Arsenal – Bayern (2-0) : la Gunners Academy fait son Oktoberfest

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Leurs draps vont s’en souvenir

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Salut tout le monde,

Vous m’aviez manqué. Si si, je vous jure. Enfin, presque, le fait que certains d’entre vous me harcèlent toutes les semaines sur l’air de « dis donc, t’en fous pas une en ce moment, toi » m’a aidé à ne pas vous oublier.

A moins d’avoir accompagné temporairement New Horizons dans son périple, vous n’avez pas pu échapper à la nouvelle : Arsenal accueillait cette semaine l’une de ses pires bêtes noires, le Bayern Munich. Bête noire qui restait sur une série somme toute correcte de douze victoires sur les douze derniers matches, avec 40 buts marqués pour 5 encaissés. De quoi être quelque peu inquiet, surtout au regard de nos performances insipides contre Zagreb et l’Olympiakos.

Toutefois, quelques petites lueurs d’espoir perçaient çà et là un ciel somme toute bien morne : notre excellent match contre une autre bête noire, mancunienne celle-là, la présence de Cech dans les bois et la forme olympique affichée par Alexis Sanchez depuis plusieurs semaines (10 buts lors de ses six derniers matches tout de même). Détail qui aura (SPOILER) son importance par la suite : lors de l’ultime piquette que les Bavarois nous ont infligée à l’Emirates, nous n’avions pas de vrai numéro 6. Et nous n’avions surtout pas d’ancien lorientais, perdu à Fribourg et moyen en Championship. Malgré tout, le seul à toujours y avoir cru, outre le Géranal, n’est autre que Tonton lui-même. Qui sait ? Les miracles, ça existe (le potentiel paradoxal de cette phrase me rend dingue).

 

ZE GARS :

En parcourant rapidement la composition, je me dis qu’Arsène a sorti la grosse équipe. Logique quand on reçoit l’une des meilleures équipes de la planète. Quand soudain je réalise que Gabriel n’est pas aligné. On va donc affronter le Bayern avec aux côtés de Kos un mec certes sympathique, mais qui se meut avec la souplesse d’une Trabant sur du verglas. Première frayeur de la rencontre.

 

ZE GAME :

Résumé ici

32e (seconde) : Première humiliation de Mertseacker par Lewandowski. Ca s’annonce pas trop mal.

2e : En une passe, Santi Cazorla viole plus de jeunes hommes que Gilles de Rais dans toute sa vie.

7e : A la suite d’un contre rondement mené par Alexis, Ozil prend sa chance du droit ( !) à l’entrée de la surface. Même Michael J. Fox n’aurait pas tremblé devant la violence de cette tentative.

11e : Arrêt décisif de Cech sur une frappe de Thiago. Le match des gardiens est lancé.

19e : Autre lancement à noter : celui de l’opération « un rein pour Bellerin », la faute à un débordement saignant de Costa. Mertesacker éteint l’incendie.

28e : Contrairement à ceux de Mammadov, nos 15 millions sont arrivés. Ce qui permet à Cech de sortir un nouvel arrêt de grande classe devant Vidal.

33e : Bien décalé par Sanchez dans son couloir, Monreal délivre une merveille de centre téléguidé pour la tête de Walcott. L’Anglais prend son temps, dépose la balle a priori hors de portée de Neuer, qui semble un poil en retard. C’est compter sans la détente incroyable de l’Allemand qui réalise l’un des plus beaux arrêts que j’aie vus de ma vie. Enfoiré.

38e : Ce moment gênant où tu te dis que même Oscar Pistorius tire mieux que Ramsey en ce moment.

42e : Un poil trop généreux, Sanchez lance parfaitement Costa. Mais Cech se détend une nouvelle fois. Pendant ce temps, Szczesny en prend quatre.

45e : Mi-temps. Comme prévu, pour cause d’équipe guardiolesque en face, on ne touche pas un ballon. Mais non seulement on tient le choc, mais on parvient aussi à les mettre en grand danger sur nos contres. On commence à y croire, surtout si le Bayern continue sa possession stérile.

