France – Australie (4-1) : L’Académie française évite la sortie de (kangou)route

ok boomerang

Warning : avant de lire cette académie d’une Coupe du Monde à propos de laquelle tout le monde a un avis, du fan invétéré à votre grand-mère qui dit « marquer un point » au lieu de « marquer un but », allez d’abord lire l’avis de Frantz-Christophe Van Dustgroski. Pour ma part, j’ai fait le choix de regarder les matchs des Bleus uniquement pour le beau cul (coeur) d’Olivier Giroud. Et pour clôturer ma carrière académique en mondovision.

Mais attention ! le vrai boomerang, le boomerang authentique, pas celui que l’on trouve dans les bazars pour touristes de Sydney et autre Canberra, le boomerang primitif, celui qui armait les fiers guerriers australiens depuis la nuit des temps, ce boomerang là a une dynamique, un mouvement dans l’espace quand il est bien lancé, que je qualifierais de… de miraculeux. Avec ça, on vous décapite un kangourou à cinquante mètres !

La compo :

Alors que Deschamps a bossé pendant un an une défense à cinq et une animation offensive avec Benzema, on se retrouve avec une équipe de France modèle 2018, a priori plus cheap.

Le derrière : on repasse donc à 4 : Varane encore un peu court, nous assistons à l’inédisme d’une charnière Upamecano-Konaté. Incroyable pour le joueur du Bayern d’être là, titulaire en Coupe du Monde, vu ses piètres performances en Bleu, mais on n’a pas le choix. Les côtés sont animés par Pavard (………..) et Lucas Hernandez. Deux champions du monde dans les couloirs, deux nouveaux en charnière. Eh bien écoutaize, pourquoi pas.

Le milieu : dur de remplacer le duo Pogba-Kanté 2018, peut-on se dire. Mais remplacer le duo Pogba-Kanté de 2022, qui n’a pas joué, devrait être un peu plus simple. C’est à la paire Rabiot-Tchouaméni que revient cette tâche de remplacer le duo blessé, le premier étant en pleine forme avec la Juve, le second déjà installé au Real.

Le devant : le retour de Giroud en pointe est naturel en l’absence de Benzema. Mbappé et Grizou autour, aussi. Seule la présence de Dembélé est un peu nouvelle, mais c’est bien l’attaque, étonnamment, qui est la partie du terrain la moins surprenante côté Bleu.

Le match :

Socceroos : petits marsupiaux dont le seul intérêt aux yeux de la planète football réside dans la reprise de volée magistrale de Tim Cahill lors de la CDM 2014. Pour le reste, l’Australie est un savant mélange d’Anglais et d’Américains, ce qui ne laisse pas d’angoisser toute personne normalement constituée, y compris celle qui rédige ces lignes généralisantes.

Tout commence comme prévu, c’est-à-dire que les Bleus sont encore à l’hôtel. L’Australie en profite pour ouvrir le score par Monsieur Goodwin, bien placé à la réception d’un centre et bien aidé par l’absence totale de motivation de Pavard à mettre son corps et son âme dans ce qu’on appelle « défendre » (0-1, 9e). Pire, Lucas Hernandez se blesse sur l’action et le genou semble tourner. Il est remplacé par son frère Théo. (Après consultation de la VAR le lendemain du match, il s’avère bel et bien que Lucas Hernandez, chien de la casse préféré de votre rédacteur, est forfait pour le reste de la CDM).

L’ouverture du score précoce des Australiens et l’absence totale de jeu de la part des Bleus fait présager le pire. Mais il suffit parfois d’une claque sur le museau de la part d’un kangourou pour se remettre dans le droit chemin. Les socceroos ont cru bonne l’idée d’attendre les Bleus après avoir ouvert le score. Mais cela a en réalité permis à la France de se remettre dedans sans être gênés : de mauvais, les Bleus sont devenus moyens. Suffisant pour que sur un centre d’Hernandez, le Duc Rabiot place une belle tête qui trompe le portier australien (1-1, 26e).

