France – Pologne (3-1) : L’Académie française tient son rang

AMENEZ-MOI TOUT DE SUITE LES ANGLAIS QU’ON LEUR RAPPELLE QUI C’EST JEANNE D’A… QUE CHEZ NOUS ON COUPE LA TÊTE DES ROIS.

C’est tout de suite plus sympa le football quand tout (ou presque) se déroule sans accroc. Supérieurs sur le papier aux Polonais, les Bleus l’ont été sur le terrain. Hormis la deuxième partie de la première période, le match a été maîtrisé et la qualification obtenue est méritée.

La compo :

Après la purge face à la Tunisie (mais même si cette dernière n’avait pas eu lieu, en fait), Deschamps revient à la compo de la deuxième rencontre face au Danemark, la plus aboutie. Aux 11 gaillards de sortir le match qu’on attend d’eux, c’est-à-dire d’une équipe favorite face à une équipe même pas outsider. Autant dire que l’équipe-type est trouvée pour la compétition. Ces onze-là pourraient être ceux qui entreraient particulièrement dans l’histoire, mais ne nous emballons pas (*Jordan Pickford’s face appears*).

Le derrière : le point faible n’est certainement pas celui auquel on aurait pensé il y a quelques mois.

Le milieu : on espère que Rabiot continuera sur sa lancée et que Tchoutchou se déridera un peu.

Le devant : les quatre de devant auront la chance d’être surnommés « Les Quatre Fantastiques » seulement en cas de victoire finale. Évidemment un surplus de motivation pour eux…

Le match :

Les Bleus mettent d’emblée le pied sur le ballon et rassurent : le premier quart d’heure ressemble déjà à une attaque-défense, les Polonais étant dans un bloc aussi bas que le score de Pécresse à la dernière présidentielle. Une frappe de Tchouaméni repoussée par Chesny (non, ça ne s’écrit pas comme ça, vous le savez, je le sais, Ludovic Obraquemard le sait aussi), une percée de Dembélé, mais pas de but pour transformer la domination.

Pourtant, la machine se dérègle peu à peu. La Pologne remonte d’un cran sur le terrain et dans l’engagement. Rabiot et consorts, eux, reculent franchement et la pression s’inverse. Il ne s’en faut que d’un mini-miracle pour que les Polonais n’ouvrent le score après une triple occasion qui voit la panique de la défense bleue donner l’opportunité à Zielinski de frapper en pleine surface (mais sur Lloris), au même Zielinski de retenter sa chance sur le second ballon (mais Théo Hernandez s’interpose) et enfin à Kaminski d’y aller lui aussi de sa tentative (mais Varane sauve sur sa ligne). Tournant du match ce put être d’un côté, tournant du match ce fut de l’autre.

En effet, à partir de ce moment-là, les Bleus se remettent à l’endroit – bien aidés aussi par Jules Koundé dont l’enlevage de chaînes en or autour du cou à la 42e minute (impensable) a libéré l’ensemble de ses coéquipiers . Côté gauche, Mbappé contrôle-passe vers Giroud en profondeur : Olivier ne se fait pas prier et sa frappe croisée ouvre la marque (1-0, 43e).

Au retour des vestiaires, la domination bleue se transforme en maîtrise : les incursions polonaises sont très rares, leurs occasions encore plus. La France gère, sans toutefois aggraver le score. Giroud croit le faire à l’heure de jeu, alors qu’un centre mal repoussé par Chesny lui parvient et qu’il reprend en ciseau acrobatique le cuir pour le propulser au fond. Une œuvre magnifique non adjugée par l’arbitre qui signale une faute inexistante de Varane sur Chesny (selon la règle « le gardien est intouchable » et la coutume « l’arbitre est nul »).

