire de ses pieds une terre fertile où les buts pousseront par dizaines. Mon petit doigt me dit que ça ne suffira pas à l’heure d’affronter la Fédération de Russie et ses sbires.

Comme le disait Istrati,  »la paix n’existe pour personne, en Russie, pas même pour le bureaucrate, qui passe jour et nuit à se demander s’il est bien « dans la ligne », ou s’il ne s’est pas, par hasard, déplacé d’un millimètre en se mouchant ou pendant son sommeil. » Et bien on peut dire que si la ligne est d’être en surrégime et enculer tout ce qui passe comme un nain priape, alors les camarades joueurs ne risquent rien.

 

El Shenawy

Fathi (c) – Gabr – Hegazy – Abdel Shafi

Ahmed – Elneny

Salah – Saïd – Trezepagol

Mohsen.

 

 

Hector Cuper nous offre son 11 le plus compétitif possible, mais on va pas se mentir ça a un peu un goût de merde quand même.

 

Alors on a regardé le match cette fois, pour ne pas être totalement indigne de notre rang. Je ne dis pas qu’on va vous en parler de manière pointue, simplement qu’on l’a vu quoi.
On a vu Trezeguet (champion du monde des sosies de n’importe qui sauf David Trezeguet) enrouler une frappe comme un faux Titi Henry, et manquer le cadre comme un vrai Mahmoud Hassan.
Mo Salah n’était pas sonique comme Ragga, ni bionique comme Steve Austin, ni Zulu comme Shaka. Bon il était un peu à court de compétition, mais il suffit de le voir toucher le ballon pour se rendre compte de l’immense talent du bonhomme. Oui, je pensais à lui quand je besognais ses chaussettes mais que voulez-vous, j’ai un petit côté humain.
On a passé une première période plutôt animée, malgré un seul tir cadré à se mettre sous la dent. Un pour les deux équipes je veux dire. Côté momies pharaons, on a eu droit à un Trezeguet remuant sur son aile gauche, malheureusement pas assez pour nous faire rentrer aux vestiaires avec un but d’avance.

Alors que la seconde période commence tout juste, je me dis qu’il serait de bon aloi d’aller pisser toutes ces bières que je me suis enfilé. Fidèle à lui-même, le destin me pisse lui aussi ses bières à la gueule en faisant en sorte qu’il y ait but lorsque je ne suis pas devant la télé (1-0, 47e). Certains disent qu’il y avait faute sur Fathi, je crois personnellement qu’il faut parfois savoir fermer sa boîte à Kochari et savoir reconnaître quand on a été nuls. On se lasse un peu de voir le match, j’ai l’impression de m’endormir. Les Russes eux ne dorment pas et Cherichev (je connais pas l’orthographe, et pour tout vous dire je m’en bat les nèfles) enfonce le clou (2-0, 59e). Je me réjouis à l’idée de voir El Hadary lors d’un Sunnitico de tous les records. Non ? D’un record ? Allez, adjugé. L’autre intérêt d’un tel match, c’est de se préparer au Mondial à 48 équipes qui nous offrira son lot d’équipes en papyrus mâché. Une sorte de Trinité et Tobago – Azerbaïdjan avant l’heure. Dziouba y va aussi de son but (3-0, 62e). GAME IS OVER. On dirait un match de football scripté par Vladimir Poutine. La réduction du score de Mo sur pénalty n’y changera rien (3-1, 74e). Les Russes ont 6 points et sont les plus convaincants de ce début de tournoi (notamment les médecins et je m’y connais, j’ai un cousin supporter de la Juventus de Turin).

 

LES NOTES :

El Shedawy :
2/5. Héros d’un jour, mais ça c’était hier.

El Défense :
2/5. Courageux, grands, bruns, mais pas grand chose de plus. Dziouba était plus grand de toute façon. Fathi, notre capitaine abandonné, se sera fait molester sur le premier but russe. Mais on se cherche pas d’excuses en Égypte.

El Milieu :
1/5. Le fait d’exister dans le néant est-il contradictoire ? Vous avez 4 heures.

El Attaque :
3/5. Trezepagol a été remuant comme un spermatozoïde pharaonique dans le Nil. Salah également, avec plusieurs tirs et même un peno transformé à la clé. Ça servira à rien. Et les autres sont des joueurs de foot, voilà ce que je peux vous dire. Il manque quand même un Zinedin Zidan pour épauler un Mahmoud Trezepagol.

 

Je reviendrai encore une fois vous raconter la fabuleuse histoire des Pharaons en Russie, première équipe éliminée des poules dès la deuxième journée. #ajamaislespremiers

Bises anales de profil.

Pharaon Rolantournevis

Fils de Dalida et de Roland Courbis cong.

6 commentaires

  1. J’attends avec impatience un photomontage Valérieda Mido en photo pour fêter la fin de l’histoire égyptienne cette année.

    Imhotep.

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