Pays de Galles-Danemark (0-4) : La Sheep-Shagging Academy se fait sheep-shagguer

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Sheep-shagging

Dites, vous alliez quand même pas croire que les gars allaient soudainement se mettre à jouer au foot ?

ZE GAÏME

Mâchés, rincés, désossés dans les grandes largeurs. La team de guerriers renvoyée à sa nullité balle au pied. Le 4-2-3-1 qui passe pour une équipe de district. Encore beaucoup à apprendre, dirons-nous.

Les Dragons y auront cru pendant un gros quart d’heure, le temps d’une entame en mode full contact et de deux grosses actions menées par Bale. Les espoirs ne dépassent pas la demie-heure de jeu, avec des blondinets qui mettent le pied sur le ballon et la clim dans le Red Wall (il n’y avait d’ailleurs que très peu de supps Gallois dans le stade). La domination se concrétise via une action simple bien terminée par un Dolberg qui repique au centre depuis la gauche et s’en va envoyer une belle lourde petit filet (0-1, 27e). Le jeu danois est plus fluide, mieux réalisé, plus technique, et renvoie aux rouges l’image pénible d’une équipe de tâcherons. Juste avant la mi-temps, Connor Roberts se pète : tous les signaux sont au vert. Même dynamique au retour des vestiaires, avec l’action du 2e but qui symbolise parfaitement le match : attaque brouillonne, perte de balle, relance propre des danois qui se retrouvent en 3 passes dans les 25 mètres, débordement, centre en retrait, magnifique relance foirée de Williams dans les pieds de Dolberg, qui ne se fait pas prier pour la mettre au fond (0-2, 48e).

Le plus triste, c’est l’absence de possibilités de réaction dans la foulée. Une timide occase de Daniel James, et puis pas grand chose, sinon une frustration qui grandit à mesure qu’on s’approche de la fin de rencontre, avec des petites fautes aussi laides que stupides, et des Danois qui n’en demandent pas tant pour attendre peinards le coup de sifflet. La punition arrive finalement : servi à l’angle droit de la surface, et complaisamment laissé seul par Bale, Joakim Mæhle crochète Davies et envoie une chiche en lucarne (0-3, 88e). Tant qu’on y est, autant aller au bout, pense alors Harry Wilson, qui achève de faire basculer le match dans le nawak en savatant Mæhle par derrière. Carton rouge, bonne ambiance. Et petite cerise sur le gâteau de merde, avec un dernier but, anecdotique mais très beau, signé Braithwaite (0-4, 95e). Allez, on rentre à la maison et on travaille, les bouseux.


CHWARAEWYR

WARD (2/5). Pas le plus fautif ce soir, mais 4 dans la musette quand même.

ROBERTS (2/5). Belle illustration de cette soirée de merde, plutôt en jambes et combatif mais vite dépassé techniquement, il se blesse avant la pause. Remplacé par WILLIAMS (1/5) dont on retiendra la chandelle ratée qui termine en passe dé pour le 2e but de Dolberg.

MEPHAM (1/5). Un central aussi lourdasse, on n’avait pas prévu de voir ça avant la reprise de la L1.

RODON (1/5). Le nivellement par le bas. Une belle façon d’illustrer 60 ans de détricotage de l’Etat social.

DAVIES (0/5). Je sais, je suis dur, mais finir le cul par terre comme tu l’as fait sur le 3-0, c’est dur aussi.

ALLEN (1+/5). Outre une sensation de le voir complètement submergé à chaque offensive adverse, il m’a semblé observer chez lui des velléités de tentative de sortie de balle. D’où le +. Mais velléités seulement, d’où le 1.

MORRELL (0/5). C’est le problème quand tu joues en sélection alors que tu ne joues pas en club : si tu fais un match correct, on dit que c’est parce que tu es frais ; si tu fais un match de merde, on dit que c’est que tu manques de rythme. Ou alors c’est parce que t’es une chèvre, va savoir. Remplacé par WILSON, qui a souhaité coller à la thématique de la soirée en obtenant une expulsion aussi débile que méritée.

RAMSEY (2-/5). Le talent intrinsèque fait oublier quelques ratés, mais vouloir surnager dans un tel marasme c’est comme trouver de la gauche chez les Macronistes.

JAMES (2/5). Restons encourageants compte tenu de ses prestations d’ensemble durant la compétition… Difficile pour lui hier quand même. Remplacé par BROOKS, averti deux minutes après son entrée, check.

BALE (2-/5). Cruel là aussi de ne retenir que le négatif, surtout s’il décide finalement de terminer sa carrière internationale là-dessus. Une bonne entame, mais énormément de frustration ensuite.

MOORE (1+/5). Peu ou pas du tout servi, il s’est mué en défenseur et en distributeur de taquets, sans grand succès. Remplacé par T. ROBERTS, invisible.

On se revoit (peut-être) au Qatar ? Allez, la bise quand même, lads.

Ryan Gigue

2 réflexions sur “Pays de Galles-Danemark (0-4) : La Sheep-Shagging Academy se fait sheep-shagguer

  1. Gros câlins les amis, sauf pour votre golfeur, nous préférons garder nos distances.

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