Jusque-là fébriles et inoffensifs, Grizou et consorts recollent les morceaux dans leurs têtes et prennent logiquement les devants grâce à l’inaltérable Olivier Giroud, servi sur un plateau après une action Mbappé-Rabiot (2-1, 32e). Dominateurs, les Bleus ne sont pas mis en danger jusqu’à la mi-temps, sauf sur une relâche défensive de Benji Pavard, à nouveau, qui permet aux socceroos de trouver le montant de Lloris.

En seconde période, le soufflet retombe un peu : les Bleus gèrent, ne forcent pas et ne se mettent donc pas à l’abri. Heureusement pour eux, l’Australie est équipée de boomerangs non authentiques, achetés sur les marchés à touristes de Canberra. Plusieurs grosses occasions françaises ne finissent pas au fond, dont un ciseau acrobatique de Giroud à la note artistique de 10/10. Sur un centre de Dembélé, c’est Kylian Mbappé qui donne finalement le break aux Bleus, de la tête étonnamment (3-1, 68e).

Se dirigeant tout droit vers une victoire, seule une chose pouvait améliorer la soirée : un nouveau but d’Olivier Giroud pour égaler le record de Titi Henry. Fiat but, but fit : un centre de Mbappé, une tête de Giroud. Imparable. InGiroudable. 51e but. La, la la, la la la la, la la la la, Giiiiiroud (4-1, 71e).

Trois points, quatre buts dont trois de la tête, la première place du groupe : tout va bien pour le moment. Prochain rendez-vous, autrement plus compliqué sur le papier, face au Danemark samedi à 17h pour, peut-être, déjà valider le billet pour les huitièmes.

Les notes :

Lloris (3/5)

Une intervention à faire, réussie. Un but pris sur lequel il ne peut rien.

L. Hernandez (non noté) puis T. Hernandez (4/5)

Le petit frère a bien suppléé le grand frère. Ce n’est pas la plus grande inquiétude d’avoir Théo sur le terrain. Par contre, si Théo se blesse, je vois plus qu’une seule solution pour le remplacer : James Milner.

Konaté (3/5)

Solide, notamment dans les airs, « Ibou » a malgré tout eu quelques déchets techniques qu’il va rapidement falloir régler. Quand Varane sera apte, nul doute que Deschamps virera un des deux nouveaux de la charnière…

Upahhhhhhhmecano (4/5)

Ahhhh mais c’est donc lui le défenseur central titulaire au Bayern qui fait des passes vers l’avant et casse des lignes ? Ahhhhh ! Ahhhhhhh ! Drôle de bonhomme à sortir son match référence lors d’une ouverture de CDM dans une défense à quatre mais soit…

Pavard (0/5)

Je crois que bon… Remplacé par J. Koundé (non noté).

Tchouaméni (3/5)

Cantonné au rôle de sentinelle, Aurélien n’a pas eu l’occasion de briller et a donc livré un match terne. Remplacé par Y. Fofana (non noté).

Rabiot (4/5)

Un but pour égaliser, une grosse action pour amener le premier but de Giroud et, surtout, un caractère et un engagement qui ont fait de lui le patron du milieu, au moins pendant 40 minutes. Continue garçon.

Dembélé (2/5)

Hormis son centre pour Mbappé, on ne peut pas dire que le retardataire barcelonais ait fait montre de son talent. Remplacé par K. Coman (non noté).

Griezmann (2/5)

Un rayonnement spectral, pour reprendre le qualificatif utilisé par un camarade paillard. Après, ses passes sont toujours belles.

Mbappé (4/5) :

Aussi décisif qu’énervant. S’il marquait autant qu’il faisait de talonnades et de passements de jambes inutiles, il serait déjà à 3528 buts en Bleu – il en est déjà à 29 buts, cela dit.

Giroud (5/5) :

Le meilleur ancien tourangeau ayant joué en équipe de France, c’est dire. Que de l’amour. Remplacé par M. Thuram (non noté).

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