50e : Costa envoie une lourde qui frôle la lucarne de Cech. Le Tchèque semblait malgré tout sur la trajectoire.

53e : Lewandowski tente sa chance à son tour, mais un excellent retour de Koscielny conjugué à la présence de Cech sur le terrain ruinent ses espoirs.

55e : Ramsey se claque. Bizarrement, je suis presque soulagé de le voir sortir. Entrée d’Oxlade-Chamberlain.

58e : Coquelin y va de sa lourde. De peu à côté. Tout le bar a espéré voir Francis enfin récompensé de ses efforts depuis un an.

61e : Thomas Muller centre fort devant le but. Personne ne touche le ballon. Je n’avais pas retenu ma respiration aussi longtemps depuis ma dernière défaite au jeu du foulard au collège.

74e : Nouveau duel Lewandowski-Cech arbitré par Koscielny. Je vous laisse deviner la suite.

78e : LE BUT DU NEZ DE GIROUD ! Long coup-franc de Cazorla parfaitement exécuté en direction de Koscielny. Neuer tente une sortie à la David James et passe au travers. A l’affut, l’ancien Pailladin marque plus ou moins volontairement. Et me fait perdre deux cordes vocales (1-0).

Pendant dix minutes, le Bayern va faire tourner le ballon, sans jamais pouvoir avancer, la faute à un Francis Coquelin déchaîné. Du jamais vu depuis Makélélé.

90e : Le Bayern relance de l’arrière. Bellerin se rue à la vitesse d’un neutrino de l’expérience Opéra sur le ballon, largue l’arrière-garde munichoise en chemin et adresse un centre parfait pour Ozil. Nouvelle parade invraisemblable de Neuer ! Et Ox qui derrière rate le cadre ! Ah mais attendez ! Le but d’Ozil est validé, l’arbitre de surface a enfin prouvé son utilité (2-0).

Et oui, il y avait but

94e : M. Cakir siffle la fin du match. On l’a fait putain ! On a battu le Bayern chez nous, en jouant notre jeu. Plus j’y repense, plus ce match m’évoque la fois où l’on avait fait tomber le Barca de Guardiola, avec un excellent jeu de contre. N’en déplaise à Marty McFly, c’est le pied !

 

ZE BACHES :

Cech (15 millions /5) : Le match parfait.

Bellerin (3/5) : Bouffé par Costa en début de match. Mais rien que pour son interception qui amène le 2e but, il mérite deux points supplémentaires.

BIP BIP !

Koscielny (5/5) : Il a fait de Lewandowski sa chose et est dans le coup sur le but de Giroud. Avec deux retours incroyables sur le Polonais en prime. AIN’T NOBODY…

Le match résumé en une image

Mertesacker (4/5) : Au niveau. C’est peut-être ça le plus dingue dans ce match.

Monreal (2/5) : Parfois flippant derrière, son apport offensif a encore été décisif.

Coquelin (5/5) : Le patron.

J’en ai des frissons

Cazorla (4/5) : A chaque fois que je le vois jouer, j’ai cette musique en tête. Sa complémentarité avec Coquelin a fait extrêmement mal aux Bavarois.

Ozil (4/5) : Putain quand il veut… sa technique est juste indécente. Et en plus maintenant il marque.

Ramsey (2/5) : Fait sien le proverbe Shadok : « quand on a une chance sur 10 millions que ça marche, il faut vite se dépêcher de rater les 9.999.999. tentatives précédentes pour arriver au résultat ». Je ne vois que ça. Et en plus il se pète. Remplacé par Oxlade-Chamberlain (non noté), qui a trouvé le temps de rater un but tout fait et de perdre quelques ballons précieux.