Mais le break ne fut que repoussé : Grizou lance un contre par une chandelle que Giroud contrôle délicatement pour servir à droite Dembélé ; Ousmane profite de l’appel du même Giroud dans l’axe pour servir Mbappé seul côté gauche. Kylian contrôle, se place, regarde tout ce qui se passe et, avec deux petits pas d’élan, envoie une lourde en lucarne. Simple, basique (2-0, 73e), en tout cas pour lui.

Le second but fait mal aux Polonais qui n’existent plus dans ce match, malgré les changements et le tout pour le tout. Alors que le temps additionnel débute, Marcus Thuram sert Mbappé dans la surface, côté gauche encore, et Kylian envoie le cuir en lucarne, encore, mais opposée (3-0, 90e). Après tout, pourquoi se priver.

Un petit gâchis du spectacle intervient malgré tout à la dernière seconde : sur un centre polonais, Upamecano saute et, en se tournant, dévie le ballon du bras. Pénalty ridicule (comme celui de la finale de 2018 diront d’aucuns) et pénalty frappé ridiculement par Lewandoski, adepte du péno jorginhesque auto-priapique. D’abord arrêté par Lloris, le péno est transformé au deuxième essai, Hugo ayant bougé de sa ligne le premier coup – pas de bol, pour une fois que… (3-1, 98e).


Le quart de finale qui arrive s’annonce bouillant, communsymbole de la façon dont les Anglais « cuisinent » leur viande. La rivalité historique entre nos deux pays sera partout : avant le match (ça a déjà commencé), pendant et après (le vainqueur ne manquera pas d’humilier et de se gausser du vaincu pendant le reste de sa vie). Il est possible que le monde entier soit pour une fois pour les Bleus car, hormis les Anglais, qui supporte les Anglais ? Enfin, quoiqu’il arrive, vous devrez me supporter pour encore au moins une Académie.

Les notes :

Lloris (1/5)

Je suis gentil de compter la frappe qui vient sur lui comme un vrai arrêt. Pour le reste, son pied s’apparente de plus en plus au visage d’Elephant Man ce qui ne fait qu’aggraver un jeu podal déjà anormalement mauvais.

T. Hernandez (2/5)

Quand Théo fait exactement comme son frère, c’est un peu moins bien que quand il fait comme lui mais pas exactement.

Varane (4/5)

Un meilleur Raphaël que les premières sorties. La montée en puissance est logique mais fortement bienvenue.

Upahhhhhhhmecano (3/5)

Moins penché vers l’avant mais toujours solide. Dur de nier que sa complémentarité avec Varane est plutôt bonne.

Koundé (1/5)

Hâte de voir ses duels face à Jude Bellingham et Phil Foden. Remplacé par A. Disasi (non noté).

Tchouaméni (3/5)

Si on doit comparer à l’apport de Pogba en 2018, forcément… Mais même sans ça : c’est légèrement mieux que les premiers matchs mais toujours pas foufou. Remplacé par Y. Fofana (non noté).

Rabiot (4/5)

J’ai dit lors de son dernier match qu’il « saura[it] être là quand il le faudra encore plus » : dont acte. Au four, au moulin, à la machine à café, au dernier concert d’Eddy De Pretto, Adrien était partout. Une autre performance de cet acabit face aux Anglais et on pourra ne plus douter de son niveau en Bleu dans un « vrai » match.

Dembélé (4/5)

Communsymbole d’ailier, il n’arrête pas de courir et de dribbler, plus ou moins à mauvais escient et avec plus ou moins de réussite. Mais il fait toujours des différences et, mon Dieu, comme ce doit être horrible de défendre sur lui. Remplacé par K. Coman (non noté).

Griezmann (5/5)

Mes draps s’en souviennent.

Mbappé (5/5) :

Doublé, passe décisive. Écoutez, pourquoi pas.

Giroud (5/5) :

Ouverture du score, doublé injustement non validé, contrôle sucré pour lancer le deuxième but de Mbappé… et officiellement le meilleur buteur de l’histoire des Bleus. A giant. Remplacé par M. Thuram (non noté).

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