Sanchez (4/5) : 2 points pour l’activité, 3 pour avoir pris tous les ballons aériens grâce à sa détente vertigineuse.  Tremble Javier Sotomayor, ton record est en danger. -1 quand même pour ses deux ballons perdus dans l’axe dans notre camp. Remplacé par Gibbs (5/5) qui pour une fois a été irréprochable.

Walcott (2/5) : A sa décharge, il a été victime de l’un des plus beaux arrêts de l’histoire de la Ligue des Champions. Mais le reste du temps, il n’a pas suffisamment pesé sur la défense. Remplacé par Giroud (5/5) qui visiblement en avait marre de couper les citrons et nous a sorti (de loin) son meilleur match en Ligue des Champions.

 

IF NOTE :

L’Olympiakos s’est imposé face à Zagreb. On remonte donc à la 3e place du groupe, mais ce genre de prestation montre qu’on a vraiment les armes pour aller loin dans cette compétition. Et ce même si Luke Seafer nous voit comme un favori de la Ligue Europa.

Mention spéciale à l’Equipe du soir, l’émission qui remet au goût du jour le concept de « pisse-froid ». Les mecs te font passer cette superbe performance de nos Gunners pour un coup de chance incroyable et/ou une insulte au foot. Alors oui les gars d’en face ont tiré 18 fois, mais ont pas mal arrosé et n’ont pas su quoi faire du ballon en 2e mi-temps. Et sans Neuer, ils auraient été menés à la pause. Retournez donc admirer le nul de Chelsea contre Kiev, et laissez-nous aimer le football.

Mine de rien, depuis la défaite contre l’Olympiakos, on a remporté nos trois matches en marquant 8 buts sans en encaisser. Avec MU et le Bayern dans le tas.

 

A bientôt, et promis cette fois, ce ne sera pas dans deux mois.

 

Johny Kreuz (@Ros_Jo21)

9 réflexions sur “Arsenal – Bayern (2-0) : la Gunners Academy fait son Oktoberfest

  1. Dans le résumé de Bein, on a eu droit à une Gravelaine. Dire que Neuer est un surhomme…

  2. J’ai envie de critiquer tes notes, parce que je suis tellement au dessus des gens (si si).

    Monreal, je mettrais bien plus que 2/5, pour moi, il ne m’a pas fait flipper, je l’ai trouvé serein, même défensivement.

    Et bien sûr, offensivement là je te rejoins.

    Amitié et baisers tendres.

  3. Moi aussi je me permets de contredire les notes même si je ne suis pas à la hauteur de la renommée de Mr Brassens sur ce site…

    Walcott je lui aurait mis plus, je l’ai trouvé bon sur l’ensemble des possibilités qu’il a eu (même sur sa frappe de femme enceinte, il ose et c’est bieng !)

    Et sanchez je lui aurait mis moins, il a toujours une énorme activité mais ses deux pertes de balle dans l’axe sont piquantes (si c’était özil qui avait fait ça il était pendu par les couilles en place publique…). Et je l’ai trouvé brouillon dans ces actions.

  4. Je te trouve très dur avec Monreal moi aussi. Une valeur très sure de l’équipe depuis le début d’année. Il a bouffé Muller et Lahm sur son côté sans trop de souci. Bisous

  5. Effectivement, après coup j’ai l’impression d’avoir été très cruel avec Walcott. Faut dire que j’ai rédigé la partie sur les notes des joueurs au bar après le match, ça n’aide pas. Je suis d’accord qu’il a été plutôt bon dans les espaces. Dommage que la qualité de contrôle ne soit pas au rendez-vous…

    Même chose pour Monreal, je l’ai sabré à chaud parce que ses deux gaffes ont failli nous coûter cher (pas autant que celles de Sanchez certes), mais il a bien tenu Muller.

  6. Oui Alexis est dieu, mais ces pertes de balles, quand c’est Ox qui les fait, il se fait tabasser à en perdre tout son sang. Du coup j’aurais mis un 2 pour lui faire payer ses séances de tricotage interminables et stériles. Et je rejoins l’unanimité pour augmenter le score de Monreal.

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